Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page explique ce qui fonctionne vraiment pour s'en débarrasser, avec le matériel et son prix : repérer la bonne galerie, poser des pièges là où l'animal repasse, protéger les zones qui comptent, puis réparer le gazon. Elle dit aussi ce qui ne marche pas, alors que les rayons en sont pleins. Les besoins sont classés en quatre niveaux : indispensable pour régler le problème, utile pour éviter qu'il revienne, confort, et inutile, avec la raison.
Taupe, campagnol ou mulot : savoir à qui on a affaire
Avant d'acheter quoi que ce soit, regardez les dégâts. La taupe laisse des monticules de terre fine et ronds, sans trou visible au sommet, souvent alignés le long d'une galerie, et parfois des bourrelets de surface sur une pelouse humide. Elle mange des vers et des larves, pas vos plantes : elle abîme les racines en passant, sans les ronger. Le campagnol, lui, laisse des trous ouverts de quelques centimètres et des buttes plus plates, et il dévore les racines, les bulbes et les carottes par-dessous : au potager, une plante qui fane d'un coup et vient toute seule quand on la tire, c'est lui. Le mulot vit plutôt en surface, dans les haies et les tas de bois. Les pièges à taupe ne conviennent pas aux campagnols, qui demandent des pièges plus petits. Se tromper d'animal, c'est acheter le mauvais matériel et attendre des semaines pour rien.
Poser un piège là où la taupe repasse
La taupinière n'est que le déblai d'une galerie : la taupe n'y revient pas. Ce qu'il faut trouver, c'est le couloir de passage qui relie deux monticules récents, en général en ligne droite entre eux, à dix ou vingt centimètres sous la surface. Enfoncez la sonde tous les quinze centimètres entre deux taupinières fraîches : quand elle s'enfonce d'un coup, vous êtes dans la galerie. Ouvrez au transplantoir juste la largeur du piège, retirez la terre éboulée, posez le piège armé dans l'axe du couloir, puis refermez le dessus avec une motte pour remettre la galerie dans le noir. Portez des gants qui ont touché de la terre, pas des gants neufs. Plantez un piquet à côté de chaque piège, pour le retrouver et pour que personne ne mette la main dessus. Vérifiez matin et soir. Si rien ne s'est passé en trois jours, la galerie est abandonnée : déplacez le piège sur un tunnel où une taupinière vient d'apparaître.
Ce qui ne marche pas, et pourquoi on y croit
Les rayons de jardinerie regorgent de solutions sans piège, et presque toutes déçoivent. Les piquets à ultrasons ou à vibrations n'ont pas montré d'effet durable : la taupe s'y habitue ou déplace ses galeries de quelques mètres. Les cartouches fumigènes se perdent dans un réseau qui fait parfois plusieurs dizaines de mètres, avec de nombreuses sorties. Les répulsifs à l'huile de ricin ont un effet passager, que la première grosse pluie efface. Les remèdes de grand-mère, bouteilles plantées dans le sol, moulinets, piments, cheveux, marc de café, n'ont jamais fait fuir une taupe pour de bon. Si ces méthodes semblent marcher, c'est souvent que la taupe est partie d'elle-même chasser ailleurs, comme elle le fait à certaines saisons. Quant aux appâts et gaz toxiques d'autrefois, la plupart sont aujourd'hui retirés de la vente ou réservés aux professionnels, ce qui est une bonne chose dans un jardin où jouent des enfants et des animaux.
Protéger ce qui compte : potager, massifs, gazon neuf
On ne protège pas un jardin entier contre les taupes, mais on peut mettre à l'abri ce qui compte le plus. Pour un potager en carré ou un bac surélevé, un grillage galvanisé à petite maille posé à plat au fond, avant de remplir de terre, arrête taupes et campagnols tout en laissant passer l'eau et les vers. Pour une pelouse que vous allez semer, la même technique est possible sur une petite surface : décaisser, poser le grillage à une quinzaine de centimètres de profondeur, puis remettre la terre. Autour d'une bordure ou d'un massif, un grillage enterré verticalement sur trente à cinquante centimètres freine les incursions, sans les arrêter toutes. Gardez enfin à l'esprit qu'un sol riche en vers de terre attire naturellement les taupes : c'est le signe d'une terre en bonne santé, et la chasse est à recommencer de temps en temps quand un voisin en héberge.
Remettre la pelouse en état sans la tasser
Piétiner les taupinières pour les aplatir tasse la terre et étouffe le gazon dessous : vous obtenez une plaque nue où la mousse s'installe. Étalez plutôt chaque monticule au râteau sur un mètre carré autour, en couche fine, ou ramassez la terre dans une brouette. Cette terre est fine, sans cailloux et déjà ameublie : passée au tamis, elle fait un excellent support pour les semis et les rempotages. Là où le gazon a disparu, griffez légèrement, semez un gazon de regarnissage, recouvrez d'un demi-centimètre de terreau, puis arrosez en pluie fine tous les jours tant que les graines n'ont pas levé. Les meilleures périodes sont le printemps et le début de l'automne, quand le sol est tiède et humide. Attendez d'avoir réglé le problème de la taupe avant de semer, sinon les nouvelles taupinières recouvriront vos semis en une nuit.