Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce qui fait vraiment la différence : une perceuse-visseuse légère à couple réglable, des embouts qui ne ripent pas, un maillet, de quoi trier la visserie, et le nécessaire pour fixer au mur les meubles hauts, une étape que beaucoup sautent à tort. Elle signale aussi les outils trop puissants ou inadaptés, qui arrachent l'aggloméré et ruinent un meuble neuf en une seconde.
Avant d'ouvrir le premier sachet
Le montage se joue en partie avant de visser. Ouvrez les cartons dans la pièce où le meuble restera : une armoire montée dans le salon ne passe pas toujours la porte de la chambre, et une fois assemblée à plat elle doit pouvoir se redresser sous le plafond. Posez les panneaux sur le carton déplié ou sur une couverture, jamais sur un carrelage nu qui raye les chants. Lisez la notice en entier une première fois, repérez les étapes où il faut être deux, et comptez les pièces d'après la liste : mieux vaut réclamer une vis manquante maintenant qu'à l'étape 23. Triez enfin la visserie par référence, dans des coupelles séparées, en gardant l'étiquette du sachet à côté. Deux vis de longueurs voisines se confondent facilement, et une vis trop longue peut traverser un panneau. Prévoyez de la lumière, du temps et, pour tout meuble de plus d'un mètre cinquante, une deuxième paire de mains.
Visser dans l'aggloméré sans l'arracher
La plupart des meubles en kit sont en panneaux de particules, un matériau qui tient bien une vis tant qu'on ne force pas et qui s'effrite dès qu'on dépasse le serrage. L'outil idéal n'est donc pas le plus puissant : une perceuse-visseuse 12 V réglée sur un couple bas, qui débraye quand la vis arrive en butée, fait le travail sans risque. Commencez chaque vis à basse vitesse, bien dans l'axe, et terminez les derniers millimètres à la main au tournevis. Un embout usé ou de mauvaise taille ripe, abîme la tête et finit par la rendre indévissable : prenez des embouts cruciformes et six pans de qualité, et changez-les dès qu'ils s'arrondissent. Les excentriques et les vis de liaison se serrent au tournevis ou à la clé Allen, jamais à la machine. Si une vis tourne dans le vide, n'insistez pas : un tourillon collé à la colle à bois rattrape souvent le trou.
Maillet, tourillons, panneau de fond : les gestes qui comptent
Les tourillons en bois s'enfoncent au maillet en caoutchouc, jamais au marteau, qui marque les panneaux et fend les chants. Tapez par petits coups, en alternant d'un côté et de l'autre, pour que l'assemblage descende droit. Le panneau de fond, souvent une fine plaque de fibres, joue un rôle plus important qu'il n'y paraît : c'est lui qui empêche l'armoire de se déformer en losange. Vérifiez que le meuble est d'équerre avant de le clouer ou de le clipser, en comparant ses deux diagonales, qui doivent être égales, puis fixez-le sur tout son pourtour. Les charnières se règlent à la fin, meuble debout et calé de niveau, avec un tournevis à la main : leurs vis de réglage rattrapent la hauteur, la profondeur et l'écart entre les portes. Collez les patins en feutre sous les pieds avant de redresser le meuble, c'est bien plus facile qu'après.
Fixer au mur : l'étape à ne pas sauter
Une commode, une bibliothèque ou une armoire non fixée peut basculer, surtout quand plusieurs tiroirs sont ouverts ou qu'un enfant grimpe dessus. Ces accidents sont rares mais graves, et la plupart des fabricants fournissent une attache murale : utilisez-la, ou remplacez-la par des sangles anti-basculement si elle a disparu. La vis fournie ne suffit pas toujours : c'est la cheville qui doit correspondre à votre mur. Dans une plaque de plâtre, il faut une cheville pour cloison creuse, ou mieux, viser un montant métallique ; dans la brique ou le béton, une cheville en nylon après un perçage au bon diamètre. Avant de percer, passez un détecteur de câbles et de tuyaux sur la zone, en particulier à l'aplomb des prises et des interrupteurs. Pour le béton, une perceuse à percussion est nécessaire : empruntez-en une si la vôtre n'en a pas.