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À savoir avant de commander
Le lit, la toilette, le linge du quotidien et un doudou identique restent dans chaque maison ; les vêtements préférés, le cartable, le livre en cours et les affaires d'activité font la navette dans un sac qu'il porte lui-même. Cette page s'adresse au parent qui équipe la seconde maison, ou aux deux qui veulent s'accorder : les quantités indiquées sont celles d'une maison supplémentaire. Les besoins sont classés en quatre niveaux, avec une fourchette de prix pour chacun et, en bas de page, ce que beaucoup de parents achètent pour rien. Elle ne traite ni du droit de la famille ni du rythme de garde, qui relèvent d'autres interlocuteurs.
Ce qui reste, ce qui voyage : la règle des deux listes
La plupart des oublis viennent d'une frontière floue entre ce qui appartient à une maison et ce qui suit l'enfant. Faites deux listes, une fois pour toutes, et affichez-les. Reste sur place tout ce qui sert chaque jour et coûte peu : le lit et son linge, la brosse à dents, la brosse à cheveux, les pyjamas, les sous-vêtements, les chaussettes, les chaussons, une veilleuse. Voyage ce qui est unique ou lié à l'école : le cartable, le carnet de liaison, les devoirs, la tenue de sport du jour, l'instrument de musique, le vêtement fétiche du moment, les papiers importants. Le doudou est le seul objet qui mérite un double parfait, parce que son absence un soir ne se rattrape pas. Les vêtements de tous les jours peuvent circuler librement : ne comptez pas les tee-shirts, laissez-les revenir au rythme des lavages. Tant que chaque parent respecte les deux listes, le sac du vendredi tient dans un format de 30 litres.
La seconde chambre : un lit simple et du linge standard
L'enfant doit sentir qu'il est chez lui dans les deux maisons, et cela passe d'abord par un lit qui est le sien, pas un canapé ou un lit d'appoint. Un lit de 90x190 avec sommier à lattes suit un enfant de trois ou quatre ans jusqu'au collège et accepte le linge vendu partout. Prévoyez deux draps-housses et deux housses de couette, pour pouvoir changer le lit sans attendre la machine, et un protège-matelas imperméable. Laissez-le choisir la couleur de sa housse ou l'emplacement du lit : c'est gratuit et c'est souvent ce qui lui fait adopter la pièce. Quand la place manque et qu'il partage la chambre d'un demi-frère ou d'une demi-sœur, un coin à lui, avec une étagère ou un tiroir réservé, compte davantage que la surface. Évitez de reproduire à l'identique la chambre de l'autre maison : deux lieux différents, chacun cohérent, sont plus faciles à vivre qu'une copie qui souligne ce qui manque.
Le doudou en double, sans que l'enfant le refuse
Beaucoup d'enfants rejettent un second doudou neuf : il n'a ni l'odeur ni l'usure du premier. Achetez-le identique, le plus tôt possible, et faites tourner les deux exemplaires d'une maison à l'autre pendant quelques semaines, en les lavant ensemble. Au bout d'un moment, l'enfant ne sait plus lequel est l'original et accepte celui qui l'attend. Si le doudou d'origine n'existe plus dans le commerce, un modèle proche peut marcher chez un petit, rarement chez un enfant plus grand : dans ce cas, décidez avec l'autre parent qu'il voyage toujours dans la même poche du sac, et vérifiez-la ensemble avant le départ. Le même raisonnement vaut pour la veilleuse ou le réveil jour et nuit : un rituel du coucher identique dans les deux maisons, même lumière, même heure, même histoire, rend les premiers soirs après le changement beaucoup plus calmes.
Le cartable qui fait la navette sans la trousse de rechange
Le cartable doit rester unique, puisqu'il va à l'école et contient les cahiers du jour. Le piège est ailleurs : le dimanche soir, les devoirs se font avec la trousse qui est restée dans le cartable, chez l'autre parent si le changement a lieu le lundi. Une trousse garnie à la maison, avec crayons à papier, stylos, gomme, règle et taille-crayon, règle ce problème pour quelques euros. Pour le reste, trois habitudes limitent les allers-retours de dernière minute. Un calendrier mural dans chaque maison, avec les mêmes couleurs, rend visibles les jours d'échange, les sorties scolaires et les activités. Des étiquettes au nom de l'enfant dans les vêtements de sport et les manteaux font revenir ce qui est resté au vestiaire. Et une photo des devoirs de la semaine, envoyée à l'autre parent, évite qu'une leçon à réciter passe entre les deux maisons.