Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page détaille ce matériel, les critères qui comptent vraiment et une fourchette de prix pour chaque élément, puis les accessoires qui deviennent utiles quand vous sentez les limites de votre équipement. Elle signale aussi ce qui reste au placard chez la plupart des débutants. La photo s'apprend surtout en sortant photographier : le matériel doit d'abord être léger, fiable et compris.
Hybride ou reflex : pour débuter, l'hybride
Un reflex renvoie l'image dans un viseur optique par un miroir ; un hybride l'affiche sur un écran dans le viseur. Pour un débutant, l'hybride a un avantage décisif : ce que vous voyez dans le viseur est déjà la photo, avec sa luminosité et ses couleurs, avant même d'appuyer. Changer l'ouverture ou la vitesse montre immédiatement l'effet, ce qui fait gagner des mois d'apprentissage. Les fabricants concentrent aujourd'hui leurs nouveautés et leurs objectifs sur les hybrides. Un reflex d'occasion en bon état reste une option économique, mais vérifiez que les objectifs de sa monture restent faciles à trouver. Côté capteur, l'APS-C est le bon point de départ : bien plus grand que celui d'un téléphone, avec des boîtiers et des objectifs plus légers et moins chers que le plein format, qui ne se justifie que pour des usages exigeants en faible lumière.
Un seul objectif pour commencer
Le zoom vendu avec le boîtier, en général un 16-50 ou un 18-55 mm, couvre du grand-angle pour les paysages et les intérieurs jusqu'au petit téléobjectif pour les portraits. Il n'est pas très lumineux, mais il suffit en extérieur et permet de découvrir quelles focales vous utilisez vraiment. Au bout de quelques mois, regardez les informations de vos photos : si la plupart ont été prises au même bout du zoom, vous saurez quoi acheter ensuite. Le second objectif le plus utile est souvent un fixe lumineux, ouvert à f/1.8 : autour de 35 mm sur un APS-C pour un cadrage proche de l'œil, 50 mm pour le portrait. Il permet de photographier en intérieur sans flash et d'obtenir un arrière-plan flou. Le téléobjectif vendu en double kit, lui, finit souvent au placard : lourd, peu lumineux, il sert à des sujets qu'on photographie rarement au début.
Carte, batterie et sauvegarde : ce qui évite de perdre des photos
Une carte mémoire lente ou contrefaite est la cause la plus fréquente de photos perdues ou de vidéos interrompues. Prenez une carte SDXC portant les mentions U3 et V30, achetée chez un revendeur sérieux, et formatez-la dans l'appareil avant la première sortie. Une capacité de 64 à 128 Go suffit ; deux cartes moyennes valent mieux qu'une seule énorme. La batterie d'un hybride tient quelques centaines de photos, moins par temps froid ou en vidéo : une seconde batterie chargée est le premier accessoire à acheter. Enfin, pensez à la sauvegarde dès le début. La règle courante des trois copies consiste à garder vos photos sur l'ordinateur, sur un disque externe et à un troisième endroit, chez un proche ou en ligne. Une carte pleine qu'on ne vide jamais n'est pas une archive, c'est un risque.
Apprendre à régler l'appareil
Trois réglages font une photo : l'ouverture, qui règle la quantité de lumière et la zone de netteté ; la vitesse, qui fige le mouvement ou le rend flou ; la sensibilité, qui éclaircit l'image au prix d'un peu de grain. Le mode automatique choisit à votre place, souvent bien, mais vous n'apprenez rien. Passez vite en priorité à l'ouverture, souvent noté A ou Av : vous choisissez l'ouverture, l'appareil règle le reste. C'est le mode le plus utilisé, même par des photographes confirmés. Le mode manuel viendra ensuite, pour les scènes difficiles. Photographiez au format brut en plus du JPEG : il garde toute l'information du capteur et permet de corriger une exposition ratée. Un livre d'initiation, lu dans l'ordre et appliqué sortie après sortie, fait progresser plus vite qu'un nouvel objectif.
Photographier les gens : le droit à l'image
Le portrait est souvent la raison pour laquelle on achète un appareil photo, et il pose une question qu'on oublie : en France, toute personne a un droit sur son image. En pratique, diffuser la photo d'une personne reconnaissable, sur un réseau social, un site ou une affiche, demande en principe son accord, et celui des parents pour un enfant. Dans un lieu privé, photographier quelqu'un à son insu est même interdit. Les règles sont plus souples pour une foule ou un événement d'actualité, mais la prudence reste de demander. Pour un bâtiment récent ou une œuvre dans l'espace public, certaines utilisations peuvent aussi être encadrées. Cela ne vous empêche pas de photographier dans la rue : cela invite à montrer vos photos aux intéressés et à leur demander avant de publier. Beaucoup de photographes débutants y gagnent d'ailleurs de meilleurs portraits, pris avec la complicité du modèle.