Nos conseils
À savoir avant de commander
Indispensable : la draisienne ou le vélo adaptés à sa taille, et un casque. Utile : les protections, et de quoi régler et gonfler. Confort : ce qui simplifie les sorties. Inutile : ce que beaucoup de parents achètent et regrettent, roulettes et vélo trop grand en tête.
Draisienne d'abord, pédales ensuite
Sur une draisienne, l'enfant est assis les pieds au sol, pousse, puis lève les jambes de plus en plus longtemps : il apprend seul à tenir en équilibre et à se rattraper, sans rien d'autre à penser. Vers deux ans et demi ou trois ans, c'est le bon premier engin, et beaucoup d'enfants qui en ont fait passent ensuite au vélo à pédales sans jamais utiliser de roulettes. Le moment de changer arrive quand l'enfant roule les pieds levés sur plusieurs mètres et tourne sans poser le pied, souvent entre quatre et cinq ans. Un enfant qui découvre le vélo plus tard, sans avoir eu de draisienne, peut suivre le même chemin : retirez les pédales d'un 14 ou 16 pouces avec une clé plate de 15 mm, en sachant que la pédale gauche se dévisse dans le sens des aiguilles d'une montre, baissez la selle, et il s'en sert comme d'une draisienne quelques jours avant qu'on remette les pédales.
La bonne taille, pas celle qui durera
La taille d'un vélo d'enfant s'exprime en pouces, le diamètre des roues : 12 pouces pour une draisienne ou un tout premier vélo, 14 et 16 pouces pour les premiers vélos à pédales, 20 pouces ensuite. Les fabricants donnent des plages de taille de l'enfant, qui varient d'une marque à l'autre : mesurez votre enfant, en chaussures, et comparez avec le guide du modèle précis plutôt qu'avec l'âge. Le réglage se vérifie assis sur la selle : pour une draisienne, les deux pieds à plat et les genoux légèrement fléchis ; pour un premier vélo à pédales, au moins la pointe des deux pieds au sol. Un vélo trop grand, acheté pour durer deux ans, fait peur, se relève mal et reste au garage. Regardez aussi le poids : un vélo de 9 à 10 kg pour un enfant qui en pèse 18, c'est comme un adulte sur un vélo de 40 kg. Ces tailles se revendent très bien d'occasion, ce qui allège la facture.
Le casque : obligatoire, et surtout bien réglé
En France, le port d'un casque attaché est obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans à vélo, qu'ils conduisent ou soient passagers, et l'adulte qui transporte ou accompagne l'enfant peut être verbalisé. Choisissez un casque de vélo portant la norme EN 1078, dans la taille qui correspond à son tour de tête mesuré au-dessus des sourcils. Un casque ne protège que s'il est bien porté : posé à plat, à deux doigts au-dessus des sourcils, sangles formant un V sous chaque oreille, jugulaire serrée pour qu'un doigt seulement passe dessous. Vérifiez-le à chaque sortie, car les enfants le repoussent en arrière sans s'en rendre compte. Mettez-le aussi pour la draisienne : l'habitude se prend dès le premier jour et ne se discute plus ensuite. Un casque qui a subi un choc important se remplace, même s'il paraît intact.
Protections et séances courtes
Les protections ne rendent pas le vélo moins risqué, elles rendent les chutes moins décourageantes. Genouillères, coudières et gants évitent les écorchures qui font pleurer et donnent envie d'arrêter, et un enfant qui tombe sans se faire mal repart presque aussitôt. Choisissez un endroit dégagé, plat ou en très légère pente, comme une allée de parc ou une cour fermée, loin des voitures et des escaliers. Des séances d'un quart d'heure valent mieux qu'une après-midi entière qui finit en larmes. Courez à côté en tenant l'enfant par l'épaule ou le haut du dos plutôt que par le guidon ou la selle : il doit sentir le vélo pencher pour apprendre à le redresser. Montrez-lui à freiner dès le premier jour, avant même qu'il pédale vraiment : savoir s'arrêter, c'est ce qui rassure le plus.