Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce qu'il est utile d'acheter pour ces moments, avec les critères qui comptent et une fourchette de prix, et signale les objets qui promettent de régler le problème à distance sans le régler. Indispensable : ce qui doit être en place avant la première absence. Utile : ce qui facilite l'apprentissage. Confort : ce qui aide certains chiens. Inutile : ce qui aggrave souvent la situation. Aucun objet ne remplace l'avis d'un vétérinaire ou d'un éducateur quand un chien souffre vraiment de votre absence.
Avant d'acheter : ce qui se passe quand vous partez
Un chien qui détruit ou aboie en votre absence ne se venge pas. Les causes les plus courantes sont l'ennui d'un chien qui n'a pas assez dépensé d'énergie, un apprentissage de la solitude trop brutal, ou une vraie détresse liée à la séparation. Les deux premières se travaillent avec de l'organisation et quelques objets. La troisième se reconnaît à des signes qui commencent dès que vous prenez vos clés : halètement, gémissements, tentatives de vous suivre, destructions concentrées autour de la porte, malpropreté chez un chien propre. Dans ce cas, aucun jouet ne suffira : parlez-en à votre vétérinaire, qui pourra vous orienter vers un éducateur ou un comportementaliste. Pour savoir où vous en êtes, filmez les vingt premières minutes d'une absence : c'est souvent la façon la plus simple de comprendre ce qui se passe réellement.
Préparer l'espace où il reste seul
Plutôt que de laisser tout le logement au chien, choisissez une pièce ou une zone calme, loin de la porte d'entrée si les bruits du palier le font réagir. Fermez-la avec une barrière ou installez-y un parc, et passez-la en revue à hauteur de chien : câbles et chargeurs, poubelle, chaussures, médicaments, plantes, sacs posés au sol. Laissez-y son couchage, une gamelle d'eau remplie et stable, et un ou deux jouets solides. La cage n'est pas une punition et ne doit jamais le devenir : si votre chien l'a adoptée comme abri, porte ouverte le reste du temps, elle peut servir pour des absences courtes. S'il y proteste, n'insistez pas. Tirez les rideaux ou posez un film dépoli si la fenêtre donne sur un passage : moins il voit de passants, moins il a de raisons de donner l'alerte.
Le rituel de départ qui calme au lieu d'exciter
L'ordre des choses compte plus que les jouets. Une vraie promenade avant de partir, avec le temps de renifler, fait plus qu'une course au bout de la laisse. Au retour, dix minutes de tapis de fouille ou de tapis de léchage sous vos yeux font baisser l'excitation. Au moment de partir, donnez le jouet garni congelé et sortez sans cérémonie, sans longs adieux. Au retour, restez calme quelques minutes avant de le saluer. Ne laissez en votre absence que des objets qui résistent : jouet à garnir épais, distributeur solide. Les tapis de fouille et de léchage, les peluches et les cordes se reprennent avant de partir, car un chien seul peut les déchiqueter et en avaler des morceaux. Enfin, faites tourner les jouets d'un jour à l'autre, pour qu'ils gardent leur intérêt.
Allonger les absences progressivement
Un chien qui n'a jamais été seul ne passe pas d'un coup à une journée de travail. Commencez par quelques minutes, pendant lesquelles il mâchonne son jouet, puis allongez petit à petit, en revenant avant qu'il ne s'agite. Si vous préparez une reprise du travail, commencez deux ou trois semaines avant. La caméra sert ici d'outil d'observation : elle vous montre à quel moment il commence à s'inquiéter, ce qui vous indique la durée à ne pas dépasser pour l'instant. Pour les journées longues, prévoyez une sortie au milieu de la journée, par un voisin, un proche ou un promeneur, car un chien a besoin de se soulager et de bouger. Des aboiements prolongés dans un immeuble finissent aussi par poser problème avec les voisins : prévenez-les pendant la période d'apprentissage.