Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce qu'il faut emporter pour une première croisière côtière en été : le sac, les vêtements de mer, les chaussures, la protection solaire et quelques objets qui rendent la vie à bord plus simple. Chaque ligne donne ses critères de choix et une fourchette de prix honnête. En bas de page, ce qu'il vaut mieux laisser à terre. L'équipement de sécurité du bateau, gilets compris, relève du propriétaire ou du loueur : on vous dit ce qu'il faut vérifier.
Un sac souple, et deux fois moins d'affaires que prévu
Dans une cabine de voilier, le rangement se résume à quelques équipets, des placards peu profonds, et à la couchette elle-même. Une valise rigide n'y entre nulle part et reste dans le passage toute la semaine. Un sac souple de 50 à 60 litres se vide dans les équipets, puis se roule et se glisse sous un matelas. Comptez large sur les tee-shirts, car le sel et la crème les salissent vite, et léger sur tout le reste : deux shorts, un pantalon, un maillot de bain de rechange, des sous-vêtements, un pull ou une polaire. L'eau douce à bord est rationnée, le linge ne se lave pas en route. Regroupez les vêtements par usage dans des sacs ou des cubes, pour ne pas vider tout le sac à chaque recherche, et gardez un sac à part pour le linge humide.
S'habiller pour le vent, les embruns et la nuit
La météo à bord ne ressemble pas à celle de la plage. Même en plein été, le vent de mer refroidit vite une personne assise, et les embruns mouillent davantage qu'une averse. Le principe est celui des couches : un tee-shirt, une polaire, et par-dessus une veste de quart côtière qui coupe le vent et l'eau. Ajoutez un surpantalon imperméable pour les jours de mer formée. Le soir, au mouillage, la température chute et l'humidité monte : c'est là qu'on regrette de ne pas avoir pris de bonnet. Préférez les matières synthétiques ou la laine au coton, qui reste mouillé et froid. Si vous êtes sujet au mal de mer, prenez l'air sur le pont, regardez l'horizon et parlez-en à un pharmacien ou à votre médecin avant le départ si vous envisagez un traitement.
Les pieds : semelle claire et jamais de chaussures de ville
Sur un pont mouillé qui bouge, on glisse facilement, et un orteil nu rencontre vite un taquet, un rail d'écoute ou un winch. Les chaussures de pont ont une semelle claire, finement lamellée, qui accroche sur le pont humide sans laisser de traces. Les semelles noires de baskets ou de chaussures de randonnée marquent le gelcoat et le teck, et beaucoup de skippers les refusent à bord. Prévoyez une paire de chaussures de pont pour naviguer, des sandales ou tongs pour le port et les baignades, et c'est tout. Les bottes de voile servent au large et par temps froid, rarement en croisière d'été. À bord, on enlève souvent ses chaussures de terre au pied de la passerelle : ne les faites pas entrer dans le carré.
Ce que fournit le bateau, et ce qu'il faut vérifier
Les gilets de sauvetage, la trousse de secours, les fusées et le reste de l'équipement de sécurité font partie de l'armement du bateau. Le propriétaire, le loueur ou le skipper les fournit en principe, et il n'est pas utile d'en acheter pour une première semaine. Ce qui compte, c'est de vérifier dès l'embarquement qu'il y a un gilet à votre taille, de le régler et de savoir où il se trouve. Pour un enfant, demandez à l'avance si des gilets adaptés à son poids sont à bord. Les draps et serviettes sont parfois fournis, parfois non : posez la question avant de faire le sac. L'électricité du bord fonctionne en 12 V, avec quelques prises USB ; les appareils en 230 V ne servent qu'au port, branché sur la borne du quai. Une batterie externe et une frontale avec lumière rouge rendent service chaque soir.