Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste le matériel qui rend le trajet et le séjour plus simples, en train, en avion ou en voiture. Les besoins sont classés en quatre niveaux. Indispensable : ce qui évite les situations bloquantes. Utile : selon la façon dont la personne marche et dont vous voyagez. Confort : ce qui rend les longues heures plus faciles. Inutile : des achats tentants qui compliquent le voyage. Ces conseils portent sur le matériel ; pour la santé de la personne, l'avis de son médecin passe avant tout.
Fauteuil, rollator ou canne-siège : partir du trajet réel
Le bon matériel dépend moins de l'état de la personne à la maison que de ce que le voyage lui demandera. Une personne qui marche bien chez elle peut avoir besoin d'un fauteuil pour traverser une gare, un aéroport ou un musée, où les distances se comptent en centaines de mètres. Pour ces moments, le fauteuil de transfert, poussé par un accompagnant, est le plus simple à emporter. Si la personne marche encore volontiers mais doit s'arrêter souvent, le rollator lui laisse son autonomie et offre un siège partout ; la canne-siège suffit à celle qui marche correctement mais ne supporte pas d'attendre debout. Beaucoup de familles combinent un fauteuil léger pour les longues distances et une canne-siège pour les visites. Si la personne se déplace en fauteuil au quotidien, elle part avec le sien, réglé pour elle : le matériel de cette page vient alors en complément.
Peser, plier, mesurer : l'essai à faire avant le départ
L'erreur la plus fréquente est de découvrir sur le parking de la gare que le fauteuil est trop lourd à soulever ou ne rentre pas dans le coffre. Avant le départ, faites un essai complet avec la personne qui le manipulera : pliage, levage dans le coffre, dépliage, mise en place des repose-pieds. Un fauteuil de transfert d'une dizaine de kilos se soulève sans difficulté ; un fauteuil standard en acier de 18 kg devient vite un problème au troisième coffre de la journée. Mesurez le coffre, sièges relevés, et comparez avec les dimensions du fauteuil plié. Rangez-le dans une housse : elle protège le fauteuil et les bagages, garde ensemble les pièces amovibles et facilite le passage en soute. Prévoyez enfin une petite trousse avec une clé adaptée au fauteuil, une pompe si les pneus sont gonflables, et notez son poids et ses dimensions pour les réservations.
Train et avion : réserver l'assistance et préparer le fauteuil
En gare comme à l'aéroport, une assistance gratuite existe pour les personnes à mobilité réduite : un agent accueille la personne, l'accompagne jusqu'à sa place et prend le relais à l'arrivée. Elle se réserve à l'avance, au moment de l'achat du billet ou juste après. Dans l'Union européenne, il est demandé de prévenir la compagnie aérienne au moins 48 heures avant le départ, et le transport du fauteuil est en principe gratuit. Le jour du voyage, présentez-vous plus tôt que d'habitude au point de rendez-vous indiqué. En avion, le fauteuil de la personne voyage généralement en soute et un fauteuil de l'aéroport prend le relais : retirez coussin, sacoche et pièces amovibles, gardez-les en cabine, et collez une étiquette avec votre nom et votre téléphone. Pour un fauteuil électrique, la batterie doit être déclarée bien avant : les règles varient d'une compagnie à l'autre.
La salle de bain et la chambre à destination
C'est l'endroit où les vacances se compliquent le plus souvent, et le moins préparé. Avant de réserver, posez à l'hébergement des questions précises : y a-t-il une marche à l'entrée, une douche de plain-pied ou une baignoire, quelle est la hauteur des toilettes, y a-t-il des barres d'appui. Les photos ne montrent presque jamais ces détails. En voiture, emportez ce qui manque : un rehausseur de WC qui se pose sur la cuvette, un tabouret de douche à accoudoirs, et si besoin un cadre de toilettes qui se pose sans perçage. Une barre à ventouses, tentante parce qu'elle ne demande aucun outil, n'est pas un appui fiable sur un carrelage inconnu. Pensez aussi à la nuit : dans une chambre qu'on ne connaît pas, le trajet vers les toilettes se fait à tâtons, et quelques veilleuses à détecteur posées sur le parcours évitent de chercher l'interrupteur.
En voiture : les pauses et les gestes qui épargnent
La voiture reste la façon la plus souple de partir avec une personne à mobilité réduite : on emporte tout le matériel et on s'arrête quand on veut. Prévoyez une pause toutes les heures et demie à deux heures, pour marcher quelques pas et changer de position, et choisissez des aires équipées de toilettes accessibles. Pour monter et descendre, un coussin pivotant posé sur le siège passager fait tourner le bassin d'un bloc, une poignée glissée dans la gâche de la portière donne un appui solide pour se relever, et une sangle lève-jambe aide à rentrer une jambe raide. Installez la personne côté trottoir, siège reculé au maximum, dossier légèrement incliné. Gardez à portée de main, dans une pochette, les papiers utiles : pièce d'identité, ordonnances en cours, carte de mutuelle, réservations et numéros de l'assistance, pour ne pas fouiller le coffre à chaque arrêt.