Nos conseils
À savoir avant de commander
Elle commence par ce qu'il faut vérifier avant d'acheter, parce qu'en location et en copropriété une partie des décisions ne vous appartient pas : ce qui se fixe au garde-corps, ce qui se voit depuis la rue et ce qui se pose au sol peuvent être encadrés par le règlement de copropriété ou par le bail. Les besoins sont classés en quatre niveaux, du premier week-end au superflu, avec ce que les gens achètent pour ce type de balcon et revendent la saison suivante.
Ce qu'il faut vérifier avant le premier achat
Sur un balcon, une partie des décisions ne vous appartient pas. Le règlement de copropriété encadre souvent ce qui se voit depuis la rue : présence et couleur d'un brise-vue, jardinières accrochées à l'extérieur du garde-corps, stores, éclairages fixés en façade. Le bail peut ajouter ses propres clauses, et certaines communes réglementent en plus les objets susceptibles de tomber sur la voie publique. Demandez le règlement à votre propriétaire ou au syndic avant d'acheter, pas après : une canisse posée dans la mauvaise couleur finit à la benne. La charge est le second point. Les règles de construction prévoient une charge d'exploitation de plusieurs centaines de kilos par mètre carré pour un balcon de logement, mais ce n'est qu'un ordre de grandeur, variable selon l'âge et la conception du bâtiment, et le locataire n'a pas la valeur exacte. Entre des dalles en bois, des pots pleins de terre, un coffre et le mobilier, on additionne vite : restez raisonnable, placez le plus lourd le long du mur plutôt qu'en bordure, et interrogez le syndic en cas de doute. Vérifiez enfin l'état du garde-corps avant d'y fixer quoi que ce soit.
Mesurer le balcon comme une pièce
Prenez cinq mesures avant de commander : longueur et profondeur utiles du sol, hauteur du garde-corps, épaisseur de la main courante pour tout ce qui se pince ou se suspend, et largeur de la porte-fenêtre ouverte. C'est cette dernière qu'on oublie : une porte-fenêtre qui s'ouvre vers l'extérieur, ou un volet roulant dont le coffre descend, mange trente à soixante centimètres de balcon en permanence. Réservez ensuite un passage libre d'environ 60 cm entre la porte et le garde-corps, sinon on ne sort plus ni le linge ni les courses. Ce qui reste, souvent deux mètres carrés réellement disponibles, est ce que vous pouvez meubler. C'est là que la règle du pliant prend son sens : une table de 60 cm et deux chaises pliantes occupent tout l'espace quand on s'installe, et rien du tout le reste du temps. Tracez l'implantation au sol avec du ruban de masquage avant de commander : cinq minutes évitent un retour.
Éclairer un balcon sans prise électrique
La plupart des balcons de location n'ont pas de prise, et faire passer une rallonge par une fenêtre entrebâillée n'est pas une bonne idée : le câble s'écrase dans le dormant, l'eau entre et la fenêtre ne ferme plus correctement. Le solaire et la batterie règlent la question. Une guirlande solaire à panneau déporté donne la lumière d'ambiance, à condition de poser le panneau là où il y a réellement du soleil, ce qui n'est pas forcément sur le même balcon. Une lanterne rechargeable par câble complète pour lire ou dîner, et se recharge à l'intérieur. Prenez du blanc chaud, autour de 2700 kelvins, et un indice de protection IP44 au minimum pour tout ce qui reste dehors. Méfiez-vous des autonomies annoncées : elles supposent une journée entière de plein soleil, ce qui ne décrit ni un balcon exposé au nord ni un mois de décembre. Si vous tenez à un appareil sur secteur, la question est électrique et se pose au propriétaire, pas au vendeur.
Le vent, la pluie et le soleil
Un balcon en étage prend plus de vent qu'un jardin, et tout ce qui est léger finit chez le voisin. Trois habitudes suffisent : rien de suspendu à l'extérieur du garde-corps, des galettes retenues par des liens, et un parasol qu'on referme en quittant le balcon. La pluie ensuite : elle n'abîme pas le mobilier, c'est l'humidité qui stagne qui s'en charge. Préférez des plateaux à lattes, des étagères ajourées et tout ce qui se soulève d'une main, et évitez de couvrir le sol en permanence. Le soleil enfin, qui décide de l'usage réel : un balcon plein sud est inutilisable entre midi et dix-sept heures de mai à septembre sans ombre, et un demi-parasol à pince coûte moins cher qu'un store. Observez votre balcon une journée entière avant d'acheter : l'exposition change complètement les priorités, l'ombre au sud, la lumière et le rangement au nord.
Ranger pour que le balcon reste utilisable
Un petit balcon se dégrade toujours de la même manière : il devient l'endroit où l'on pose ce qui n'a plus de place à l'intérieur. La parade tient en deux objets. Un coffre de rangement étanche d'abord, qui avale coussins, outils, arrosoir et guirlande l'hiver et sert de banc le reste de l'année : c'est l'usage le plus rentable d'un demi-mètre carré. Une étagère étroite ensuite, de 30 à 40 cm de profondeur, qui met les pots et les outils en hauteur et libère le sol. Tout le reste du mobilier gagne à être pliant ou rabattable. Prévoyez enfin cinq minutes de balai par semaine : le terreau, la poussière de ville et les feuilles s'accumulent, bouchent l'évacuation du balcon et finissent par tacher le carrelage, ce qui se voit à l'état des lieux de sortie.