Nos conseils
À savoir avant de commander
Les besoins sont classés en quatre niveaux. Indispensable : à avoir le jour de l'arrivée. Utile : dans les deux premières semaines. Confort : quand le chat a pris ses marques. Inutile : ce que beaucoup achètent et regrettent, avec la raison. Tout ce qui touche à la santé, à l'identification et aux vaccins relève du vétérinaire, et cette page n'en parle que pour vous dire quand poser la question.
Ce qui doit être prêt avant d'ouvrir la caisse
Un chat qui arrive découvre un territoire entier d'un coup, et la plupart des ratés des premiers jours viennent de là. Préparez une seule pièce, calme, porte fermée, avec tout dedans : le bac à litière dans un coin, les gamelles à l'opposé, un couchage en hauteur, un griffoir, et une cachette au ras du sol, un carton retourné fait très bien l'affaire. Posez la caisse ouverte au milieu et laissez le chat sortir quand il veut, sans le tirer ni vous pencher au-dessus de lui. Certains sortent en dix minutes, d'autres restent sous le lit trois jours : les deux sont normaux. Vous ouvrirez le reste du logement progressivement, une pièce à la fois, sur une à deux semaines. Ce qui doit absolument être acheté avant de partir chercher l'animal tient en six lignes : la caisse de transport, deux bacs et leur litière, deux gamelles, de quoi le nourrir le soir même, et un griffoir vertical. Le reste peut attendre le week-end suivant sans que personne n'en souffre.
La litière : nombre, emplacement, entretien
La règle admise est un bac par chat plus un, soit deux bacs pour un seul chat, placés dans deux endroits différents et jamais côte à côte. Le surcoût est faible et il prévient une bonne partie des problèmes de malpropreté. Chaque bac veut un coin tranquille, à l'écart des gamelles, du passage et des appareils bruyants : personne ne mange à côté de ses toilettes, un chat non plus. Retirez les blocs deux fois par jour, et videz entièrement le bac une fois par mois à l'eau chaude avec un détergent doux, sans javel. Gardez au début la litière utilisée par le refuge : un changement brutal de texture le jour de l'arrivée est l'une des causes les plus fréquentes d'accidents. Si le chat urine hors du bac de façon répétée, ce n'est pas un caprice : vérifiez d'abord l'emplacement et la propreté du bac, puis prenez rendez-vous chez le vétérinaire, car un trouble urinaire se manifeste souvent de cette manière.
Griffer, grimper, observer : l'appartement vu par le chat
Trois besoins structurent la vie d'un chat en intérieur, et les satisfaire coûte moins cher que de réparer ensuite. Griffer d'abord : c'est un marquage et un entretien des griffes, pas une bêtise. Installez un griffoir vertical stable à côté du lieu de sieste et un carton horizontal ailleurs, puisqu'on ne sait pas à l'avance quelle position le chat préfère. Grimper ensuite : un chat se sent en sécurité en hauteur. Libérez le dessus d'un meuble, ajoutez une étagère ou un hamac de fenêtre plutôt que d'essayer de l'en empêcher. Observer enfin : une fenêtre avec de la lumière et du mouvement occupe un chat d'appartement mieux que n'importe quel jouet. À cela s'ajoute le jeu avec vous, dix minutes deux fois par jour à la canne à pêche, en terminant toujours par une prise. Un chaton qui mord les chevilles le soir est presque toujours un chaton qui n'a pas chassé de la journée.
Fenêtres, balcon et plantes : sécuriser un logement en étage
En appartement, deux risques reviennent. Les chutes d'abord : une fenêtre oscillo-battante entrouverte est un piège, le chat s'y engage par le haut et reste coincé ; un balcon à barreaux espacés se franchit très vite. Un filet à mailles fines, posé sur pinces pour ne rien percer chez un locataire, traite les deux, à condition de vérifier ce que le règlement de copropriété autorise côté façade. Les plantes ensuite : plusieurs plantes courantes sont toxiques pour le chat. Les lis sont les plus dangereux, pollen et eau du vase compris, et peuvent provoquer une atteinte rénale grave ; le dieffenbachia, le philodendron, le pothos, l'amaryllis et le muguet posent aussi problème. Le plus simple est de les sortir du logement avant l'arrivée plutôt que de les mettre en hauteur, ce qui n'arrête aucun chat. En cas d'ingestion suspectée, appelez sans attendre votre vétérinaire ou un centre antipoison animal.
Ce qui relève du vétérinaire, pas d'une liste d'achats
L'identification d'un chat, par puce électronique ou par tatouage, est obligatoire en France et se fait chez le vétérinaire ; un refuge remet en principe un animal déjà identifié, et le changement de détenteur doit être enregistré à votre nom dans le fichier national. Les vaccins, la stérilisation, la vermifugation et les traitements antiparasitaires se décident en consultation, selon l'âge, le passé de l'animal et son mode de vie : rien de tout cela ne s'achète sur une liste, et rien ne s'improvise avec un produit trouvé en ligne. Prévoyez une première visite dans les jours qui suivent l'adoption, avec les documents remis par le refuge, et posez-y vos questions d'alimentation plutôt que de changer les croquettes de votre côté. Gardez enfin le numéro de votre vétérinaire et celui du service d'urgence de votre secteur notés quelque part de visible : c'est la nuit d'un week-end qu'on les cherche.