Nos conseils
À savoir avant de commander
Les besoins sont classés en quatre niveaux. Indispensable : sans cela, le dos et la nuque le sentent au bout de quelques semaines. Utile : ce qui change vraiment une journée de réunions à distance. Confort : quand le budget suit. Inutile : ce que beaucoup achètent pour un coin bureau et regrettent, avec la raison. Une bonne partie de cette liste se trouve très bien d'occasion, à commencer par le siège.
Régler la hauteur avant d'acheter quoi que ce soit
Un poste de travail se règle de bas en haut, et dans cet ordre. Le siège d'abord : montez-le jusqu'à ce que vos avant-bras soient à peu près horizontaux quand vos mains sont sur le clavier, coudes ouverts autour de 90 degrés, épaules relâchées. Regardez ensuite vos pieds : s'ils ne touchent plus le sol, il manque un repose-pieds, pas un siège plus bas. Vient enfin l'écran, à une longueur de bras, le haut de la dalle à peu près à hauteur des yeux, un peu plus bas si vous portez des verres progressifs. Un ordinateur portable posé à plat sur la table échoue forcément à ce test : soit le clavier est à bonne hauteur et l'écran trop bas, soit l'inverse. C'est pour cette raison qu'un support, un clavier et une souris externes s'achètent ensemble et figurent tous les trois en indispensables. Faites ces trois réglages avant de commander autre chose : ils vous diront, centimètres en main, ce qui vous manque réellement.
Le poste minimal dans un coin de séjour
Dans une pièce de vie, le poste doit tenir sur une surface limitée et pouvoir disparaître le soir. Le minimum tient en sept lignes : un plateau d'environ 120 sur 60 cm, un siège réglable, le portable relevé sur un support, un clavier et une souris externes, une lampe et une multiprise. Placez le bureau de côté par rapport à la fenêtre plutôt que face à elle ou dos à elle : face à la fenêtre, on travaille ébloui ; dos à elle, la caméra ne voit qu'une silhouette et l'écran renvoie le reflet de la pièce. La lampe se pose du côté opposé à votre main d'écriture, pour ne pas travailler dans l'ombre de votre propre bras. Prévoyez la multiprise dès le départ, fixée sous le plateau ou plaquée contre le mur : c'est elle qui décide si les câbles pendent ou non. Gardez enfin un endroit où tout ranger, un caisson ou une simple caisse. Un coin bureau qu'on ne peut pas refermer devient vite un bureau permanent au milieu du salon.
Tenir une journée de réunions à distance
Trois choses décident de l'impression que vous laissez en réunion, et aucune ne dépend de la puissance de votre ordinateur. Le son d'abord : un casque avec micro sur perche supprime l'écho de la pièce, le bruit du clavier et le retour des haut-parleurs. C'est l'achat qui change le plus, et vos interlocuteurs l'entendent en général dès la première réunion. La lumière ensuite : il faut une source claire devant vous, pas derrière. Une fenêtre de face suffit en journée ; le soir, une petite lampe posée derrière l'écran fait le reste. La caméra enfin, qui doit se trouver à hauteur des yeux : une webcam clipsée sur l'écran externe règle le problème créé par un portable surélevé, dont la caméra filme le plafond. Pour la connexion, un câble Ethernet entre l'ordinateur et la box vaut mieux que n'importe quel réglage logiciel : c'est ce qui supprime les décrochages en milieu de réunion. Si le portable n'a plus de prise réseau, un hub USB-C avec port Ethernet la lui rend.
Ce qui se prend très bien d'occasion
Le siège de bureau est l'achat d'occasion le plus rentable de cette page. Les modèles professionnels, revendus par lots quand une entreprise déménage, valent souvent le tiers du prix neuf et ont été conçus pour huit heures par jour pendant dix ans. Vérifiez trois points avant de payer : le vérin à gaz monte et se maintient en position, les réglages de dossier et d'accoudoirs fonctionnent, la mousse ne s'est pas affaissée d'un seul côté. Les bureaux, les caissons, les bras d'écran et les écrans se trouvent aussi très bien d'occasion ; pour un écran, demandez une photo allumée sur fond uni, qui révèle les pixels morts et les taches. En revanche, prenez neuves la multiprise et les rallonges, dont l'état interne ne se juge pas à l'œil, et le casque, pour des raisons d'hygiène et parce que les coussinets s'écrasent avec le temps. Un clavier et une souris d'occasion se nettoient sans difficulté, mais vérifiez l'état de la batterie intégrée quand il y en a une : elle se remplace rarement.
Ce que votre employeur peut prendre en charge
En France, les frais engagés pour les besoins du travail relèvent en principe de l'employeur, y compris en télétravail. Beaucoup d'entreprises fournissent sur demande un écran, un clavier, une souris, parfois un siège, ou versent une allocation forfaitaire. Avant d'acheter, posez la question aux ressources humaines et relisez l'accord d'entreprise ou la charte de télétravail : la réponse est souvent plus généreuse qu'on ne l'imagine, et le matériel fourni reste celui de l'entreprise, à rendre en partant. Renseignez-vous aussi sur ce que le service informatique autorise : certaines politiques imposent une station d'accueil précise ou limitent les écrans externes, ce qui vaut mieux savoir avant de commander un grand écran ou un hub. Si vous êtes indépendant, ce matériel relève de vos dépenses professionnelles ; les règles de déduction et d'amortissement dépendent de votre régime, et votre comptable tranchera en deux minutes.