Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce qu'il faut pour que la chambre fonctionne : les couchages, avec les règles de sécurité du lit superposé, des rangements attribués à chacun, un moyen de séparer l'espace le soir et de quoi laisser l'un lire pendant que l'autre dort. Chaque objet a ses critères de choix et une fourchette de prix. En bas de page, les achats qui compliquent la cohabitation au lieu de l'aider.
Superposé ou gigogne : l'âge du plus jeune décide
Le lit superposé gagne le plus de place, mais son couchage du haut ne convient pas aux enfants de moins de 6 ans : la mention figure sur le lit et sur sa notice. Si le plus jeune n'a pas cet âge, il dort en bas, ou la famille choisit un lit gigogne, dont le second couchage sort du dessous le soir et se range le matin ; tout le monde dort alors au ras du sol. Pour un superposé, vérifiez la référence à la norme NF EN 747, des barrières sur les quatre côtés en haut et une hauteur sous plafond qui permet de s'asseoir dans le lit. Éloignez-le des fenêtres, des plafonniers et des cordons de stores. Un modèle séparable coûte à peine plus et donne deux lits simples le jour où l'un des enfants change de chambre. Pour le gigogne, mesurez la place libre tiroir sorti : il faut encore pouvoir circuler jusqu'à la porte.
Le matelas du haut, un détail de sécurité
Sur un lit superposé, la barrière du haut est calculée pour un matelas d'une épaisseur donnée. La norme prévoit qu'elle dépasse d'au moins 16 cm le dessus du matelas, et le fabricant indique sur le lit l'épaisseur maximale à respecter. Un matelas plus épais, ou un surmatelas ajouté pour le confort, réduit cette marge : un enfant qui bouge en dormant peut alors passer par-dessus. Choisissez pour le haut un matelas de l'épaisseur indiquée, aux dimensions exactes du sommier pour ne laisser aucun vide sur les côtés. Le même modèle convient en bas et simplifie les draps. Ne laissez pas les enfants jouer à plusieurs en haut ni utiliser l'échelle comme agrès, et resserrez la visserie quelques semaines après le montage, quand le bois s'est tassé, puis à chaque changement de saison.
À chacun ses rangements, à chacun son coin
Un coffre commun où tout le monde plonge est une source de disputes quotidienne dans une chambre partagée. Attribuez plutôt à chaque enfant ses propres cases, ses bacs d'une couleur, ses crochets et, si possible, sa moitié de penderie. Une étagère à cases fixée au mur, garnie de cubes de deux couleurs, règle la question pour peu de frais : les cases du bas au plus jeune, celles du haut à l'aîné. Chacun a aussi besoin d'un endroit où l'autre ne va pas. Un rideau suspendu à un rail au plafond coupe la chambre en deux coins le soir et s'ouvre le jour. Une lampe à pince sur chaque lit laisse l'aîné lire quand le cadet dort. Évitez les séparations posées au sol, paravent ou bibliothèque en épi : sans fixation murale, elles basculent au premier chahut, et un meuble renversé sur un enfant est un accident grave.
Deux heures de coucher dans une même pièce
Quelques années d'écart signifient souvent deux heures de coucher, et c'est là que la chambre partagée se complique. Couchez d'abord le plus jeune au calme, lumière éteinte, et laissez l'aîné finir sa soirée ailleurs avant de le rejoindre avec une veilleuse ou sa lampe de lecture. Un casque à volume limité lui permet d'écouter une histoire sans réveiller personne. Des rideaux occultants aident en été, quand le petit doit s'endormir alors qu'il fait encore jour. Le matin, un réveil qui change de couleur à l'heure fixée évite qu'un lève-tôt réveille l'autre à six heures. Gardez enfin une solution de repli : un soir de maladie ou de dispute, pouvoir installer l'un des deux ailleurs pour la nuit désamorce bien des tensions.