Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste le matériel pour repeindre des volets en bois et leurs ferrures, ou un portail en métal : lessiver, gratter, poncer, passer une sous-couche puis deux couches de finition faite pour l'extérieur. Le matériel est rangé du plus nécessaire au superflu, avec les achats qui abîment plus qu'ils n'aident. Avant de changer de couleur, faites un détour par la mairie : l'aspect extérieur d'une maison est encadré, et la teinte peut l'être aussi.
Avant d'acheter la peinture : la couleur et la mairie
Repeindre des volets à l'identique ne demande en général aucune formalité. Changer de couleur, en revanche, modifie l'aspect extérieur du bâtiment, ce qui relève le plus souvent d'une déclaration préalable de travaux en mairie. Dans de nombreuses communes, le plan local d'urbanisme fixe un nuancier pour les menuiseries et les façades, et aux abords d'un monument historique ou dans un site patrimonial, l'accord de l'architecte des Bâtiments de France s'ajoute en principe. Renseignez-vous au service urbanisme avant d'acheter le moindre pot : il vous dira ce qui est demandé et quelles teintes sont admises. En copropriété, la couleur des volets participe à l'harmonie de l'immeuble, et un changement passe en principe par une décision de l'assemblée générale. Une façade entière est un autre chantier, avec échafaudage, démarches propres et souvent un professionnel : cette page couvre surtout les volets, le portail, les boiseries et les petites reprises.
La préparation, qui fait l'essentiel du résultat
Une peinture neuve ne tient pas mieux que la couche sur laquelle elle est posée. Commencez par décrocher les volets de leurs gonds et les poser à plat sur des tréteaux : vous peindrez les chants et le bas, là où l'eau stagne, et la peinture ne coulera pas. Lessivez pour retirer la poussière, le gras et les traces vertes, rincez et laissez sécher au moins une journée. Grattez tout ce qui s'écaille, jusqu'à ce que plus rien ne se soulève, puis poncez pour adoucir les bords des zones mises à nu et dépolir l'ancienne peinture saine. Si plusieurs couches cloquent partout, un décapant en gel ou une ponceuse excentrique font gagner des heures. Rebouchez fentes et trous à la pâte à bois, poncez de nouveau, dépoussiérez. Côté métal, brossez pentures, gonds et portail jusqu'au métal sain ou jusqu'à une rouille fine et adhérente. Portez lunettes, masque FFP2 et gants pendant toutes ces étapes.
Peintures anciennes : la question du plomb
Dans un logement construit avant 1949, les couches de peinture les plus anciennes peuvent contenir du plomb, autrefois courant dans les peintures de menuiserie. Tant qu'elles restent sous des couches récentes en bon état, elles ne posent pas de problème ; ce sont le ponçage à sec, le grattage énergique et le décapage thermique qui les transforment en poussières et en vapeurs toxiques. Si votre maison est ancienne et que vous devez retirer beaucoup de couches, renseignez-vous d'abord : un constat de risque d'exposition au plomb a peut-être été établi lors d'une vente ou d'une location, et des tests rapides existent, au résultat seulement indicatif. En cas de doute, préférez un décapant en gel et un travail à l'humide, portez un masque de classe FFP3, éloignez enfants, femmes enceintes et animaux du chantier, et ramassez les résidus au lieu de les balayer. Pour de grandes surfaces, une entreprise spécialisée reste la solution la plus sûre.
Sous-couche, deux couches, et le bon moment pour peindre
Sur le bois mis à nu, la sous-couche pour bois extérieur n'est pas facultative : sans elle, la finition pénètre mal et s'écaille dès le deuxième hiver. Viennent ensuite deux couches d'une peinture microporeuse pour boiseries extérieures, qui laisse le bois respirer ; une peinture murale d'intérieur, même de bonne qualité, ne résiste ni aux UV ni à la pluie. Si vous préférez voir le veinage, une lasure remplace la peinture, mais elle se renouvelle plus souvent et ne se pose que sur un bois nu ou déjà lasuré. Le moment compte autant que le produit : un temps sec, sans pluie annoncée dans les 24 heures, autour de 10 à 25 °C, et surtout pas en plein soleil, qui sèche la peinture trop vite en surface et la fait cloquer. Suivez l'ombre autour de la maison, évitez les matins de rosée et les fins de journée humides. Au pinceau dans les rainures, au petit rouleau mousse sur les surfaces planes, en couches fines plutôt qu'en une seule épaisse.