Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page s'adresse à ceux qui veulent s'équiper pour leurs premières sessions, après quelques cours ou en parallèle d'un stage : la planche en mousse et sa longueur, la combinaison selon la température de l'eau, le leash, et les accessoires qui rendent les séances plus agréables. Chaque ligne donne une fourchette de prix indicative. Les besoins sont classés en quatre niveaux : indispensable, utile, confort, et inutile, avec la raison. Si vous ne prenez que quelques cours, l'école fournit en général planche et combinaison : n'achetez qu'au moment de surfer sans moniteur.
La planche : longue, épaisse et en mousse
L'erreur la plus répandue est d'acheter une planche trop courte, parce qu'elle ressemble à celles des surfeurs confirmés. Pour débuter, le volume fait tout : plus la planche flotte, plus elle part facilement dans la mousse, et plus vous avez de temps pour vous lever. Visez une planche en mousse de 7 pieds, environ 2,13 m, si vous êtes léger, 8 pieds, soit 2,44 m, pour la plupart des adultes, et davantage au-delà de 85 à 90 kg. Le volume, indiqué en litres, doit dépasser 50 à 60 litres pour un adulte. La mousse a deux avantages : elle amortit les chocs quand la planche vous revient dessus, et son pont accroche sans wax. Gardez-la au moins une saison. Vous passerez ensuite à une planche intermédiaire, plus courte mais encore volumineuse, quand vous prendrez sans difficulté les vagues qui n'ont pas encore déferlé.
La combinaison : choisir selon l'eau, pas selon l'air
Sur la côte atlantique, de la Bretagne au Pays basque, l'eau reste fraîche même au cœur de l'été, souvent entre 17 et 22 degrés selon les régions et les jours, et un débutant passe beaucoup de temps immobile. Une combinaison intégrale 3/2 mm, soit 3 mm au torse et 2 mm aux bras et aux jambes, couvre l'essentiel de l'été ; au printemps, en automne ou en Bretagne, une 4/3 mm est plus confortable. Le shorty de 2 mm, tentant parce que moins cher, ne suffit qu'en Méditerranée l'été. La taille compte plus que la marque : le néoprène doit coller partout, sans poche d'air dans le dos ni plis aux genoux, sinon l'eau froide circule. Un zip dans le dos s'enfile plus facilement quand on débute. Rincez-la à l'eau douce après chaque séance et séchez-la à l'ombre, à l'envers, sur un cintre large.
Leash, soleil et sécurité à l'eau
Le leash relie la planche à votre cheville arrière : sans lui, chaque chute envoie une planche dans les jambes des autres. Prenez-le de la longueur de la planche et vérifiez-le avant chaque séance. Le soleil est l'autre risque sous-estimé : l'eau en renvoie une partie et vous restez des heures exposé. Une crème résistante à l'eau sur le visage, la nuque et le dos des mains, un stick à lèvres et un lycra à manches longues font l'affaire. Surfez sur les plages surveillées, dans la zone réservée aux planches et jamais dans la zone de baignade, renseignez-vous sur les baïnes et les courants auprès des sauveteurs ou de l'école, et ne partez pas seul lors des premières sorties. Si un courant vous entraîne vers le large, gardez la planche, qui vous porte, ne luttez pas face à lui, décalez-vous sur le côté et levez le bras pour demander de l'aide.
Transporter et entretenir son matériel
Une planche de 8 pieds ne rentre pas dans la plupart des voitures : il faut des barres de toit, ou des barres souples qui se sanglent par l'intérieur de l'habitacle et se rangent ensuite dans le coffre. Posez la planche pont vers le bas, dérives vers le haut et vers l'avant, et vérifiez les sangles après quelques kilomètres. Une housse rembourrée évite les chocs et la chaleur, qui peut décoller la mousse d'une planche laissée en plein soleil. Après la séance, une bassine souple sert à se changer sans sable, puis à rincer combinaison, chaussons et leash. Le poncho permet de se déshabiller sur la plage ou le parking sans chercher une cabine. Ne laissez jamais la clé de la voiture sur une roue ou sous un pare-chocs, cachettes que les voleurs connaissent : une boîte à code refermée sur un point fixe du véhicule est plus sûre.