Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste le matériel qui rend ces apprentissages plus faciles : assis, marcher en laisse, revenir au rappel, se calmer, ne plus mordiller. Indispensable : de quoi récompenser et promener. Utile : ce qui accélère et occupe. Confort : pour aller plus loin. Inutile : les outils de contrainte et les accessoires trop tôt dans la vie du chien. Rien ne remplace quelques séances avec un éducateur canin, et toute question de santé ou de croissance relève du vétérinaire.
Des séances courtes et des récompenses minuscules
Un chiot se concentre quelques minutes, pas une demi-heure. Trois à cinq séances de trois minutes par jour, dans un endroit calme, valent mieux qu'un long cours le dimanche. Chaque séance travaille une seule chose et se termine sur une réussite. La récompense doit tomber dans la seconde : c'est pour cela qu'une pochette à la ceinture change tout, et que les friandises doivent être minuscules, de la taille d'un petit pois, pour en donner vingt sans couper l'appétit. Retirez de la ration du jour l'équivalent de ce que vous distribuez : les friandises ne devraient pas dépasser un dixième de ce que le chiot mange. Beaucoup utilisent aussi une partie des croquettes du repas comme récompense à la maison, et gardent les friandises plus appétissantes pour l'extérieur, où tout est plus distrayant.
Marcher en laisse et revenir au rappel
La marche en laisse s'apprend avec une laisse fixe accrochée au harnais : quand la laisse se tend, vous vous arrêtez ; quand elle se détend, vous repartez et vous récompensez à côté de votre jambe. Le chiot comprend que tirer ne fait plus avancer. La laisse à enrouleur fait l'inverse, puisqu'elle s'allonge quand il tire. Le rappel, lui, se prépare à la maison, puis dans un jardin, puis au parc avec une longe de 10 mètres qui traîne au sol et que vous rattrapez s'il ne revient pas. Appelez-le une seule fois, d'une voix joyeuse, et récompensez largement à chaque retour, même lent. Ne l'appelez jamais pour une chose désagréable comme la fin de la promenade ou un bain. Accrochez toujours la longe au harnais et portez des gants si le chien est déjà puissant : une corde qui file entre les doigts brûle.
Mordillement et propreté : les deux sujets des premiers mois
Un chiot explore avec sa gueule et soulage ses dents en mâchant. Plutôt que de gronder, remplacez : dès qu'il saisit une main ou une manche, arrêtez le jeu quelques secondes et proposez un jouet à mâcher, que vous récompensez s'il le prend. Un chiot fatigué ou surexcité mordille davantage : les jeux de fouille et le tapis de léchage le calment mieux qu'une nouvelle partie de balle. Pour la propreté, sortez-le au réveil, après chaque repas, après chaque jeu et avant la nuit, et félicitez-le au moment même où il fait dehors. Les accidents à l'intérieur ne se punissent pas : le chiot ne fait pas le lien et apprend seulement à se cacher. Nettoyez avec un produit enzymatique, qui détruit l'odeur au lieu de la masquer, sinon il reviendra au même endroit.
Ce qu'un chiot ne doit pas subir pendant son éducation
Les outils qui fonctionnent par la gêne ou la douleur, collier étrangleur, collier anti-aboiement, secousses sur la laisse, obtiennent parfois un résultat rapide, mais ils apprennent au chiot à craindre la situation, voire la personne qui tient la laisse, et peuvent laisser des séquelles physiques sur un cou encore fragile. Les apprentissages obtenus par la récompense tiennent mieux et durent. De même, un chiot n'est pas un petit athlète : évitez les sauts répétés, les longues courses à côté du vélo et les escaliers en série tant que sa croissance n'est pas terminée, ce que votre vétérinaire peut situer selon sa race. Si un comportement vous inquiète, peur marquée, grognements, aboiements continus en votre absence, faites-vous aider par un éducateur canin qui travaille en méthode positive plutôt que d'acheter un accessoire censé tout régler.