Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce qu'il faut réellement pour commencer : une boîte de douze demi-godets de bonne qualité, un papier épais pour s'exercer et un papier coton pour les peintures qui comptent, trois pinceaux ronds et de quoi poser un dessin léger. Pour chaque besoin, vous trouverez la spécification qui compte et une fourchette de prix. Les besoins sont classés en quatre niveaux, et le dernier réunit ce qu'on achète souvent au début et qu'on regrette.
Le papier compte plus que la peinture
Si vous ne deviez soigner qu'un achat, ce serait le papier. Un papier trop léger, de 200 g ou moins, gondole dès qu'il est mouillé : l'eau s'accumule dans les creux, sèche en auréoles, et rien ne se passe comme dans les tutoriels. Visez 300 g/m² dans tous les cas. Ensuite, deux familles. La cellulose, trois à quatre fois moins chère, convient aux gammes de couleurs, aux essais de mélanges et aux exercices répétés : on ose remplir des feuilles. Le coton, lui, retient l'eau plus longtemps, laisse les couleurs se fondre et supporte qu'on reprenne une zone ; c'est sur lui qu'on voit vraiment ce qu'on sait faire. Un bloc encollé sur les quatre côtés reste tendu pendant le séchage. Sur des feuilles libres, fixez les bords sur une planche avec un ruban de masquage, que vous retirerez doucement une fois tout sec.
Une palette réduite apprend plus qu'une grande boîte
Douze couleurs suffisent, à condition d'être de qualité étude ou extra-fine : les pigments y sont plus concentrés et les mélanges restent lumineux. Une bonne palette de départ contient un jaune chaud et un jaune froid, deux rouges, deux bleus, une terre de Sienne, un brun, et éventuellement un vert et un gris qu'on apprendra aussi à fabriquer. Le noir est souvent inutile : un mélange de bleu outremer et de terre d'ombre donne des sombres plus vivants. Pour les pinceaux, trois ronds synthétiques conçus pour l'aquarelle, petit, moyen et gros, couvrent presque tout ; un plat de 25 mm aide pour mouiller le papier et poser les ciels. Des pinceaux raides pour l'acrylique ne retiennent pas l'eau et ne forment pas de pointe : c'est la deuxième cause d'abandon après le papier.
Installer son coin de peinture
Une table près d'une fenêtre, deux pots d'eau, un pour rincer et un pour l'eau propre, et un chiffon ou du papier absorbant : c'est tout ce qu'il faut autour de la boîte. Des bocaux de récupération font parfaitement l'affaire. Inclinez légèrement la planche, en la calant sur un livre, pour que les lavis descendent doucement au lieu de stagner. Commencez chaque séance en mouillant les godets d'une goutte d'eau, avec un vaporisateur si vous en avez un, pour que la couleur soit prête. Un crayon HB ou 2H, utilisé très légèrement, suffit pour placer le dessin : le graphite trop appuyé reste visible sous la peinture et ne s'efface plus une fois recouvert. La gomme mie de pain retire le surplus sans abîmer la fibre.
Progresser : exercices et carnet
Les premiers mois, les exercices rapportent plus que les tableaux. Remplissez des feuilles de cellulose de lavis unis, de dégradés d'une couleur vers l'eau claire, de mélanges deux à deux, de taches posées sur papier mouillé puis sur papier sec. Chaque exercice répond à une question : combien d'eau, combien de pigment, quand revenir sur une zone. Un livre d'initiation propose une progression dans le bon ordre, là où les vidéos passent d'un sujet à l'autre. Pour peindre dehors ou en voyage, un carnet de 300 g, une petite boîte de godets et un pinceau à réservoir tiennent dans un sac à main. Les sujets botaniques, feuilles, fleurs ou fruits, sont un bon terrain pour débuter : ils sont proches, immobiles et tolèrent l'imprécision.