Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce qu'il faut pour commencer la broderie libre, celle des motifs modernes, des fleurs et des initiales, et ce qu'il faut en plus pour le point de croix, avec une fourchette de prix pour chaque objet. Elle explique aussi comment reporter un motif sur le tissu, broder un vêtement sans le déformer, et quels achats reviennent le plus souvent parmi les regrets des débutants.
Broderie libre ou point de croix : par où commencer
Les deux techniques partagent le fil, les ciseaux et souvent le cercle, mais pas la toile ni l'aiguille. La broderie libre se pratique sur une toile unie, avec une aiguille pointue, en suivant un dessin tracé ou imprimé : point arrière, point de tige, point lancé, nœuds, passé plat. C'est elle qu'on voit sur les motifs floraux, les initiales et les vêtements personnalisés. Le point de croix se pratique sur une toile à grille, l'Aïda, avec une aiguille à bout rond, en comptant les carrés d'après une grille imprimée : il demande moins de geste et plus de patience. Si vous hésitez, commencez par la broderie libre avec un petit motif de trois ou quatre points ; le point de croix s'ajoute ensuite pour une quinzaine d'euros de toile et d'aiguilles. Le punch needle, souvent rangé au même rayon, est une technique différente, avec son aiguille creuse et sa toile spéciale : il ne remplace ni l'une ni l'autre.
Le cercle, la toile et le fil : les trois choix qui comptent
Le cercle d'abord : en bois, de 15 à 20 cm, avec une vis de serrage en laiton. Tendez la toile jusqu'à ce qu'elle résonne légèrement sous le doigt, sans déformer le motif, puis resserrez la vis. La toile ensuite : pour la broderie libre, un lin ou un coton épais au tissage serré, de 150 à 250 g/m², clair et uni ; une popeline légère fronce et laisse voir les fils du dos. Coupez-la assez grande pour dépasser du cercle de 5 cm de chaque côté. Le fil enfin : du mouliné en coton mercerisé, numéroté, en échevettes de marque. Coupez des longueurs d'environ 40 cm, à peu près un avant-bras, et séparez les brins un à un avant de les réunir : deux brins pour un trait fin, trois ou quatre pour un remplissage. Un fil trop long s'emmêle, s'use à force de traverser la toile et finit par pelucher au milieu du motif.
Choisir un kit qui se termine
Pour un premier ouvrage, un kit a deux vrais avantages : la toile est déjà imprimée et les couleurs sont assorties. Il a aussi un piège, celui de la photo. Un motif couvert de remplissages, de dégradés et de dizaines de couleurs demande des semaines et se termine rarement. Choisissez un motif de 10 à 15 cm, avec trois ou quatre points différents, une notice illustrée en français qui montre chaque point étape par étape, et un cercle en bois inclus. Au point de croix, même logique : une toile Aïda 14 points, un motif de moins de cent points de côté et une dizaine de couleurs au plus. Méfiez-vous des kits très bon marché dont le fil est compté au plus juste, et gardez une échevette d'avance de la couleur dominante. Une fois ce premier motif fini, vous saurez si vous préférez le geste libre ou le comptage, et vous achèterez la suite en connaissance de cause.
Reporter un motif et broder un vêtement
Sans kit, il faut reporter le dessin sur la toile. Sur une toile claire et fine, le plus simple est de le décalquer par transparence contre une vitre en plein jour, avec un feutre effaçable à l'eau : le trait part au rinçage, à condition de ne jamais repasser dessus avant, car la chaleur peut le fixer. Sur une toile foncée, épaisse ou extensible, utilisez un papier soluble autocollant : on imprime le motif dessus, on le colle, on brode à travers et on le dissout à l'eau tiède. Pour un sweat ou un tee-shirt, ce papier évite aussi que la maille se déforme sous l'aiguille. Brodez plutôt un vêtement déjà lavé une fois, pour qu'il ne rétrécisse pas sous les points, et vérifiez que vos fils ne déteignent pas. À la fin, rincez, laissez sécher à plat, puis repassez sur l'envers, posé sur une serviette épaisse, pour ne pas écraser le relief des points.