Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce qu'il faut autour de l'appareil pour passer l'hiver, du stockage des bûches à l'allumage, du vidage des cendres aux détecteurs, et ce qui ne sert à rien malgré les rayons bien garnis à l'automne. Les besoins sont classés en quatre niveaux, avec une fourchette de prix pour chacun. L'installation de l'appareil, le conduit et le ramonage relèvent de professionnels : la page vous dit quand vous en préoccuper, elle ne les remplace pas.
Le bois sec, première condition d'un bon feu
La plupart des soucis d'un poêle viennent du bois. Une bûche humide brûle mal, fume, noircit la vitre en une soirée, encrasse le conduit et chauffe beaucoup moins : une partie de l'énergie part à évaporer l'eau. On vise en général un bois à moins de 20 % d'humidité, ce qui demande souvent un an et demi à deux ans de séchage à l'air pour un feuillu fendu. Un humidimètre à pointes, planté dans une bûche fraîchement refendue, tranche la question en dix secondes, à la livraison comme en cours d'hiver. Le stock principal se garde dehors, sous un abri couvert qui laisse l'air circuler, surélevé du sol ; seule la réserve de deux ou trois jours entre dans la maison, sur un range-bûches placé à distance du poêle. Pour allumer, prévoyez du petit bois fendu fin, que vous achetez en sac ou que vous faites à la hachette.
Allumer proprement, sans produit pétrolier
La méthode la plus répandue aujourd'hui est l'allumage par le haut : deux ou trois bûches moyennes au fond, une couche de petit bois croisé dessus, et deux allume-feux naturels posés tout en haut. Le feu descend doucement, le conduit chauffe vite, et la fumée des premières minutes brûle au lieu de sortir par la cheminée. Ouvrez l'arrivée d'air en grand au démarrage, puis réduisez quand les bûches sont bien prises, en suivant la notice de votre appareil. Les allumettes longues évitent de passer la main au-dessus du petit bois. À bannir : les journaux imprimés en couleur en grande quantité, les cartons, le bois peint, traité ou aggloméré, les déchets, et surtout tout liquide inflammable. Une vitre qui reste propre et une fumée presque invisible dehors sont les deux signes d'un feu qui brûle bien.
Les cendres : le vrai risque d'incendie
Des cendres qui paraissent froides peuvent contenir des braises actives pendant plusieurs jours. Chaque hiver, des incendies partent d'un seau en plastique, d'un carton ou d'une poubelle dans lesquels on a vidé le cendrier le lendemain de la flambée. La règle est simple : un seau en métal avec couvercle, posé dehors ou sur un sol non combustible, loin du bois et des murs, et plusieurs jours d'attente avant de vider au jardin ou dans la poubelle. Laissez une fine couche de cendres au fond d'un foyer de cheminée, elle protège la sole, sauf indication contraire de la notice de votre poêle. Pour le nettoyage, un aspirateur à cendres à cuve métallique évite le nuage gris, à condition de n'aspirer que du froid. Des gants en cuir à manchette et un serviteur complet évitent de manipuler quoi que ce soit à mains nues près des braises.
Détecteurs, ramonage et sécurité autour de l'appareil
Un appareil à bois produit du monoxyde de carbone, un gaz sans odeur ni couleur, surtout quand le tirage est mauvais ou que le feu couve. Le détecteur de monoxyde n'est pas obligatoire en France, contrairement au détecteur de fumée, mais il est vivement recommandé dans un logement chauffé au bois : posez-le dans la pièce du poêle, à la hauteur et à la distance indiquées par sa notice, et gardez un détecteur de fumée entre le séjour et les chambres. Le ramonage mécanique par un professionnel est obligatoire au moins une fois par an ; un second passage, pendant la saison de chauffe, peut être exigé selon l'usage ou les règles locales, et reste conseillé si le poêle chauffe tout l'hiver. Gardez l'attestation remise par le ramoneur, votre assureur peut la demander après un sinistre. Avec de jeunes enfants, une grille fixée autour du poêle évite les brûlures sur la vitre et les parois.