Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste le matériel d'un bassin enterré de quelques mètres cubes, construit à la bâche, pour des poissons rouges ou des ides. Chaque élément a ses critères de choix et une fourchette de prix indicative. Les poissons s'achètent à part, après plusieurs semaines de mise en route. Si de jeunes enfants vivent chez vous ou y passent souvent, commencez par la partie consacrée à la sécurité.
Profondeur, volume, emplacement : les choix qui ne se rattrapent pas
Un bassin trop peu profond chauffe vite en été, gèle en hiver et verdit sans cesse. Pour des poissons, prévoyez une zone d'au moins 80 cm de profondeur sur une partie du bassin, où ils trouvent de la fraîcheur l'été et une eau hors gel l'hiver. Les carpes koï demandent bien davantage : on parle souvent d'1,5 m de fond et d'une dizaine de mètres cubes. Ajoutez sur les bords des paliers de 20 à 40 cm pour poser les plantes. Côté volume, plus c'est grand, plus l'équilibre est stable : en dessous d'un mètre cube, température et qualité de l'eau varient trop vite pour des poissons. Choisissez un emplacement qui reçoit cinq à six heures de soleil par jour, pas davantage, à l'écart des grands arbres dont les feuilles tombent dans l'eau. Avant de creuser, repérez les réseaux enterrés et prévoyez l'arrivée d'électricité pour la pompe.
Bâche, feutre et paliers : construire un bassin étanche
La bâche EPDM épouse la forme creusée, paliers compris, et dure bien plus longtemps qu'une bâche PVC. Pour la dimensionner, prenez la longueur plus deux fois la profondeur maximale, plus une soixantaine de centimètres pour les bords, et faites le même calcul pour la largeur. Un bassin de 3 x 2 m et 80 cm de fond demande ainsi une bâche d'environ 5,2 x 4,2 m. Retirez pierres et racines du trou, étalez quelques centimètres de sable, posez le feutre de protection, puis seulement la bâche. Remplissez lentement en lissant les plis au fur et à mesure. Laissez les bords dépasser et recouvrez-les de pierres ou de terre pour les protéger des UV. Un bassin préformé évite ces calculs, mais les modèles courants sont petits et peu profonds : ils conviennent à des plantes, rarement à des poissons toute l'année.
Pompe et filtre : dimensionner pour une eau claire
La pompe envoie l'eau dans le filtre, qui retient les particules et héberge les bactéries chargées de dégrader les déchets des poissons. La règle courante est de faire passer tout le volume dans le filtre une fois toutes les une à deux heures : pour 3 000 litres, une pompe de 3 000 à 4 000 l/h réels suffit, en tenant compte de la hauteur de refoulement. Lisez la capacité annoncée des filtres avec prudence : elle vaut pour un bassin peu peuplé, et il est d'usage de la diviser par deux avec des poissons. L'UV-C intégré élimine les algues vertes en suspension ; sa lampe se change chaque printemps. Une pompe sans filtre ne fait que déplacer la saleté. Côté électricité, l'installation doit être protégée par un différentiel 30 mA, avec une prise extérieure étanche ; confiez-la à un électricien si vous avez le moindre doute.
Mise en eau, plantes et arrivée des poissons
Un bassin neuf n'est pas prêt à accueillir des poissons le jour du remplissage. Faites tourner pompe et filtre, ajoutez des bactéries de démarrage et installez les plantes : oxygénantes immergées, plantes de berge sur les paliers, nénuphars dans la partie profonde. Visez des plantes sur un tiers à la moitié de la surface : ce sont elles qui privent les algues de nourriture. Testez les nitrites chaque semaine et attendez qu'ils restent à zéro, ce qui prend en général plusieurs semaines, avant d'introduire quelques poissons, pas tous à la fois. Restez modeste sur leur nombre : ils grandissent et se reproduisent, et un bassin surpeuplé verdit quel que soit le filtre. Nourrissez peu, ce qui disparaît en quelques minutes. Enfin, ne relâchez jamais un poisson ni une plante de bassin dans la nature : plusieurs espèces vendues pour les bassins sont envahissantes, et certaines sont interdites.
Sécurité : un bassin et de jeunes enfants
Un jeune enfant peut se noyer dans quelques centimètres d'eau, en quelques instants et sans un bruit. Les dispositifs de sécurité obligatoires pour les piscines ne visent pas, en principe, les bassins d'ornement, mais le risque est le même. Si de jeunes enfants vivent chez vous ou viennent régulièrement, la protection passe avant tout le reste : une grille rigide posée au-dessus ou juste sous la surface, capable de porter le poids d'un enfant, ou une clôture qui isole le bassin avec un portillon fermé. Un filet contre les feuilles ne protège de rien, l'enfant s'y enfonce avec lui. Prévoyez des berges en pente douce plutôt que des bords abrupts et glissants, pour qu'un enfant ou un animal tombé puisse ressortir. Rien de tout cela ne remplace la surveillance d'un adulte : un bassin reste une étendue d'eau, même joliment planté.