Nos conseils
À savoir avant de commander
Les besoins sont classés en quatre niveaux : ce qu'il faut avant le premier chantier, ce qui devient vite utile, le confort, et ce qui coûte de l'argent sans rien apporter. Deux pièges reviennent chez presque tous ceux qui s'équipent seuls : des étagères simplement posées dans la caisse, et un aménagement si lourd qu'il ne reste plus de charge utile pour le matériel.
Commencer par la charge utile, avant le moindre achat
La charge utile, c'est ce que le véhicule peut transporter en plus de son propre poids : vous, vos passagers, l'aménagement, l'outillage et les matériaux. Elle se calcule en retirant le poids à vide, indiqué en case G.1 de la carte grise, du poids total autorisé en charge, indiqué en case F.2. Sur un fourgon compact, il reste parfois moins de 700 kg. Or un plancher, des étagères en acier, une galerie et des mallettes pleines pèsent facilement 100 à 200 kg avant le premier sac de ciment. Additionnez le poids annoncé de chaque élément avant de commander, et privilégiez l'aluminium quand la marge est faible. Rouler en surcharge est sanctionné, use les freins et les pneus, et peut compliquer une indemnisation après un accident. En cas de doute, faites peser le véhicule chargé sur un pont-bascule public, pour quelques euros.
Protéger la caisse : plancher, parois et cloison
La tôle d'un utilitaire encaisse mal les chocs : une barre qui tombe laisse une bosse visible de l'extérieur, et une rayure sur le plancher finit par rouiller. Un plancher en contreplaqué filmé antidérapant, découpé au modèle, est la première chose à poser, avant les étagères qui s'y appuient. Les panneaux de parois suivent, surtout si vous transportez des charges qui peuvent basculer. Beaucoup de fourgons sortent d'usine avec une cloison entre la cabine et la caisse ; si le vôtre n'en a pas, c'est une priorité à faire installer par un professionnel, car elle protège les occupants de tout ce qui glisse vers l'avant au freinage. Avant de percer quoi que ce soit, repérez ce qui passe sous le plancher et derrière les parois, et utilisez les points de fixation prévus par le constructeur.
Des étagères fixées et une charge arrimée
Une étagère de garage posée dans un fourgon tient jusqu'au premier freinage appuyé ; ensuite, elle se couche avec tout ce qu'elle porte. Les étagères pour utilitaire se vissent aux parois et au plancher, sur les points prévus, et chaque tablette a un rebord qui retient les mallettes. Placez le lourd en bas, entre les essieux et contre la cloison si possible, jamais en porte-à-faux derrière l'essieu arrière, ce qui délesterait l'avant. Au milieu, gardez le plancher libre pour les matériaux, et arrimez-les à chaque trajet, même court. Il faut des anneaux solides, idéalement ceux d'origine, des sangles à cliquet et une barre de blocage pour les charges hautes. Une charge non arrimée de 50 kg pèse, au moment d'un choc, beaucoup plus que son poids : c'est elle qui blesse les occupants. Les tendeurs élastiques ne servent qu'à tenir une bâche.
Voir clair, retrouver ses outils, décourager le vol
L'hiver, on charge à la nuit, et le plafonnier d'origine éclaire à peine l'arrière d'un fourgon. Des réglettes LED 12 V sous les tablettes ou au plafond changent le quotidien ; faites-les raccorder avec un fusible, ou choisissez des modèles sur batterie. Côté rangement, des mallettes d'un même système, qui s'empilent et se verrouillent, gardent chaque outil à sa place et se sortent d'un bloc. Le vol d'outillage dans les utilitaires reste fréquent : une serrure additionnelle sur les portes arrière et latérales ralentit un voleur, un traceur aide parfois à retrouver le véhicule, mais la mesure la plus efficace reste de vider l'utilitaire le soir quand c'est possible. Vérifiez enfin ce que votre contrat d'assurance couvre pour les outils laissés à bord, souvent pas grand-chose la nuit.