Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste le matériel qui rend le trajet vivable, de quoi ranger, occuper sans écran, regarder un film sans imposer le son au conducteur, boire, goûter et parer au mal des transports. Les besoins sont classés en quatre niveaux, avec un budget indicatif pour chacun. La liste suppose que chaque enfant voyage déjà dans un siège auto ou un rehausseur adapté à sa taille et à son poids : c'est le seul équipement qui ne se discute pas.
Tout à portée de main, rien en vrac
La règle qui change un trajet : l'enfant doit pouvoir se servir seul. Un organiseur accroché au dos de chaque siège avant accueille la gourde, le livre, l'ardoise, le doudou et la tablette ; le passager avant n'a plus à se contorsionner à chaque demande. Tout ce qui ne sert pas dans l'heure va dans le coffre, au-dessous des bagages les plus lourds. Dans l'habitacle, pas d'objet lourd ni dur posé sur la plage arrière, la banquette ou le tableau de bord : en cas de freinage fort, une bouteille d'un litre ou un sac de courses est projeté vers l'avant avec une force sans rapport avec son poids. Préparez la veille un petit sac du voyage, séparé des valises, avec le goûter, les lingettes, les sacs pour le mal au cœur, un change et un paquet de mouchoirs. C'est ce sac qu'on attrape à l'aire de repos sans rouvrir le coffre.
Jeux sans écran : alterner plutôt que remplir
Un enfant se lasse d'un jeu en vingt minutes, même d'un jeu qu'il adore. Plutôt que d'emporter un gros sac de jouets, prévoyez trois ou quatre activités que vous sortez une par une, et gardez-en une en réserve pour la dernière heure, la plus difficile. Les jeux magnétiques tiennent malgré les virages, l'ardoise effaçable remplace feutres et cahiers, les cartes d'observation font regarder dehors et se jouent en famille. Ajoutez les jeux qui ne coûtent rien : devinettes, chansons, le premier qui voit un pont, une histoire que chacun continue à tour de rôle. Pour les plus jeunes, un livre cartonné et un doudou suffisent souvent. Évitez les jeux à petites pièces, la pâte à modeler et les feutres sans capuchon : tout ce qui tombe entre les sièges est perdu jusqu'au prochain nettoyage, et un enfant attaché ne peut pas le ramasser.
Tablette : oui, mais avec un casque
Un film fait passer une heure et demie sans effort, et il n'y a pas de honte à s'en servir sur un long trajet. Deux conditions le rendent supportable pour tout le monde. D'abord un casque par enfant, à volume limité : sans lui, le conducteur entend le dessin animé pendant des heures, ce qui le fatigue et le distrait. Ensuite une fixation : une tablette tenue à bout de bras ou posée sur les genoux fait baisser la tête, ce qui n'aide pas les enfants sensibles au mal des transports, et elle devient un objet libre en cas de freinage. Un support pincé sur les tiges de l'appuie-tête, ou la poche transparente de l'organiseur, règle les deux problèmes. Téléchargez les films avant de partir, car la connexion est aléatoire sur autoroute, et prévoyez un chargeur allume-cigare avec un câble assez long pour atteindre la banquette.
Mal des transports : s'organiser plutôt que subir
Certains enfants y sont sujets, d'autres jamais, et on ne le découvre souvent qu'en route. Quelques habitudes aident : faire regarder loin devant ou dehors plutôt que vers le bas, aérer régulièrement, éviter un repas copieux juste avant de partir comme le trajet le ventre vide, et limiter la lecture et l'écran tenu à la main chez l'enfant qui a déjà été malade. Côté matériel, gardez dans la portière des sacs prévus pour cela, qui se ferment, avec un rouleau d'essuie-tout, des lingettes et un change complet dans le sac du voyage. Installez l'enfant sensible au milieu de la banquette quand son siège le permet, il voit mieux la route. Pour tout ce qui relève d'un médicament ou d'un traitement préventif, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant le départ : ce n'est pas l'objet de cette page.
Les pauses et l'heure de départ
La Sécurité routière recommande une pause toutes les deux heures environ, et avec des enfants ce rythme s'impose de lui-même. Choisissez des aires équipées de jeux et d'espaces verts, faites courir tout le monde dix minutes, et profitez-en pour vider la poubelle de voiture et remplir les gourdes. Partir très tôt, quand les enfants se rendorment dans leur siège, fait gagner deux ou trois heures calmes ; partir juste après le déjeuner cale souvent la sieste sur la route. Pour un enfant récemment propre, le pot pliable dans le coffre évite de chercher des toilettes entre deux sorties. En été, les pare-soleil latéraux limitent la chaleur sur la banquette pendant la route, mais ne laissez jamais un enfant seul dans une voiture à l'arrêt, même quelques minutes, même vitres entrouvertes.