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À savoir avant de commander
Pour y arriver, il faut un bac de volume suffisant, une eau fabriquée à partir d'eau osmosée, une filtration par écumeur et pierres, du courant et un éclairage adapté aux coraux. Cette page liste le matériel d'un premier bac récifal d'environ 120 litres, avec une fourchette de prix honnête pour chaque élément, ce qui peut attendre et ce qui ne sert à rien au début. Elle revient sur les trois erreurs qui coûtent le plus de poissons : un bac trop petit et mal posé, l'eau du robinet, et des animaux introduits avant la fin de la mise en route.
Pourquoi 120 litres plutôt qu'un nano
Les nano-récifs de 30 ou 40 litres font rêver, mais ils réservent les surprises aux débutants : en été, la température y grimpe en une après-midi, l'évaporation d'une journée y fait monter la salinité d'un cran, et un excès de nourriture suffit à déclencher une invasion d'algues. Un bac d'environ 100 à 150 litres dilue ces écarts et laisse le temps de réagir, tout en restant abordable en matériel et en sel. Un modèle tout-en-un, avec compartiment de filtration à l'arrière, cache la technique et évite d'aménager un meuble. Reste le poids : rempli, avec pierres et sable, un bac de 120 litres dépasse 170 kg. Il lui faut un meuble conçu pour lui, de niveau dans les deux sens, contre un mur porteur si possible, loin d'une fenêtre et d'un radiateur.
L'eau : osmosée, salée à part, mesurée
L'eau du robinet, même potable, apporte nitrates, phosphates, silicates et parfois des métaux qui nourrissent les algues et peuvent nuire aux invertébrés. Un osmoseur suivi d'une résine produit une eau quasiment pure, à vérifier au testeur de TDS. Le sel se dissout toujours à part, dans un seau de qualité alimentaire avec une pompe de brassage et un chauffage, pendant quelques heures, jusqu'à une salinité d'environ 35 pour mille, soit une densité voisine de 1,025 à 25 °C. Le réfractomètre se contrôle avec une solution d'étalonnage à 35 pour mille, pas seulement à l'eau osmosée. Ensuite, l'évaporation se compense uniquement à l'eau osmosée douce, jamais à l'eau salée : c'est ce que fait l'osmolateur, qui garde la salinité stable même quand vous partez quelques jours.
Écumeur, courant, lumière : régler doucement
L'écumeur est le cœur de la filtration : il retire les déchets organiques avant qu'ils ne deviennent nitrates et phosphates. Choisissez-le pour un volume supérieur à celui du bac, et vérifiez qu'il entre dans le compartiment arrière. Le courant se règle avec deux pompes de brassage placées pour que l'eau circule partout, derrière les pierres comme en surface, sans jet direct sur un corail ou sur le sable. Pour la lumière, une rampe LED récifale programmable, réglée sur huit à dix heures avec montée et descente progressives. Démarrez à faible intensité et augmentez sur plusieurs semaines : trop de lumière dans un bac jeune nourrit surtout les algues. La température se maintient autour de 25 °C, contrôlée chaque jour au thermomètre plutôt qu'au cadran du chauffage.
La mise en route : des semaines sans poissons
Avec des pierres sèches, le bac part de zéro. Une fois le décor monté, l'eau salée à la bonne densité et la technique en marche, il faut laisser les bactéries coloniser les pierres. Un flacon de bactéries pour eau de mer et une petite source d'ammoniaque, selon la notice du produit, lancent le processus. Comptez en général quatre à huit semaines, parfois plus, pendant lesquelles les tests montrent l'ammoniaque, puis les nitrites, monter puis retomber à zéro. Pas un poisson avant. Ensuite, introduisez les animaux un à un, en espaçant de plusieurs semaines, en commençant par des espèces robustes : un couple de poissons clowns élevés en captivité, quelques escargots et bernard-l'ermite, puis des coraux mous. Les coraux durs viennent après plusieurs mois de paramètres stables. Les diatomées brunes des premières semaines sont normales et passent seules.
La routine qui garde un bac stable
Chaque jour, un coup d'œil à la température, au niveau du réservoir de l'osmolateur et au comportement des poissons, et un nourrissage léger : ce que les poissons mangent en deux minutes, pas plus. Chaque semaine, un changement d'environ 10 % de l'eau avec de l'eau salée préparée la veille, le nettoyage des vitres à l'aimant, le godet de l'écumeur vidé et rincé, et les tests de nitrates et de phosphates notés dans un carnet. Chaque mois, les tests de KH, de calcium et de magnésium si vous avez des coraux, et un rinçage des pompes. Côté électricité, tout se branche sur une multiprise posée en hauteur, avec une boucle descendante sur chaque câble pour que l'eau ne remonte pas jusqu'à la prise ; vérifiez que le circuit est protégé par un différentiel 30 mA. Et gardez une pompe à air sur batterie pour les coupures de courant.