Nos conseils
À savoir avant de commander
Pour commencer, le matériel tient en trois achats : une raquette tolérante, des balles de padel et des chaussures adaptées au gazon synthétique. Cette page les détaille, ajoute ce qui devient utile quand on joue chaque semaine, et liste ce qu'on peut laisser de côté la première saison.
Choisir sa première raquette : forme, mousse, poids
Trois caractéristiques décident de tout. La forme d'abord : ronde, la raquette place sa zone de frappe efficace au centre du tamis, près du manche, là où un débutant touche naturellement la balle ; en goutte d'eau, elle vise un jeu intermédiaire ; en diamant, elle sert la puissance au smash et punit les frappes décentrées. La mousse ensuite : une gomme EVA souple ou une mousse de type soft renvoie la balle plus facilement et absorbe les vibrations, alors qu'une EVA dure demande un geste ample et rapide pour envoyer loin. Les faces enfin : la fibre de verre est plus souple et plus tolérante que le carbone, plus rigide et plus cher. Visez une raquette ronde, souple, en fibre de verre, de 350 à 370 grammes. Si vous le pouvez, essayez deux ou trois modèles de prêt au club avant d'acheter : le poids ressenti en main au bout d'une heure compte davantage que la fiche technique.
Les chaussures, le vrai piège du débutant
La plupart des terrains de padel sont en gazon synthétique recouvert de sable, sur lequel on se déplace sans cesse de côté, avec des arrêts brusques et des appuis en fente près des vitres. Une chaussure de running est conçue pour avancer en ligne droite : sa semelle souple et haute roule sur le côté et sa gomme glisse sur le sable. Une chaussure de padel associe une semelle à chevrons, qui accroche sans bloquer le pied, et des renforts latéraux qui tiennent la cheville dans les changements de direction. À défaut, une chaussure de tennis pour terre battue, elle aussi à chevrons, convient sur la plupart des terrains. Sur une piste en béton poreux ou en résine, une semelle mixte dite toutes surfaces sera plus adaptée : demandez au club la surface de ses pistes avant de choisir. Portez-les avec des chaussettes de sport sans coton, qui limitent les ampoules.
Balles, surgrip, protège-cadre : les petits achats qui comptent
La balle de padel est très proche de celle de tennis, avec une pression interne un peu plus faible qui la fait rebondir moins haut, ce qui correspond à la taille du terrain et au jeu contre les vitres. Une balle de tennis rebondit trop et fausse les repères. Un tube de trois balles suffit pour une séance ; une fois ouvert, il perd sa pression en quelques parties, d'où l'intérêt d'en avoir deux d'avance. Le surgrip, enroulé sur le manche, absorbe la sueur et se change toutes les quelques séances, dès qu'il devient lisse. Le protège-cadre, une bande transparente posée sur le haut de la raquette, encaisse les frottements contre le sol et les vitres, qui écaillent un cadre neuf en quelques semaines. Enfin, gardez toujours la dragonne passée au poignet : une raquette qui échappe à la main sur un terrain fermé où jouent quatre personnes peut blesser un partenaire.
Jouer souvent sans se blesser ni trop dépenser
Le padel se joue en double sur un terrain de dix mètres sur vingt, entouré de vitres et de grillage, et il se prend vite en main. Les douleurs qui apparaissent chez les débutants viennent souvent d'une raquette trop dure, de chaussures inadaptées ou de séances trop longues au départ : commencez par une heure, après un échauffement des épaules, des poignets et des chevilles. Si une douleur au coude ou à l'épaule s'installe, parlez-en à un médecin et faites regarder votre raquette et votre geste par un enseignant du club plutôt que d'acheter une protection au hasard. Côté budget, la location du terrain se partage à quatre, et beaucoup de clubs prêtent des raquettes les premières fois. Attendez donc quelques séances avant d'acheter : vous saurez si le padel vous accroche, et quel type de joueur vous devenez.