Nos conseils
À savoir avant de commander
Vous y trouverez la tenue par couches, le portage au froid, la protection contre un soleil bien plus fort qu'en plaine et le couchage au chalet ou à l'appartement, avec une fourchette de prix pour chaque ligne. Les besoins sont classés en quatre niveaux : indispensable dans la valise, utile, confort, et inutile, avec la raison. Cette page ne donne aucun conseil médical : avant un séjour en altitude avec un bébé, surtout avant un an, posez la question à votre pédiatre.
Habiller un bébé qui ne bouge pas
En porte-bébé, en luge ou en poussette, un bébé produit peu de chaleur, alors que vous vous réchauffez en marchant. Le piège classique consiste à juger sa température d'après la vôtre. Habillez-le par couches : un body en laine mérinos contre la peau, une polaire ou un pyjama chaud, puis une combinaison pilote imperméable, une cagoule qui couvre le cou et des moufles à longue manchette. Aux pieds, des chaussons fourrés qui serrent la cheville, ou des bottes de neige s'il marche. Vérifiez régulièrement sa nuque sous les vêtements, qui doit être tiède et non moite, et réchauffez ses mains au moindre doute. Préférez des sorties courtes aux heures les plus douces, en milieu de journée, et rentrez s'il pleure ou devient calme de façon inhabituelle. À l'intérieur, retirez la combinaison tout de suite : un bébé qui a transpiré puis ressort se refroidit plus vite.
Porter au froid sans exposer le bébé
Le portage ventral reste la façon la plus simple de promener un bébé sur les chemins enneigés, là où une poussette s'enlise. Son point faible : les jambes pendent, immobiles, hors du porte-bébé, et la combinaison se retrousse aux chevilles. Une couverture de portage imperméable, qui enveloppe le bébé et le porte-bébé jusqu'au cou, règle le problème sans épaissir sa tenue. Une combinaison trop volumineuse l'empêche en effet de s'installer correctement dans le porte-bébé ; mieux vaut une tenue plus fine sous une couverture qui coupe le vent. Le porte-bébé dorsal l'expose davantage : l'enfant est plus haut, dans le vent, et vous ne voyez pas son visage. Enfin, sur la neige tassée et le verglas, portez des chaussures qui accrochent vraiment, voire des crampons de marche : une chute avec un bébé contre soi est le risque le plus sérieux de ces promenades.
Soleil et altitude : protéger les yeux et la peau
En montagne, le rayonnement ultraviolet augmente avec l'altitude, et la neige en renvoie une grande partie vers le visage, y compris par temps voilé. Les yeux d'un bébé y sont particulièrement sensibles. Des lunettes de soleil de catégorie 3 au minimum, tenues par un bandeau élastique, se mettent dès que vous sortez ; pour la haute altitude ou un glacier, demandez à un opticien si la catégorie 4 est préférable. Sur la peau, les vêtements et la cagoule couvrent l'essentiel ; reste le visage, qui reçoit une crème à indice très élevé prévue pour les bébés, à renouveler régulièrement ; avant un an, demandez conseil au pédiatre ou au pharmacien pour la choisir. Évitez de sortir aux heures où le soleil est au plus haut quand la neige est fraîche. Pour tout ce qui concerne l'adaptation d'un bébé à l'altitude, son sommeil ou sa respiration, seul votre pédiatre peut vous conseiller selon son âge et sa santé.
La chambre au chalet : un couchage sûr, une pièce ni trop chaude ni trop sèche
Beaucoup de locations de montagne annoncent un lit bébé qui se révèle absent, abîmé ou sans matelas. Demandez une photo avant de partir, ou emportez un lit parapluie avec un matelas à ses dimensions exactes, sans espace entre le matelas et les côtés. Le bébé y dort dans une gigoteuse, sans couette, oreiller ni tour de lit. Les logements de station sont souvent surchauffés et l'air y est très sec : visez 18 à 20 °C dans la chambre plutôt que la température du salon, et un thermomètre hygromètre vous évite de régler à la sensation. Choisissez l'épaisseur de la gigoteuse d'après la température de la chambre, pas d'après le froid du dehors. Si la chambre est éloignée de la pièce où vous passez la soirée, un babyphone vous épargne les allers-retours dans le couloir.