Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page s'adresse à ceux qui ont déjà leur équipement de base, casque, blouson, pantalon et bottes, et qui veulent continuer à rouler de novembre à mars, pour le trajet du travail comme pour la balade du dimanche, à moto ou en scooter. Vous y trouverez ce qui compte vraiment, des gants à la sous-couche, ce qui se discute, comme le chauffage électrique, et ce qui ne sert à rien ou ne répond pas à l'obligation, avec des fourchettes de prix honnêtes.
Les mains d'abord : gants, manchons ou chauffage
Ce sont les mains qui arrêtent les motards en hiver, et ce sont elles qui commandent le frein et l'embrayage. Le réflexe courant est d'acheter les gants les plus épais possible ; c'est le piège classique, car un gant très rembourré fait perdre la sensation des leviers et finit par donner froid en comprimant les doigts. Partez d'un gant moto d'hiver homologué EN 13594, imperméable, à manchette longue qui recouvre la manche du blouson, pris à votre taille exacte. Si c'est encore insuffisant, trois solutions se combinent : des sous-gants fins en soie ou en mérinos, à condition qu'ils ne serrent pas ; des manchons de guidon, les plus efficaces contre le vent, très répandus en scooter et de plus en plus présents sur les motos de trajet ; ou des poignées chauffantes, qui chauffent la paume directement. Les gants chauffants existent aussi en version moto certifiée, mais demandent une batterie à recharger chaque soir et coûtent nettement plus cher.
Le corps : trois couches fines plutôt qu'un gros pull
Sous le blouson, la chaleur vient de l'empilement. Contre la peau, un haut et un collant techniques en synthétique ou en mérinos, jamais en coton : le coton garde la transpiration du trajet aller et vous glace au premier arrêt. Par-dessus, une polaire fine ou une doudoune très légère, près du corps. Évitez les couches épaisses sous un blouson ajusté : elles compriment, font sortir les protections des coudes et des épaules de leur place, et isolent moins au lieu d'isoler plus. Le blouson doit fermer sans forcer, doublure thermique en place si le vôtre en a une. Aux pieds, une seule paire de chaussettes montantes en laine mélangée, dans des bottes qui ne serrent pas : deux paires superposées ou une chaussette en coton donnent plus froid, pas moins. Pour les jours sous zéro ou les longs trajets, un gilet chauffant sous le blouson apporte un vrai confort, porté sur une première couche et réglé d'abord au niveau bas.
Voir et être vu quand il fait sombre et humide
En hiver, on part et on rentre souvent de nuit, sur des routes mouillées, parfois salées. Deux sujets deviennent prioritaires. La buée d'abord : un écran qui s'embue au premier feu rouge pousse à rouler visière entrouverte, ce qui refroidit le visage et fait pleurer les yeux. L'insert anti-buée, fixé à l'intérieur de l'écran, règle le problème quand le casque est prévu pour le recevoir, ce qu'il faut vérifier avant d'acheter ; gardez-le clair pour la nuit. Un écran propre compte autant : le sel et les traces grasses diffusent la lumière des phares en face, d'où un nettoyant adapté au polycarbonate plutôt que l'essuie-tout. La visibilité ensuite : le Code de la route impose au conducteur d'un deux-roues motorisé d'avoir un gilet de haute visibilité et de le porter en cas d'arrêt d'urgence. Beaucoup le portent aussi en roulant l'hiver, par-dessus un blouson ou une tenue de pluie souvent sombres, quand les automobilistes voient mal.
Scooter et trajets quotidiens : les solutions qu'on néglige
Pour qui roule tous les jours en ville ou en périphérie, les équipements les plus efficaces sont souvent les moins spectaculaires. Sur un scooter, le tablier couvre les jambes de la selle aux pieds et remplace à la fois le pantalon de pluie et une couche de chaleur ; associé aux manchons, il rend supportables des trajets de janvier qui seraient pénibles autrement. Veillez à ce qu'il soit bien tendu et loin de la roue, et à ce que les manchons laissent les leviers libres, guidon tourné en butée. Sur une moto, une tenue de pluie deux pièces enfilée par-dessus le blouson coupe aussi le vent, même par temps sec. Pensez enfin au cou, par où l'air froid s'engouffre sous le casque : un tour de cou en polaire ou une cagoule fine suffisent, sans écharpe, dont les pans flottent et peuvent se prendre dans une roue ou une chaîne. Et gardez en tête que des pneus froids adhèrent moins : la meilleure tenue d'hiver ne dispense pas d'adapter son allure, surtout le matin sur une chaussée givrée.