Nos conseils
À savoir avant de commander
Les besoins sont classés en quatre niveaux, de ce qui fait l'essentiel du jeu à ce qui encombre le jardin sans servir. Chaque fiche précise les critères utiles, et les sections ci-dessous reviennent sur les règles de sécurité qu'on néglige le plus souvent : un portique posé sans ancrage, un bac à sable laissé ouvert, un trampoline sans filet, une piscine gonflable restée pleine. Ces conseils ne remplacent pas la notice du fabricant, qui fait foi pour chaque équipement.
Choisir l'emplacement avant les jeux
Commencez par un plan du jardin plutôt que par un catalogue. Le coin jeux doit se voir depuis la cuisine ou la terrasse : un enfant qu'on surveille d'un regard joue dehors plus longtemps, et plus librement. Cherchez un sol plat, sans racines affleurantes ni pierres, loin des arbustes épineux, d'un éventuel bassin et de l'allée où circulent les voitures. Pour chaque équipement, la notice indique une zone de sécurité libre de tout obstacle, qui déborde largement de l'emprise du jeu : pour un portique, elle s'étend nettement devant et derrière les balançoires. Tracez ces zones au sol avec des piquets et de la ficelle avant de commander. Pensez enfin au soleil : un toboggan et un bac à sable exposés plein sud deviennent inutilisables les après-midi d'été, là où un arbre ou une voile d'ombrage change tout.
Portique et toboggan : l'ancrage d'abord
Un portique se monte en une demi-journée à deux, et l'étape la plus importante vient à la fin : l'ancrage. Sans lui, deux enfants qui se balancent en opposition suffisent à soulever un pied, et la structure peut basculer. Suivez la méthode prévue par la notice : ancrages en spirale vissés dans un sol ferme, ou plots en béton dans une terre meuble. Choisissez un portique conforme à la norme EN 71-8, qui encadre les jeux d'activité à usage familial, et respectez le poids maximal par agrès. Sous les balançoires, la pelouse se transforme vite en terre tassée ; des dalles amortissantes posées sur toute la zone de balancement la protègent et adoucissent les chutes. Chaque printemps, vérifiez les crochets, l'usure des cordes ou des chaînes, le serrage de la visserie et l'état des sièges, et remplacez toute pièce abîmée par une pièce prévue par le fabricant.
Le bac à sable : couvert, drainé, bien rempli
Le bac à sable reste le jeu préféré de beaucoup d'enfants de moins de 6 ans, à condition qu'il reste propre. Un couvercle refermé chaque soir le protège de la pluie, des feuilles et des chats, qui s'en servent volontiers comme litière. Posez-le sur un géotextile plutôt que sur une bâche étanche : l'eau de pluie s'évacue, la terre et les racines ne remontent pas. Remplissez-le avec du sable de jeu lavé et tamisé, pas du sable de chantier : il colle moins, tache moins et soulève moins de poussière. Pour un bac de 120 x 120 cm, 10 cm de sable représentent un peu plus de 200 kg, soit huit sacs de 25 kg. Installez-le à mi-ombre, retournez le sable de temps en temps pour l'aérer et complétez-le au printemps. Un seau, une pelle, un râteau et quelques moules suffisent : le reste, les enfants l'inventent.
Trampoline et jeux d'eau : deux points de vigilance
Le trampoline se choisit avec un filet d'enceinte et un coussin couvrant les ressorts, conforme à la norme EN 71-14 pour les trampolines familiaux, et s'ancre au sol pour qu'une rafale ne l'emporte pas. La règle qui évite le plus d'accidents est simple : un seul enfant à la fois sur la toile, filet fermé, sans objet ni animal. Pour l'eau, la vigilance est d'un autre ordre : un jeune enfant peut se noyer dans quelques centimètres d'eau, sans cri ni bruit. La réglementation française sur la sécurité des piscines vise les bassins enterrés ou semi-enterrés ; une pataugeoire posée sur la pelouse n'y est pas soumise, ce qui ne dispense de rien. Un adulte reste à portée de main pendant la baignade, et la piscine se vide dès la fin du jeu. Un arroseur de jeu, sans eau stagnante, amuse autant les petits avec beaucoup moins de risque.