Nos conseils
À savoir avant de commander
Ces fuites se ferment en un samedi, avec des joints, un bas de porte et un tube de mastic, pour bien moins cher que ce qu'elles coûtent en chauffage sur un hiver. Cette page suit l'ordre logique d'une préparation d'automne : repérer les fuites d'air, choisir des joints à la bonne épaisseur, habiller les fenêtres de rideaux de la bonne longueur, remettre les radiateurs en état, protéger les tuyaux du gel, puis seulement envisager un chauffage d'appoint. Trois erreurs reviennent souvent : un joint trop épais qui empêche la fenêtre de fermer, un rideau qui s'arrête au-dessus du rebord, et un radiateur d'appoint choisi sans regarder la surface de la pièce.
Trouver les fuites d'air avant d'acheter les joints
Un jour de vent, passez le dos de la main humide le long de chaque fenêtre fermée, du bas de la porte d'entrée, des coffres de volets roulants et des plinthes des murs donnant sur l'extérieur : le froid se sent nettement là où l'air passe. Un test simple confirme le diagnostic : coincez une feuille de papier dans la fenêtre fermée et tirez-la. Si elle glisse sans résistance, le joint ne fait plus son travail. Notez tout, fenêtre par fenêtre, avant de commander. Mesurez ensuite le jour à combler : une petite boule de pâte à modeler posée dans la feuillure, fenêtre refermée puis rouverte, donne l'épaisseur écrasée à quelques dixièmes de millimètre près. C'est ce chiffre qui décide du profil de joint. Ne touchez pas aux grilles d'entrée d'air en haut des fenêtres ni aux bouches de ventilation : elles sont là pour renouveler l'air et évacuer l'humidité, qui rend un logement plus froid et plus difficile à chauffer.
Choisir le joint et le bas de porte à la bonne taille
Un joint trop fin ne sert à rien, un joint trop épais empêche la fenêtre de fermer et force sur la crémone jusqu'à la dérégler. Les profils en caoutchouc se choisissent donc à l'épaisseur mesurée : profil E pour les jours les plus fins, P pour les jours moyens, D pour les plus larges, en vérifiant la plage indiquée sur l'emballage. La mousse convient aux jours irréguliers, mais s'écrase en une saison ou deux ; le caoutchouc EPDM dure plusieurs années. Collez-le sur une feuillure dégraissée et sèche, en un seul morceau par côté, par une journée sans gel. Sous la porte d'entrée, le bas de porte à brosse épouse les seuils irréguliers, la lèvre souple convient aux sols lisses ; le boudin reste utile sur une porte de cellier ou de garage qu'on ouvre peu. Terminez par un cordon de mastic acrylique dans les fentes entre le cadre et le mur, là où aucun joint ne va.
Des rideaux qui descendent assez bas
Un rideau épais piège une lame d'air contre la vitre, à condition que cet air ne s'échappe pas par le bas. Le rideau arrêté à mi-hauteur crée au contraire une cheminée : l'air refroidi par la vitre tombe au sol et se répand dans la pièce. Posez la tringle 10 à 15 cm au-dessus de l'encadrement et débordant de 15 à 20 cm de chaque côté, et choisissez une longueur qui touche presque le sol. Pour la largeur, comptez une fois et demie à deux fois celle de la fenêtre, pour des plis qui se referment bien. Seule exception : un radiateur placé sous la fenêtre. Un rideau qui tombe devant renverrait sa chaleur contre la vitre ; il s'arrête alors au rebord, ou l'on préfère un voilage léger doublé d'un store. Fermez les rideaux dès la tombée de la nuit et ouvrez-les en journée sur les fenêtres ensoleillées : le soleil d'hiver chauffe gratuitement.
La révision des radiateurs, de la chaudière et des tuyaux
Avec un chauffage central à eau, allumez la chaudière quelques jours avant les premiers froids et touchez le haut de chaque radiateur : s'il reste tiède alors que le bas est chaud, il contient de l'air. Purgez-le avec la clé, un chiffon sous le purgeur, jusqu'à ce que l'eau sorte sans bulles, puis vérifiez la pression sur le manomètre de la chaudière et complétez selon sa notice. Dépoussiérez les radiateurs à la brosse longue, sans rien poser dessus ni les masquer derrière un meuble. L'entretien annuel d'une chaudière au gaz ou au fioul est obligatoire, et le ramonage des conduits de cheminée, de poêle ou de chaudière l'est aussi, à une fréquence fixée notamment par le règlement sanitaire départemental : renseignez-vous en mairie. Si le logement compte un appareil à combustion, installez un détecteur de monoxyde de carbone dans la pièce de vie. Enfin, isolez les tuyaux qui traversent une cave ou un garage, coupez et videz l'alimentation du robinet extérieur avant les premières gelées.
Le chauffage d'appoint : bien dimensionné ou pas du tout
Un radiateur d'appoint rend service pour une pièce excentrée, un bureau occupé quelques heures ou un redoux de mi-saison. Il se choisit à la surface de la pièce : on cite souvent environ 100 W par mètre carré dans une pièce moyennement isolée, davantage sous une toiture mal isolée. Un appareil de 1 000 W dans un séjour de 25 m² tournera au maximum sans jamais atteindre la température, un 2 500 W dans une chambre de 9 m² fera des va-et-vient inconfortables. Tous les radiateurs électriques transforment un kilowattheure en la même quantité de chaleur : un modèle présenté comme économique ne l'est que par son thermostat et son usage. Branchez-le directement sur une prise murale, jamais sur une multiprise, et ne le couvrez jamais. Et avant d'en acheter un, vérifiez que le problème ne vient pas d'une fuite d'air ou d'un radiateur à purger : c'est le cas bien plus souvent qu'on ne le croit.