Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce qu'il faut pour les premières sorties sur un terrain, en club ou en stage, les normes à lire sur les étiquettes, les fourchettes de prix honnêtes, et les erreurs d'achat qui reviennent le plus : bottes de route en terrain, masque sans écran de rechange, dorsale oubliée sous le pare-pierres. Elle ne remplace ni l'encadrement d'un moniteur ni les règles du terrain où vous roulerez.
Où rouler, et avec quoi, quand on débute
La façon la plus simple de commencer est un stage encadré ou un club affilié, sur un terrain prévu pour ça : on vous y prête souvent la moto, parfois une partie de l'équipement, et vous apprenez les bonnes positions avant les mauvaises habitudes. Renseignez-vous avant d'acheter quoi que ce soit, puis équipez-vous en commençant par ce qui doit être à votre taille : casque, bottes et gants. Retenez aussi qu'en dehors des voies ouvertes à la circulation publique, la circulation des véhicules à moteur dans les espaces naturels est en principe interdite en France : chemins privés, forêts et sentiers ne sont pas des terrains de jeu. Une moto de cross non homologuée ne roule que sur un terrain autorisé ; une moto d'enduro immatriculée peut emprunter la route, avec l'équipement et les papiers que la route impose. L'assurance reste obligatoire dans tous les cas : posez la question au club ou à l'organisateur du stage.
La tête et les yeux
Le casque cross se reconnaît à sa mentonnière avancée, qui laisse passer l'air quand on respire fort, à sa visière qui coupe le soleil et les projections, et à sa large ouverture faite pour un masque. Il doit porter, comme tout casque moto, une étiquette d'homologation ECE 22.06 ou 22.05 cousue sur la jugulaire. Essayez-le avec le masque que vous porterez : les deux doivent s'ajuster sans laisser de jour au-dessus du nez. Le masque, justement, s'use plus vite que tout le reste. Choisissez-le avec un écran de rechange, clair ou à peine teinté, car un écran sombre devient dangereux sous les arbres ou en fin de journée. Sur terrain gras, des films détachables superposés s'arrachent un par un pour retrouver la vue sans s'arrêter. Ne nettoyez jamais un écran boueux à sec : rincez d'abord, puis séchez avec un chiffon doux.
Bottes, genoux, poitrine, dos : là où l'on se fait mal
Les bottes sont l'achat qui protège le plus. En terrain, le pied se pose dans les virages, bute contre les pierres et la moto retombe parfois sur la jambe : une botte de cross monte sous le genou, tient la cheville contre la torsion et encaisse l'écrasement. Une botte de route ou une basket moto, même certifiée, ne fait pas ce travail. Les genouillères à coque articulée protègent la rotule et le tibia, qui tapent le réservoir et le sol. Le pare-pierres, porté sur le maillot, arrête les cailloux projetés par la moto de devant et le guidon en cas de chute ; lisez la norme EN 14021 sur l'étiquette. Attention, la plaque dans le dos de nombreux pare-pierres n'est pas une dorsale : la protection de la colonne se juge à la norme EN 1621-2, et une dorsale certifiée se porte en plus si le pare-pierres n'en intègre pas. Les coudières complètent l'ensemble pour les chutes sur le côté.
La tenue, les gants et l'eau
Maillot et pantalon de cross sont faits pour l'effort : légers, respirants, renforcés à l'intérieur des genoux, coupés pour passer par-dessus le pare-pierres et les genouillères et rentrer dans les bottes. Essayez le pantalon avec les genouillères. Les gants de cross sont fins pour garder le toucher des leviers ; si vous rejoignez le terrain par la route avec une moto immatriculée, souvenez-vous que les gants certifiés CE sont obligatoires sur la voie publique en France, et que beaucoup de gants de cross ne le sont pas : lisez l'étiquette ou gardez une paire certifiée pour le trajet. Une sortie en terrain est un vrai effort physique, même l'hiver : un sac d'hydratation avec poche à eau permet de boire sans s'arrêter. Prévoyez des bouchons d'oreille, car le bruit d'une moto de cross fatigue l'audition, et une tenue sèche pour le retour.
Après la sortie : laver, graisser, transporter
Une moto de terrain se lave après chaque sortie, avant que la boue sèche. Posez-la sur un lève-moto, rincez au tuyau d'arrosage, appliquez un nettoyant moto et brossez ; évitez le nettoyeur haute pression, qui chasse l'eau dans les roulements, la chaîne, les connecteurs et le filtre à air. Une fois la moto sèche, nettoyez la chaîne avec un produit compatible avec ses joints, puis graissez-la avec un lubrifiant tout-terrain, moins collant que celui de la route, qui ramasse moins le sable. Une trousse à outils compacte permet de resserrer un levier ou un garde-boue au bord du terrain. Pour le transport en remorque ou en fourgon, arrimez la moto debout avec des sangles à boucles souples passées autour du guidon, fourche légèrement comprimée, et vérifiez le serrage après les premiers kilomètres. Si la moto est un deux-temps, son mélange se garde dans un jerrican homologué, étiqueté.