Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce matériel par niveau d'importance, avec les dimensions à relever et les erreurs qui provoquent une fuite ou une cuve percée en quelques années. Elle traite le remplacement d'un ballon par un modèle équivalent, sur une installation électrique existante et en bon état : si le circuit, le tableau ou l'emplacement changent, faites appel à un électricien ou à un plombier.
Choisir le ballon : contenance, format et encombrement
Comptez environ 50 litres par personne pour un ballon chauffé la nuit : 100 à 150 L pour une ou deux personnes, 200 L pour trois ou quatre, 250 à 300 L au-delà ou si une baignoire sert tous les jours. Si l'ancien ballon suffisait, reprenez la même contenance : c'est aussi la meilleure garantie que le neuf entre dans le même placard. Relevez sa hauteur, son diamètre, l'entraxe des deux tubes d'eau et la position de l'arrivée électrique, puis comparez avec la fiche technique du modèle visé : quelques centimètres de plus peuvent obliger à reprendre toute la tuyauterie. En eau calcaire, préférez une résistance stéatite, logée dans un fourreau : elle s'entartre moins vite et se change sans vidanger. Vérifiez enfin le chemin jusqu'au local, escalier et portes compris : un 200 litres vertical mesure souvent entre 1,20 et 1,50 m de haut pour un diamètre d'environ 55 cm.
Le raccordement hydraulique, pièce par pièce
Sur l'arrivée d'eau froide, repérée en bleu, l'ordre ne change jamais : raccord diélectrique vissé sur le tube du ballon, groupe de sécurité neuf, puis la conduite d'arrivée. Aucun robinet ni clapet ne doit se trouver entre le groupe et la cuve, sinon la soupape ne protège plus rien. Sur la sortie d'eau chaude, repérée en rouge, un second raccord diélectrique précède le départ vers la maison. Les flexibles inox rattrapent un décalage entre les anciens tubes et le nouveau ballon ; si les cotes tombent juste, des raccords rigides suffisent. Les filetages sans joint se rendent étanches au ruban PTFE ou à la filasse avec sa pâte ; les raccords à écrou tournant serrent un joint plat neuf. Sous le groupe, le siphon à entonnoir recueille l'eau rejetée pendant chaque chauffe et la conduit à l'égout par un tube de 32 mm. Quelques gouttes pendant que l'eau chauffe, c'est normal ; un filet continu, ballon froid, ne l'est pas.
Vidanger et déposer l'ancien ballon sans dégât
Coupez d'abord le circuit du chauffe-eau au tableau électrique, puis vérifiez l'absence de tension au boîtier de raccordement avec un vérificateur d'absence de tension bipolaire, et non un simple détecteur sans contact : un contacteur d'heures creuses peut laisser croire que tout est coupé alors qu'il ne l'est pas. Laissez si possible l'eau refroidir quelques heures. Fermez l'arrivée d'eau froide, ouvrez un robinet d'eau chaude dans la maison pour laisser entrer l'air, puis vidangez par la position vidange du groupe ou en démontant l'arrivée froide, avec un tuyau d'arrosage dirigé vers un siphon de sol ou l'extérieur. Selon le débit, comptez d'une à plusieurs heures pour 200 litres. Vide, un ballon pèse encore 50 à 70 kg : décrochez-le à deux, descendez-le debout sur un diable, sangle serrée. Pour l'ancien appareil, renseignez-vous sur la reprise prévue par le vendeur du neuf, ou déposez-le en déchetterie.
Fixer 250 kg au mur, ou les poser au sol
Plein, un ballon de 200 litres pèse environ 250 kg, et tout repose sur ses pattes de fixation. Sur un mur en béton ou en brique pleine, des tiges filetées de 10 mm scellées chimiquement tiennent largement, à condition de souffler et brosser chaque trou avant d'injecter la résine, et de respecter le temps de prise indiqué avant la mise en eau. En brique creuse, glissez les tamis fournis avec les tiges pour que la résine ne se perde pas dans les alvéoles. Si les anciens points de fixation sont sains et à la bonne distance, réutilisez-les après contrôle. Sur une cloison en plaque de plâtre, en carreau de plâtre ou en brique plâtrière, aucune cheville ne fait l'affaire : le ballon repose sur un trépied prévu pour sa contenance, et le mur ne sert plus qu'à l'empêcher de basculer. Avant de percer, repérez les canalisations et les câbles encastrés, et vérifiez l'aplomb au niveau : un ballon de travers force sur ses raccords.
Remise en eau, mise sous tension et premiers contrôles
Avant de rétablir le courant, remplissez entièrement le ballon : ouvrez l'arrivée froide et laissez un robinet d'eau chaude ouvert jusqu'à ce que l'eau coule sans crachotement d'air. Une résistance alimentée dans une cuve vide grille en quelques instants. Contrôlez chaque raccord avec un papier absorbant, puis manœuvrez la soupape du groupe pour vérifier qu'elle s'ouvre et se referme. Rebranchez l'alimentation électrique comme elle l'était, sans changer la section des fils ni la protection du circuit ; si le circuit n'est pas dédié, si le câble paraît sous-dimensionné ou au moindre doute, demandez l'avis d'un électricien. Réglez le thermostat vers 55 à 60 °C, ce qui limite le tartre sans descendre dans les températures qui favorisent le développement des bactéries. Les jours suivants, vérifiez de nouveau les raccords à chaud : c'est souvent là qu'un joint se révèle.