Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce qu'il faut pour dormir un peu, garder un téléphone chargé, ménager ses jambes et ne pas geler sous la bouche d'aération, avec les caractéristiques qui comptent et un budget honnête. Indispensable : dans le sac à vos pieds le jour du départ. Utile : ce qui rend les heures plus faciles sur un vol de nuit. Confort : les petits plus si la place le permet. Inutile : ce qui encombre le sac ou que la compagnie fournit déjà. Tout ce qui touche aux médicaments pour dormir ou aux traitements relève de votre médecin.
Le sac à vos pieds : tout ce qui sert pendant le vol
Sur un long-courrier, le coffre à bagages au-dessus de vous devient inaccessible dès que votre voisin côté couloir s'endort. Tout ce qui sert en vol doit donc tenir dans un petit sac glissé sous le siège de devant : masque, bouchons, coussin dégonflé, chaussettes chaudes, batterie et câble, écouteurs, gourde vide, trousse de toilette de cabine, un pull ou un grand foulard. La valise cabine reste là-haut avec le reste. Préparez ce sac comme une trousse de nuit, dans l'ordre où vous en aurez besoin, avec les objets du sommeil sur le dessus. Juste après le décollage, sortez ce qui sert pendant les premières heures et remettez le sac en place : la place sous le siège est aussi celle de vos pieds, et un sac trop plein vous prive de la seule position où l'on peut étendre un peu les jambes.
Dormir en classe économique
Personne ne dort vraiment bien assis, mais quelques heures de sommeil changent l'arrivée. Trois objets suffisent. Un masque occultant à coques, qui ne touche pas les paupières et reste en place quand vous tournez la tête. Des bouchons en mousse bien posés : roulés fin, oreille tirée vers le haut, tenus quelques secondes le temps qu'ils gonflent. Un coussin de nuque qui empêche la tête de basculer : le modèle gonflable se range dans une poche une fois dégonflé, là où le coussin à mémoire de forme, plus confortable, encombre le sac pendant tout le voyage. Tournez-le au besoin, partie épaisse sous le menton, si vous dormez tête en avant. Réservez un hublot si vous voulez appuyer la tête et ne pas être réveillé par les passages, un couloir si vous voulez vous lever sans déranger. Enfin, calez votre sommeil sur l'heure d'arrivée : sur un vol de nuit vers l'Asie, dormez dès que possible ; sur un vol de jour vers l'Amérique, restez plutôt éveillé pour vous coucher tôt en arrivant.
Jambes, froid et eau : ménager le corps sur douze heures
L'immobilité, l'air sec et la climatisation font l'essentiel de l'inconfort d'un long vol. Levez-vous toutes les deux heures environ, marchez jusqu'à l'arrière de l'appareil, et faites en restant assis des mouvements de chevilles et de mollets. Beaucoup de voyageurs portent des chaussettes de contention de voyage pour limiter les jambes lourdes ; si vous avez des antécédents de phlébite, êtes enceinte, suivez un traitement hormonal ou avez été opéré récemment, demandez à votre médecin avant le départ ce qui vous convient. La cabine est souvent fraîche, surtout la nuit : une paire de chaussettes épaisses et un pull comptent plus qu'on ne le croit une fois les chaussures retirées. L'air y est très sec, ce qui fatigue : buvez de l'eau régulièrement, davantage que du café ou de l'alcool. Une gourde souple passe le contrôle vide et se remplit ensuite à une fontaine de la zone d'embarquement ou auprès de l'équipage.
Batterie, liquides, prises : les règles qui piègent
Les batteries externes et les batteries au lithium de rechange voyagent en cabine, jamais dans un bagage enregistré en soute : un départ de feu en soute ne peut pas être maîtrisé. Jusqu'à 100 Wh, soit environ 27 000 mAh, une batterie est en principe acceptée sans formalité ; au-delà, l'accord de la compagnie est nécessaire, et plusieurs compagnies interdisent désormais de l'utiliser ou de la recharger pendant le vol : vérifiez sur le site de la vôtre avant de partir. Pour les liquides, la règle de référence reste le flacon de 100 ml au plus, dans un sac transparent d'environ un litre ; certains aéroports équipés de nouveaux scanners l'assouplissent, mais pas tous, et pas forcément celui du retour. Préparez votre trousse selon la règle stricte. Enfin, prévoyez un adaptateur de prise dès que vous sortez d'Europe : les prises américaines, britanniques, australiennes et beaucoup de prises asiatiques ne reçoivent pas la fiche française.