Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste l'équipement qui permet de progresser en dessinant un peu chaque jour : quelques crayons graphite, deux gommes, un carnet qu'on emporte partout et un papier plus épais pour les dessins travaillés. Les besoins sont classés en quatre niveaux, de l'indispensable pour commencer ce soir à l'inutile, ces accessoires que l'on achète au début et qu'on ne sort jamais. Portrait, manga, carnet de voyage ou perspective : les bases sont les mêmes.
Quelques crayons plutôt qu'une grande boîte
Un crayon graphite porte une lettre et un chiffre. H signifie dur : le trait est clair et fin, idéal pour poser une construction qu'on effacera. B signifie tendre : le trait est plus noir et plus gras, pour les ombres. HB est au milieu. Pour débuter, cinq ou six degrés suffisent largement : un 2H pour construire, HB et 2B pour le dessin courant, 4B et 6B pour les zones sombres. Les boîtes de vingt degrés ajoutent surtout des extrêmes qui restent neufs. Mieux vaut une gamme resserrée de qualité correcte, dont on rachète à l'unité les crayons usés. Taillez avec une pointe longue, qui dégage assez de mine pour tenir le crayon à plat et poser de larges gris. Deux gommes complètent l'ensemble : la mie de pain qui éclaircit en tamponnant, la gomme plastique qui efface net. Rien d'autre n'est nécessaire pour les premiers mois.
Le papier compte autant que le crayon
Beaucoup de débutants dessinent sur du papier d'imprimante et en concluent qu'ils ne savent pas ombrer. À 80 g/m², la feuille ne tient ni plusieurs couches de graphite ni les gommages répétés : elle se lustre, peluche et se creuse. Prévoyez deux supports. Un carnet de croquis A5, relié et à couverture rigide, avec un papier de 100 à 150 g/m², pour dessiner tous les jours et partout : c'est l'outil qui fait progresser, parce qu'il est toujours là. Un bloc A4 de 160 à 200 g/m², à grain fin, pour les dessins plus longs, les études d'ombre ou le portrait. Le grain joue sur le rendu : lisse pour l'encre et le détail, légèrement texturé pour le fusain qui accroche mieux. Ne gardez pas le beau carnet pour plus tard, un carnet rempli de dessins ratés vaut mieux qu'un carnet vide.
Dessiner un peu chaque jour : organiser sa pratique
La régularité fait davantage que la durée. Quinze à vingt minutes par jour pendant un mois apprennent plus que trois après-midis par mois. Gardez le carnet dans votre sac et dessinez ce qui est devant vous : une tasse, une chaussure, une plante, les mains d'un voyageur. Le dessin d'observation entraîne l'œil à voir les proportions et les valeurs, qui sont la base du portrait comme de la perspective ou du manga. Alternez des croquis rapides, deux à cinq minutes, qui délient la main, et une étude plus longue par semaine sur le bloc. Un livre de méthode aide à suivre une progression dans l'ordre plutôt que de sauter d'une vidéo à l'autre. Datez vos pages : en feuilletant le carnet trois mois plus tard, les progrès deviennent visibles, et c'est souvent ce qui donne envie de continuer.
Bien s'installer pour dessiner
La position et la lumière influent sur le dessin plus qu'on ne le pense. Sur une table, une feuille posée à plat devant vous est vue en biais, ce qui déforme les proportions sans que vous le remarquiez : inclinez-la avec une planche à dessin appuyée contre le bord de la table ou sur vos genoux. Éclairez la feuille par une lampe orientable placée du côté opposé à la main qui dessine, pour que celle-ci ne projette pas d'ombre sur le trait. Glissez une feuille de protection sous votre main, surtout au fusain, pour ne pas étaler le graphite. Levez-vous régulièrement pour regarder le dessin à distance : les erreurs de proportion apparaissent bien mieux à deux mètres qu'à trente centimètres. Enfin, rangez les dessins au fusain séparés par une feuille, ou fixez-les, pour ne pas les retrouver effacés.