Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce qu'il faut pour se protéger soi-même et protéger la maison pendant des travaux de démolition, de plâtrerie ou de ponçage : les normes à lire sur l'emballage, une fourchette de prix pour chaque ligne et les erreurs classiques. Indispensable : à avoir avant le premier coup de masse. Utile : pour un chantier de plusieurs jours. Confort : pour les longues journées. Inutile : ce qui rassure sans protéger.
Fermer la pièce avant le premier coup de ponceuse
La poussière se combat d'abord à la source : une fois répandue dans la maison, elle met des semaines à disparaître. Videz la pièce de tout ce qui peut sortir, regroupez le reste au centre et couvrez-le d'une bâche, puis d'un drap en coton si le meuble craint la condensation. Collez une porte anti-poussière à fermeture éclair sur l'encadrement de la porte ; si la pièce donne sur un espace ouvert, tendez une bâche du sol au plafond entre des perches télescopiques. Jointoyez les bords au ruban de masquage, y compris le bas, là où la poussière se faufile. Posez un feutre de protection sur le sol de la pièce, qui boit les gouttes et ne glisse pas. Couvrez la bouche d'extraction de la ventilation pendant les travaux poussiéreux et découvrez-la le soir. Enfin, entrouvrez la fenêtre avec un ventilateur tourné vers l'extérieur : la pièce aspire l'air de la maison au lieu de lui envoyer sa poussière.
Le bon masque selon le travail
Sur un masque jetable, trois classes figurent selon la norme EN 149 : FFP1, FFP2 et FFP3, du moins au plus filtrant. Pour un perçage ponctuel ou un balayage de garage, un FFP2 suffit. Pour poncer un enduit ou une plaque de plâtre, abattre une cloison ou travailler plusieurs heures dans un nuage de poussière, prenez du FFP3, de préférence avec valve, qui évite la buée et l'humidité sous le masque. Le meilleur masque ne sert à rien s'il fuit : pincez la barrette sur le nez, serrez les élastiques et faites le test en inspirant fort, le masque doit se plaquer contre le visage. Une barbe empêche l'étanchéité. Changez de masque chaque jour, ou dès qu'il est humide ou que la respiration devient pénible. Attention enfin aux matériaux anciens : dans un logement dont le permis de construire date d'avant juillet 1997, certains enduits, colles ou plaques peuvent contenir de l'amiante, et les peintures d'avant 1949 du plomb. Dans le doute, ne poncez pas et faites diagnostiquer.
Yeux, oreilles, mains et pieds
Les lunettes de protection marquées EN 166 arrêtent les éclats de carrelage, les gouttes d'enduit qui tombent du plafond et la poussière qui pique les yeux ; si vous portez des lunettes de vue, prenez un modèle surlunettes. Pour le bruit, la gêne commence bien avant la douleur : on considère qu'au-delà d'environ 80 dB sur une journée l'oreille s'use, et un perforateur, une meuleuse ou une scie dépassent largement ce niveau. Un casque antibruit d'un SNR autour de 30 dB se met et s'enlève en une seconde, ce qui en fait un choix pratique pour un bricoleur. Les gants de travail EN 388 protègent des coupures et des échardes en manipulant plaques, gravats et rails métalliques. Pour une démolition, des chaussures de sécurité S3 évitent qu'une brique tombée ou un clou dépassant ne termine la journée aux urgences. Prévoyez un jeu de protections pour chaque personne présente dans la pièce, pas seulement pour celle qui tient l'outil.
Les chutes : escabeau, câbles et sols glissants
La plupart des accidents de bricolage à la maison sont des chutes, et beaucoup arrivent de très bas. Bannissez la chaise ou le tabouret pour atteindre le plafond : un escabeau conforme à la norme EN 131, à plateforme et garde-corps, coûte moins cher qu'un poignet cassé. Ne montez jamais sur la dernière marche, et déplacez l'escabeau plutôt que de vous pencher. Au sol, les rallonges qui traversent la pièce, les chutes de rail et les sacs de gravats font trébucher : faites longer les câbles contre les murs et sortez les déchets au fur et à mesure. Un feutre de protection tient sous les pieds, alors qu'une bâche plastique fine glisse comme une patinoire, surtout sous l'escabeau. Les surchaussures jetables, très utiles pour traverser la maison, se retirent avant de monter sur un escabeau ou dans un escalier. Quand le plafonnier est démonté, un projecteur de chantier rechargeable évite de travailler dans la pénombre.
Nettoyer sans remettre la poussière en l'air
Un balai sur de la poussière de plâtre la remet en suspension et elle retombe partout une heure plus tard. Aspirez avec un aspirateur eau et poussières équipé d'un sac filtrant, qui retient la poussière fine avant le filtre ; sans sac, celui-ci se colmate en une séance. Pour un gros chantier de plâtrerie, les aspirateurs classés M selon la norme des aspirateurs professionnels filtrent mieux encore. Passez ensuite une serpillière à peine humide, jamais trempée. Faites le ménage du chantier chaque soir, pas seulement à la fin : moins la poussière s'accumule, moins elle voyage. Évacuez les gravats dans des sacs renforcés remplis à un poids que vous soulevez sans forcer, et déposez-les en déchetterie. Enfin, retirez combinaison et surchaussures à la porte de la zone, en les roulant vers l'intérieur, et lavez vos vêtements de travail à part.