Nos conseils
À savoir avant de commander
Les besoins sont classés en quatre niveaux. Indispensable : à avoir le jour de l'arrivée. Utile : dans le premier mois. Confort : selon votre mode de vie. Inutile : ce qui tente en animalerie et finit au placard, avec la raison. L'identification, les vaccins, la vermifugation et l'alimentation détaillée relèvent du vétérinaire : cette page vous dit seulement quand lui poser la question.
Le jour de l'arrivée : ce qui doit être prêt
Le chiot quitte sa mère, sa portée et le seul endroit qu'il connaît : plus la maison est prête quand il arrive, plus les premiers jours sont calmes. Partez le chercher avec la caisse de transport, une serviette qui porte l'odeur de la portée si l'éleveur ou le refuge peut vous la donner, un collier, une laisse et quelques sacs. À la maison, installez à l'avance son panier dans un coin calme d'où il voit la vie de la famille, deux gamelles et un petit sac des croquettes qu'il mangeait jusque-là. Délimitez aussi l'espace où il pourra aller les premiers jours, souvent la cuisine ou le séjour, en fermant le reste. Évitez d'inviter tout le monde le premier week-end : le chiot a besoin de découvrir les lieux, de dormir beaucoup et de faire ses premiers besoins dehors, pas de passer de bras en bras.
Acheter pour un animal qui va changer de taille
C'est le piège propre au chiot : un berger qui pèse cinq kilos à deux mois en pèsera trente un an plus tard. Pour ce qui doit être ajusté au corps, achetez la taille du moment et acceptez d'en racheter : un harnais trop grand glisse et le chiot s'en extrait au premier sursaut, un collier trop lâche passe par-dessus la tête. Un collier réglable sur une large plage et un harnais en Y à plusieurs réglages tiennent plus longtemps. Pour le couchage, un panier à sa mesure le rassure davantage qu'un panier d'adulte où il se sent perdu ; un modèle simple, remplacé vers six mois, est un bon calcul. À l'inverse, ce qui ne dépend pas de sa taille se choisit tout de suite pour l'adulte : gamelle d'eau, cage pliante avec séparateur, barrière assez haute pour son gabarit futur.
La propreté : des sorties, de la patience et le bon nettoyant
Un chiot n'est pas propre en arrivant, et il ne le deviendra pas en quelques jours. Ce qui fonctionne est simple et répétitif : le sortir au réveil, après chaque repas, après chaque sieste et chaque séance de jeu, toujours au même endroit, et le récompenser dès qu'il a fait ses besoins dehors. Les premières semaines, cela peut représenter une sortie toutes les deux heures en journée. Les accidents à l'intérieur ne se punissent pas : il ne comprendrait pas pourquoi, et apprendrait surtout à se cacher. Nettoyez-les avec un nettoyant enzymatique plutôt qu'avec de l'eau de Javel ou un produit ammoniaqué, dont l'odeur peut l'inciter à revenir au même endroit. En appartement, un tapis éducateur près de la porte dépanne la nuit, à retirer progressivement. Selon les chiots, la propreté prend quelques semaines à quelques mois.
Sécuriser la maison à hauteur de chiot
Mettez-vous à quatre pattes dans chaque pièce où il ira : c'est la meilleure façon de voir ce qu'il verra. Les câbles électriques au ras du sol viennent en premier, car un chiot qui fait ses dents les mâche : rangez-les, gainez-les, débranchez les chargeurs. Montez ensuite en hauteur ou enfermez les produits ménagers, les médicaments, les piles et les petits objets qu'il pourrait avaler. Certains aliments sont reconnus comme toxiques pour le chien, notamment le chocolat, le raisin et les produits sucrés au xylitol : rien de tout cela ne doit traîner à sa hauteur. Plusieurs plantes d'intérieur et de jardin posent aussi problème ; renseignez-vous sur les vôtres. Une barrière ferme l'accès à l'escalier et aux pièces à risque. En cas d'ingestion suspecte, appelez sans attendre votre vétérinaire ou un centre antipoison animal.
Ce qui relève du vétérinaire et de l'éleveur
En France, un chiot ne peut en principe pas être cédé avant l'âge de huit semaines, et il doit déjà être identifié par puce électronique ou tatouage au moment de la cession. L'éleveur ou le refuge vous remet notamment les documents d'identification, dont le changement de détenteur doit être enregistré à votre nom, et un certificat vétérinaire ; pour une première acquisition, un certificat d'engagement et de connaissance est également demandé avant l'arrivée de l'animal. Vaccins, vermifugation, traitements antiparasitaires et alimentation se décident en consultation, selon l'âge, la race et le mode de vie du chien : rien de cela ne s'improvise avec un produit acheté en ligne. Prévoyez une première visite dans les jours qui suivent l'arrivée, avec tous les papiers remis, et notez le numéro de votre vétérinaire et celui du service d'urgence de votre secteur.