Nos conseils
À savoir avant de commander
Le refuge fournit le lit, les couvertures et les repas ; à vous d'apporter de quoi dormir proprement, voir clair la nuit, affronter la météo et gérer le soleil d'altitude. Cette page liste ce qu'il faut pour une ou deux nuits en refuge gardé en été, sac de couchage en moins. Les besoins sont classés en quatre niveaux : indispensable, utile selon l'itinéraire, confort, et inutile ici, avec la raison. Les usages varient d'un refuge à l'autre : lisez ce que demande le vôtre au moment de réserver.
Ce que le refuge fournit, et ce qu'il ne fournit pas
Dans un refuge gardé, vous trouvez une couchette avec matelas, couvertures ou couettes et oreiller, un dîner et un petit-déjeuner servis, et en général des sabots ou des chaussons à l'entrée, où les chaussures de marche restent. Ce qui manque, c'est le linge personnel : un drap de sac, surnommé sac à viande, est demandé dans la plupart des refuges et parfois vendu sur place à un prix de montagne. Les draps et les serviettes ne sont pas fournis, l'eau chaude est rare, l'électricité souvent limitée à quelques prises, voire absente. Le paiement par carte n'est pas toujours possible en altitude : prévoyez des espèces. Les déchets se redescendent dans votre sac, et l'eau n'est pas toujours potable : renseignez-vous auprès du gardien. En été, réservez : un refuge complet ne peut pas toujours vous accueillir.
Un sac de 30 à 38 litres, et pas plus
Pour une nuit en refuge gardé, un sac de 30 à 38 litres suffit si vous laissez le sac de couchage et le réchaud à la maison. Avec un contenu bien choisi, il pèse autour de six à huit kilos avec l'eau, ce qui laisse les jambes pour la montée. Rangez au fond ce qui ne servira qu'au refuge, dans un sac étanche : drap de sac, t-shirt de rechange, trousse de toilette réduite, bouchons d'oreilles. Au-dessus et dans les poches, ce qui sort en marchant : veste de pluie, polaire, bonnet, crème solaire, lunettes, gourdes et pharmacie. La housse de pluie se tient prête : les orages d'après-midi sont fréquents en montagne l'été, et arriver au refuge avec des affaires de nuit trempées gâche la soirée. Pensez à l'eau : prévoyez au moins un litre et demi pour la montée, davantage par forte chaleur.
Dormir en dortoir sans passer une nuit blanche
Un dortoir de refuge réunit parfois vingt personnes, dont certaines ronflent et d'autres se lèvent à quatre heures pour une course en haute montagne. Les bouchons d'oreilles en mousse sont la première protection, un masque de nuit la seconde. La frontale sert dès la tombée du jour, pour trouver sa couchette sans allumer la pièce et pour les toilettes, souvent à l'extérieur du bâtiment. Réglez-la en lumière rouge ou en faible intensité pour ne réveiller personne. Préparez vos affaires du lendemain avant l'extinction des feux, en général vers 22 heures, pour ne pas fouiller votre sac dans le noir au petit matin. Un t-shirt en laine mérinos, qui se porte deux jours sans sentir, allège encore le sac. Rechargez votre téléphone avant de partir : au refuge, les prises sont rares ou réservées.
Météo et altitude : les réflexes qui comptent
À 2 000 ou 2 500 mètres, il peut faire 25 °C à midi et moins de 5 °C au lever du jour, même en juillet. La polaire et le bonnet servent le soir sur la terrasse et au départ matinal ; la veste imperméable, sous l'averse comme contre le vent sur une crête. Le rayonnement solaire est plus fort qu'en plaine et la réverbération sur la neige résiduelle l'accentue : lunettes de catégorie 3 au minimum, crème solaire à renouveler, même par temps voilé. Consultez le bulletin météo de montagne la veille et le matin, partez tôt pour arriver avant les orages de l'après-midi et n'hésitez pas à renoncer si le ciel se charge. Les bâtons soulagent les genoux à la descente, la couverture de survie ne pèse rien, et une petite trousse de secours permet de traiter une ampoule avant qu'elle ne gâche la deuxième journée.