Nos conseils
À savoir avant de commander
La cabine est petite, les prises rares, et les compagnies interdisent certains appareils que beaucoup glissent dans leur valise sans y penser. Cette page liste ce qui sert vraiment à bord d'un paquebot, pour une croisière en Méditerranée ou ailleurs, classé par importance : l'indispensable à ne pas oublier, l'utile qui simplifie escales et cabine, le confort, et ce qu'il vaut mieux laisser à la maison, souvent parce qu'on vous le retirerait à l'embarquement. Les règles varient d'une compagnie à l'autre : relisez la liste des objets interdits envoyée avec vos billets.
Les soirées à bord : ce que « tenue de gala » veut dire
La plupart des grandes compagnies prévoient, selon la durée du voyage, une ou plusieurs soirées dites élégantes ou de gala, annoncées dans le programme du jour. Personne ne vous refusera un repas, mais vous serez plus à l'aise dans la tenue attendue : un costume ou au moins une veste et un pantalon de ville pour les hommes, une robe ou un ensemble habillé pour les femmes, avec des chaussures assorties. Le smoking n'est presque jamais exigé sur les croisières familiales. Les autres soirs, une tenue décontractée soignée suffit, mais short de plage et tongs sont souvent refusés au restaurant principal. Pour arriver avec des vêtements présentables, une housse porte-habits pliée dans la valise vaut mieux qu'un défroisseur, que la plupart des compagnies interdisent en cabine avec le fer à repasser. Accrochez les tenues dès l'embarquement et profitez de la vapeur de la douche : les plis légers disparaissent en une nuit. Le service de repassage du bord, payant, dépanne pour une chemise.
Les escales : un petit sac, de l'eau, le soleil
Chaque escale est une journée dehors, souvent en ville, à pied et en plein soleil, avec un retour à bord à heure fixe que le bateau n'attend pas. Un petit sac à dos léger contient l'essentiel : gourde isotherme remplie avant de descendre, crème solaire, chapeau, une couche pour les églises et les musées qui demandent d'avoir épaules et genoux couverts, la carte de croisière et une pièce d'identité. Dans les ports très fréquentés, gardez téléphone et argent dans une poche fermée devant vous plutôt que dans une poche arrière. Notez l'heure de retour à bord et le numéro d'urgence de la compagnie dans le téléphone et sur papier. Pour les sorties en bateau ou les escales où l'on débarque en chaloupe, un sac étanche protège appareil photo et vêtements des embruns. Prévoyez des chaussures fermées confortables pour les rues pavées, même si vous comptez finir l'après-midi à la plage.
La cabine : peu de place, peu de prises
Même une cabine avec balcon compte rarement plus de quelques mètres carrés et une ou deux prises électriques, parfois une européenne et une américaine. C'est là que la multiprise pose problème : beaucoup de compagnies l'interdisent, en particulier les modèles avec parafoudre, pour des raisons de sécurité incendie, et la retirent de la valise à l'embarquement. La solution est un chargeur USB à plusieurs ports, qui recharge téléphones, montre et appareil photo sur une seule prise. Les parois des cabines sont souvent métalliques : quelques crochets aimantés y suspendent chapeaux, sacs et serviettes sans rien percer. Une trousse de toilette à suspendre libère le minuscule rebord du lavabo, et des cubes de rangement permettent de vider la valise dans les tiroirs en deux minutes, puis de la glisser sous le lit. Dans une cabine intérieure, sans hublot, il fait nuit noire : une petite veilleuse rechargeable évite de chercher l'interrupteur à tâtons.
Mal de mer : ce que vous pouvez prévoir
Sur un grand paquebot moderne équipé de stabilisateurs, la plupart des passagers ne sentent presque rien en Méditerranée l'été, mais une mer formée ou une longue traversée peut surprendre. Pour limiter les risques, choisissez si possible une cabine au milieu du bateau et sur un pont bas, là où les mouvements sont les plus faibles, et regardez l'horizon plutôt qu'un écran quand la mer bouge. Certains voyageurs portent des bracelets d'acupression dès l'embarquement ; leur effet est discuté, mais ils ne contiennent rien et coûtent peu. Pour un médicament, la seule bonne démarche est d'en parler à un pharmacien ou à un médecin avant le départ, surtout pour un enfant, une femme enceinte ou une personne qui suit un traitement, car certains produits font somnoler. Le centre médical du bord peut aussi vous recevoir, mais ses consultations sont en général payantes.