Nos conseils
À savoir avant de commander
Ce n'est pas une fatalité : l'essentiel se joue sur le toit en été, sur le chauffage et l'humidité en hiver, et sur un mobilier qui supporte le soleil derrière le verre. Cette page liste ce qu'il faut pour rendre une véranda existante vivable, classé en quatre niveaux : indispensable, utile, confort, et ce qu'on regrette souvent d'avoir acheté. Elle ne traite ni de la construction ni de l'isolation du bâti, qui relèvent d'un professionnel.
L'été : arrêter le soleil avant qu'il traverse le verre
La chaleur d'une véranda vient surtout du toit. Le soleil de midi traverse le vitrage ou le polycarbonate, chauffe le sol et les meubles, et cette chaleur ne ressort plus. Un store intérieur coupe la lumière, mais la chaleur est déjà entrée : il en arrête une partie seulement. La solution la plus efficace et la moins chère reste une toile d'ombrage tendue à l'extérieur, au-dessus de la toiture, fixée sur la structure et jamais en marchant sur le toit. Sur les côtés, des stores plissés filtrent la lumière rasante du matin ou du soir, et un film anti-chaleur peut compléter sur les vitres les plus exposées, après avoir vérifié sa compatibilité avec le vitrage. Le reste est une affaire d'air : ouvrez les aérations hautes et une porte basse le soir et la nuit pour créer un courant d'air, fermez tout en milieu de journée, et laissez un ventilateur brasser l'air pendant que vous y êtes.
L'hiver : chauffer juste et chasser l'humidité
Une véranda perd sa chaleur beaucoup plus vite qu'une pièce maçonnée, surtout avec un simple vitrage ou un toit en polycarbonate fin. La chauffer en continu comme le séjour coûte cher ; mieux vaut un appoint électrique allumé quand vous l'occupez, en gardant la porte vers la maison fermée le reste du temps. Un radiateur à bain d'huile, branché seul sur une prise murale, diffuse une chaleur douce ; laissez-le dégagé, loin des rideaux, et ne le couvrez jamais. Les appareils à combustion, au gaz ou au pétrole, n'ont rien à y faire : ils rejettent du monoxyde de carbone dans un volume clos. L'autre ennemi de l'hiver est la condensation. Un thermomètre hygromètre vous dit si l'humidité dépasse 60 à 65 % : c'est le moment d'aérer dix minutes par jour, même quand il fait froid, et de ne pas y faire sécher le linge. Un ventilateur de plafond en mode hiver ramène vers le bas l'air chaud bloqué sous le toit.
Le mobilier : ce qui résiste au soleil derrière une vitre
Derrière une vitre orientée au sud, le rayonnement fait pâlir les tissus et dessèche les matières naturelles bien plus vite qu'au salon. C'est la première déception des nouveaux propriétaires : le canapé en tissu ou les fauteuils en rotin naturel ont perdu leur couleur ou se fendent dès le deuxième été. Mieux vaut un mobilier prévu pour le dehors, qui supporte à la fois le soleil et l'humidité hivernale : résine tressée traitée anti-UV sur structure aluminium, coussins déhoussables en tissu teint dans la masse, tapis en polypropylène tissé. Le mobilier léger se déplace facilement : vers la vitre en hiver pour profiter du soleil bas, vers le fond en été. Prévoyez une lampe sur pied pour les soirées, car une pièce vitrée devient noire et un peu austère dès la tombée de la nuit, et un plaid pour les demi-saisons.
Les plantes : de la lumière, pas une fournaise
Une véranda est un endroit idéal pour hiverner des agrumes, un olivier ou des géraniums, à condition qu'elle reste hors gel et qu'on l'aère. L'été, c'est l'inverse : sous un toit vitré non ombragé, beaucoup de plantes vertes d'intérieur brûlent, avec des feuilles qui jaunissent ou se tachent de brun en quelques jours. Placez-les à distance du vitrage, ou sortez-les au jardin à mi-ombre de juin à septembre. Des pots à réserve d'eau espacent les arrosages pendant les fortes chaleurs, et un plateau à roulettes permet de déplacer un grand bac sans se casser le dos. Videz les soucoupes après l'arrosage, surtout l'hiver, quand l'eau stagnante et l'air humide favorisent les champignons. Enfin, lavez régulièrement les vitres et le toit : une couche de poussière ou de pollen retire une part non négligeable de la lumière dont les plantes ont besoin.