Nos conseils
À savoir avant de commander
Bien l'accueillir tient donc en deux chantiers : une cage spacieuse où il dort et fait ses besoins, et un logement rendu sûr pour les heures où il en sort. Cette page liste ce qu'il faut réellement, avec les dimensions qui comptent, une fourchette de prix honnête, et les erreurs qui coûtent le plus cher : cage trop petite, mauvaise litière, trous oubliés derrière les meubles. Indispensable : le jour de l'arrivée. Utile : les premières semaines. Confort : ensuite. Inutile : ce que l'on regrette souvent. La santé, les vaccins et l'identification relèvent du vétérinaire.
Une cage en hauteur, mais une vie hors de la cage
La cage n'est pas l'endroit où vit le furet : c'est sa chambre, celle où il dort et reste en sécurité quand personne ne le surveille. Il a besoin de sortir plusieurs heures chaque jour, dans une pièce préparée pour lui. Choisissez une cage haute, à deux ou trois niveaux, d'au moins un mètre de hauteur, avec des barreaux serrés : un furet passe là où sa tête passe. À l'intérieur, organisez trois zones séparées : le couchage en haut, avec un ou deux hamacs, la gamelle et l'eau au milieu, la litière dans un angle du bas. Il ne fait jamais ses besoins là où il dort, et refusera un bac placé contre son hamac. Recouvrez les plateaux grillagés d'un tapis ou d'une plaque, ses pattes n'étant pas faites pour la grille. Enfin, installez la cage dans une pièce tempérée, loin d'une fenêtre en plein soleil : le furet supporte mal la chaleur, bien plus que le froid.
Le bac d'angle et la bonne litière
Le furet recule dans un coin pour faire ses besoins, souvent toujours le même. Un bac d'angle à dos haut, fixé aux barreaux, épouse ce comportement au lieu de le combattre. La litière à privilégier est en granulés de bois compressé, non parfumés : elle absorbe bien, garde les odeurs et ne colle pas. Évitez la litière agglomérante pour chat, qui colle au nez et aux pattes d'un animal qui fouille tout, et les copeaux de résineux, poussiéreux et odorants. Hors de la cage, placez un bac dans chaque pièce où il joue, dans le coin qu'il a déjà choisi : si vous trouvez des crottes au même endroit deux fois, mettez-y un bac plutôt que de le gronder. La propreté s'apprend en quelques semaines, rarement parfaitement. Videz les crottes tous les jours et changez toute la litière deux fois par semaine : une partie de l'odeur que l'on prête au furet vient d'un bac trop peu entretenu.
Sécuriser la maison : penser à hauteur de furet
Avant la première sortie, passez dans chaque pièce à quatre pattes. Tout vide de plus de trois ou quatre centimètres est une entrée possible : dessous de canapé et de lit, espace derrière la machine à laver et le réfrigérateur, plinthes des meubles de cuisine, conduits, trou d'évacuation. Un furet coincé derrière un électroménager ou à l'intérieur d'un canapé convertible est un accident classique. Fermez ces passages avec des bandes bloque-passage, des planches ou du carton fort, gainez les câbles au ras du sol et posez des verrous dans les placards bas, qu'il apprend à ouvrir. Retirez de sa portée tout ce qui est en caoutchouc ou en mousse, élastiques, bouchons d'oreille, semelles, télécommandes : il les mâche et en avale des morceaux. Pendant les sorties, vérifiez le tambour de la machine à laver et le fauteuil inclinable avant de les utiliser, et gardez portes d'entrée et fenêtres fermées.
Jouer avec lui, et comprendre pourquoi il mordille
Le furet joue en sautillant, en se jetant sur vous et en mordillant, comme il le ferait avec un congénère. Un jeune furet ne connaît pas la force de ses dents, et une morsure qui pince est le plus souvent une invitation au jeu ou une excitation, pas de l'agressivité. Détournez-le vers un jouet dès qu'il attrape une main, et cessez le jeu quelques minutes s'il insiste : il apprend vite que les dents arrêtent la partie. Un tunnel en tissu, un bac à fouille rempli de balles, une canne à pêche ou un simple carton percé de trous l'occupent mieux qu'une pile de jouets. Choisissez des jouets durs et assez gros pour ne pas tenir dans sa gueule, et bannissez tout ce qui est mou, en latex ou en mousse. Un furet qui reste seul toute la journée s'ennuie : beaucoup de propriétaires finissent par en accueillir deux, qui jouent ensemble.
Ce qui relève du vétérinaire
Les vaccins, l'identification, la stérilisation et les traitements antiparasitaires d'un furet se décident en consultation, avec un vétérinaire qui connaît bien cet animal, ce qui n'est pas le cas de tous : renseignez-vous avant l'arrivée. Il vous dira ce qui est obligatoire ou recommandé selon votre situation, notamment si vous voyagez avec lui. Prévoyez une visite dans les jours qui suivent l'adoption, avec les documents de l'éleveur ou de l'association. Posez-y vos questions d'alimentation plutôt que de changer de croquettes à l'aveugle. L'odeur musquée du furet est naturelle : les bains fréquents ne la font pas disparaître, ils peuvent même la renforcer en poussant la peau à produire davantage de sébum. Une litière et des hamacs propres font bien plus. Enfin, notez quelque part le numéro d'une clinique d'urgence qui accepte les furets.