Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce qu'il faut pour qu'elle le soit correctement : le signe distinctif exigé à l'arrière, un rétroviseur pour l'accompagnateur, les papiers à avoir à bord et de quoi suivre la progression. Elle signale aussi les pièges courants : disque mal placé ou qui se décolle, rétroviseur qui masque la vue de l'élève, papiers oubliés le jour d'un contrôle. Les obligations citées viennent de la fiche officielle de service-public.fr, à relire avant de commencer car les règles évoluent.
Ce que la loi demande à la voiture
Les obligations propres à la conduite accompagnée sont peu nombreuses, mais elles ne se négocient pas. La voiture doit être une voiture de catégorie B, et un signe distinctif, autocollant ou magnétique, doit être apposé à l'arrière gauche du véhicule, bien visible pour ceux qui suivent. L'assureur doit avoir donné par écrit son accord sur l'extension de garantie avant le premier kilomètre : sans cet accord, un sinistre pendant l'apprentissage peut se retrouver sans couverture. Le gilet de haute visibilité et le triangle de présignalisation sont obligatoires dans toute voiture, apprentissage ou non ; prévoyez un gilet par personne à bord, puisque l'élève et l'accompagnateur peuvent avoir à sortir. Enfin, l'élève respecte des vitesses réduites : 110 km/h sur les autoroutes limitées à 130, 100 km/h sur celles limitées à 110, 80 km/h sur route et 50 km/h en agglomération.
Le rétroviseur de l'accompagnateur : utile, s'il est bien posé
Le rétroviseur additionnel n'est pas cité parmi les obligations sur la fiche officielle, mais il change la vie de l'accompagnateur. Sans lui, celui-ci doit se retourner pour savoir si la voiture qui arrive derrière va doubler, et il découvre trop tard le scooter qui remonte la file. Avec lui, il anticipe et peut prévenir calmement plutôt que de crier au dernier moment. Le piège est la pose. Un grand miroir collé au milieu du pare-brise masque à l'élève tout le côté droit de la route, celui des piétons, des cyclistes et des sorties de parking. Préférez un modèle compact à pince, fixé sur le pare-soleil passager, et réglez-le avec l'élève assis au volant : il doit voir aussi bien qu'avant. Un modèle à ventouse peut se décrocher à la chaleur, en plein trajet.
Les papiers à bord et le suivi des kilomètres
Lors d'un contrôle, il faut pouvoir présenter la carte grise, le permis de conduire de l'accompagnateur et le formulaire de demande de permis de l'élève. Gardez aussi dans la même pochette l'attestation de fin de formation initiale remise par l'auto-école et l'accord écrit de l'assureur. Le livret d'apprentissage est désormais numérique, mais un carnet papier dans la boîte à gants reste pratique pour noter à chaque trajet la date, les kilomètres, le type de route et une remarque : ce qui a bien marché, ce qui est à revoir. C'est ce relevé qui vous dira quand vous approchez des 3 000 kilomètres, et c'est lui qui donnera de la matière aux deux rendez-vous pédagogiques obligatoires, de trois heures chacun : le premier quatre à six mois après la fin de la formation initiale, le second une fois les 3 000 kilomètres atteints.
Devenir un bon accompagnateur
L'accompagnateur doit détenir le permis B depuis au moins cinq ans, sans interruption ni retrait de permis sur cette période, et figurer sur l'accord de l'assureur. Ce sont les conditions ; le reste est une question de méthode. Commencez sur des routes que vous connaissez, à des heures calmes, par des trajets courts. Donnez les indications tôt et une seule à la fois : « au prochain rond-point, deuxième sortie », pas trois consignes en même temps. Gardez les remarques pour l'arrêt, moteur coupé : au volant, l'élève a besoin de concentration, pas de commentaires. Variez ensuite les situations, pluie, nuit, autoroute, centre-ville, parking, pour qu'il ne découvre pas tout seul après l'examen ce qu'il n'a jamais rencontré. Quelques cônes sur un parking désert permettent de travailler créneaux et places sans stress, et sans rayer la voiture du voisin.