Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce dont vous aurez besoin pour accompagner votre enfant, en général entre deux et trois ans, en journée d'abord puis la nuit, avec les critères qui comptent et une fourchette de prix. Elle signale aussi les achats qui compliquent l'apprentissage plus qu'ils ne l'aident. Le rythme, lui, ne s'achète pas : il dépend de l'enfant, et rien ici ne remplace l'avis de votre médecin ou de la crèche si vous avez une question sur son développement.
Pot ou réducteur : pas besoin de choisir
Le pot et le réducteur ne s'opposent pas, ils se succèdent. Le pot vient en premier parce qu'il est à la hauteur de l'enfant : il s'y assoit seul, les pieds au sol, sans dépendre d'un adulte pour le hisser. Placez-le là où il passe ses journées, pas seulement dans la salle de bains, au moins les premiers temps. Le réducteur prend le relais quand l'enfant a compris ce qu'on attend de lui, et il devient vite nécessaire : à l'école, chez la nourrice ou chez les grands-parents, il y a des toilettes et rarement un pot. Certains enfants passent directement aux toilettes, attirés par ce que font les grands ; dans ce cas, le réducteur et le marchepied suffisent. Le marchepied est souvent oublié alors qu'il sert deux fois : pour monter sur les toilettes, puis pour se laver les mains seul au lavabo. Choisissez-le lourd et antidérapant plutôt que joli.
Les premières semaines en journée
Le jour où la couche disparaît, prévoyez de rester à la maison ou près de chez vous quelques jours, avec un stock de vêtements simples. Des pantalons à taille élastique que l'enfant baisse seul valent mieux qu'une salopette ou un body. Comptez une dizaine de culottes en coton : les accidents sont fréquents au début et normaux, et l'enfant doit sentir qu'il est mouillé pour faire le lien. C'est pour cette raison que la culotte jetable en journée ralentit souvent les choses. Les culottes d'apprentissage lavables sont un entre-deux pour les sorties : elles retiennent un petit accident sans l'effacer. Proposez le pot à des moments réguliers, au réveil, après le repas, avant de sortir, sans forcer ni garder l'enfant assis longtemps. Un accident se nettoie sans commentaire ; une réussite se remarque, simplement.
La nuit, plus tard et sans pression
Être propre la nuit est une autre étape, qui arrive souvent plusieurs mois après la journée, parfois bien plus tard. Garder une couche ou une culotte jetable pour dormir pendant cette période n'a rien d'un échec. Quand vous tentez la nuit sans couche, préparez le lit avant d'avoir à le défaire à trois heures du matin : un protège-matelas imperméable au format du matelas, puis le drap-housse, puis une alèse absorbante posée par-dessus. En cas d'accident, vous retirez l'alèse, en posez une propre, et l'enfant se recouche en deux minutes. Gardez un drap-housse et un pyjama de rechange à portée de main, et une veilleuse douce pour que l'enfant trouve seul le chemin du pot ou des toilettes. Des nuits mouillées répétées chez un tout-petit sont courantes ; si la question se pose encore vers cinq ou six ans, parlez-en à votre médecin.
L'école, la crèche et les sorties
L'entrée à l'école maternelle pousse beaucoup de familles à commencer, parfois trop vite. La propreté n'est pas une condition d'inscription à l'école maternelle, où l'instruction est obligatoire dès trois ans ; parlez-en tout de même avec l'école, les équipes appréciant qu'un enfant sache au moins demander. Commencer au printemps ou en début d'été laisse le temps d'avancer avant la rentrée, avec des vêtements légers qui se retirent vite. Pour la crèche ou la nourrice, parlez-en avant de commencer, afin que tout le monde propose le pot aux mêmes moments et avec les mêmes mots. En sortie, un pot de voyage pliable dans le coffre ou le sac, une tenue complète de rechange et une pochette imperméable pour ramener le linge mouillé suffisent. Au début, passez aux toilettes avant de partir et dès l'arrivée, même si l'enfant dit qu'il n'a pas envie.