Nos conseils
À savoir avant de commander
Le reste relève surtout de l'organisation : savoir où les chiens sont admis, choisir l'heure selon la chaleur, et connaître les gestes à avoir devant un troupeau gardé par des chiens de protection. Les besoins sont classés en quatre niveaux : indispensable dès la première sortie, utile quand les randonnées s'allongent, confort, et inutile, avec la raison. Pour l'aptitude du chien à l'effort, son âge, ses traitements antiparasitaires ou une blessure, c'est au vétérinaire qu'il faut s'adresser.
Avant de partir : vérifier que les chiens sont admis
C'est le piège qui gâche le plus de journées : arriver au départ d'un sentier interdit aux chiens. Dans le cœur de plusieurs parcs nationaux de montagne, comme la Vanoise, les Écrins, le Mercantour ou les Pyrénées, les chiens ne sont pas admis, même tenus en laisse. D'autres parcs, des réserves naturelles et certains sites classés les limitent à des sentiers précis ou imposent la laisse. En forêt, du 15 avril au 30 juin, période de reproduction de la faune, un chien doit être tenu en laisse dès qu'il quitte les allées et chemins. Consultez le site du parc ou l'office de tourisme avant de choisir votre itinéraire. Pensez aussi au chien lui-même : un animal qui fait deux fois vingt minutes de trottoir par jour n'est pas prêt pour quinze kilomètres et huit cents mètres de dénivelé. Augmentez les distances progressivement, sur plusieurs semaines, comme vous le feriez pour vous.
Harnais et laisse : garder le contrôle sans tirer sur le cou
Sur un sentier, le chien tire en montée, freine en descente et bondit quand un chevreuil traverse. Un harnais en Y, qui dégage les épaules, répartit ces efforts sur le poitrail au lieu de la gorge. Reliez-le à une laisse mains libres portée à la ceinture : vous gardez les mains pour les bâtons ou un passage rocheux, et l'amortisseur absorbe les à-coups. Sur un passage étroit ou exposé, reprenez la laisse en main. La longe de dix mètres sert aux pauses en sous-bois, pour laisser le chien flairer sans le lâcher. Le chien doit être identifié par puce ou tatouage, c'est une obligation ; ajoutez une médaille gravée avec votre numéro, que n'importe quel randonneur pourra lire s'il s'échappe. Emportez des friandises pour récompenser le rappel, et des sacs pour ramasser ses déjections, en particulier près des refuges et des aires de pique-nique.
L'eau et la chaleur : le chien ne transpire presque pas
Un chien se refroidit surtout en haletant, bien moins efficacement que nous. En été, un sentier exposé au sud devient vite dangereux pour lui, surtout s'il est à poil foncé, âgé, en surpoids ou à museau court. Partez tôt le matin, choisissez des itinéraires ombragés ou longeant l'eau, et renoncez quand il fait chaud dès neuf heures. Emportez son eau à part de la vôtre, avec une gamelle pliable ou une gourde à abreuvoir, et proposez-lui à boire à chaque pause plutôt que d'attendre qu'il réclame. Ne comptez pas sur les ruisseaux, parfois à sec en août, et évitez qu'il boive dans une eau stagnante ou une retenue verdâtre : certaines algues qui s'y développent l'été sont toxiques pour les chiens. Un chien qui halète très fort, bave beaucoup, titube ou se couche sans vouloir repartir doit être mis à l'ombre, mouillé progressivement et conduit chez un vétérinaire.
Troupeaux et patous : les gestes qui évitent l'incident
En montagne l'été, les troupeaux de moutons sont souvent gardés par des chiens de protection, les patous, qui considèrent un autre chien comme une menace. Dès que vous apercevez un troupeau, mettez votre chien en laisse courte et contournez largement, quitte à sortir du sentier ou à attendre qu'il se déplace. Si un patou vient vers vous, arrêtez-vous, restez calme, gardez votre chien près de vous et ne brandissez pas vos bâtons ; laissez-le vous identifier, puis éloignez-vous lentement sans courir ni lui tourner brusquement le dos. Ne lâchez jamais votre chien pour qu'il se défende. Les panneaux posés aux entrées d'alpage rappellent ces consignes : lisez-les. Même sans patou, un chien détaché qui court après des brebis ou des vaches met le troupeau en danger, et une vache qui protège son veau peut charger un randonneur accompagné d'un chien.
Au retour : pattes, tiques et épillets
Le contrôle de fin de journée prend cinq minutes et évite la plupart des consultations. Passez les mains sur tout le corps du chien, en insistant sur les oreilles, les aisselles, l'aine et entre les doigts. Une tique se retire avec un crochet, en tournant sans tirer, le plus tôt possible. Les épillets, ces épis de graminées sèches de l'été, se glissent entre les coussinets, dans les oreilles ou les narines et peuvent migrer sous la peau : un chien qui secoue la tête, éternue ou se lèche une patte avec insistance doit être examiné. Regardez l'état des coussinets ; un baume les entretient, des chaussons les protègent sur la rocaille ou un sol brûlant, à condition de les avoir essayés avant. Une serviette et une housse sur la banquette vous éviteront de ramener le sentier dans la voiture. Pour les traitements antiparasitaires, voyez le vétérinaire avant la saison.