Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page dit ce qu'il faut porter, couche par couche, avec des fourchettes de prix honnêtes, et quand il vaut la peine d'acheter skis, chaussures et bâtons plutôt que de les louer au foyer nordique. Les besoins sont classés en quatre niveaux, de l'indispensable dès la première sortie aux achats qu'on regrette. Si vous ne savez pas encore si vous aimerez, commencez par la tenue : le matériel se loue sur presque tous les domaines.
Classique ou skating : commencez par le classique
Deux techniques se partagent les pistes. En classique, on avance dans deux traces parallèles creusées dans la neige, d'un pas glissé proche de la marche : c'est la technique la plus accessible, celle qu'on pratique dès la première heure en famille. En skating, on pousse en pas de patineur sur la partie large et damée de la piste : c'est plus rapide, mais beaucoup plus exigeant en équilibre et en souffle, et les premières sorties sont épuisantes sans cours. Le matériel n'est pas le même : skis et chaussures de skating sont plus rigides, et les bâtons plus longs. Pour débuter, louez du matériel classique à écailles ou à peaux, qui accroche sous le pied sans aucun fart de retenue, et demandez au loueur de régler la longueur des bâtons. Une ou deux heures de cours collectif, proposées sur la plupart des domaines nordiques, font gagner une saison entière sur le pas de base, les descentes et le chasse-neige.
S'habiller comme pour courir, pas comme pour le ski alpin
En ski de fond, l'erreur classique est la tenue trop chaude. Pensez course à pied en hiver, pas télésiège. Contre la peau, un sous-vêtement technique fin, jamais de coton, qui garde la transpiration et glace dès la pause. Par-dessus, une polaire légère, les jours froids seulement. En surface, une veste fine coupe-vent et respirante, et un pantalon softshell ajusté, plus protecteur qu'un collant quand on tombe. Aux extrémités, des gants fins qui laissent sentir la poignée, un bandeau qui couvre les oreilles, des chaussettes en laine de hauteur moyenne. La règle simple : au départ, vous devez avoir un peu froid ; si vous avez chaud sur le parking, vous aurez trop chaud dès le premier kilomètre. Gardez dans une ceinture ou un petit sac une doudoune légère et un vrai bonnet pour les pauses, ce sont elles qui refroidissent.
Louer ou acheter les skis
La location au domaine nordique comprend en général les skis, les chaussures et les bâtons, réglés pour vous, et coûte bien moins qu'un achat tant que vous sortez quelques jours par an. L'achat se justifie à partir d'une dizaine de sorties par hiver, ou si vous habitez près d'un domaine. Dans ce cas, achetez d'abord les chaussures, la pièce qui fait les ampoules, puis des skis et des fixations compatibles avec leur semelle : plusieurs systèmes d'accroche coexistent et ne se mélangent pas tous. La rigidité du ski dépend de votre poids, d'où l'intérêt d'un passage en magasin spécialisé. Prenez un ski classique à écailles ou à peaux, sans fart de retenue. Pensez enfin à la redevance d'accès aux pistes, demandée sur la plupart des domaines nordiques damés, en plus de la location ou de votre propre matériel.
Le fart : ce qu'il faut vraiment savoir
Le fart intimide les débutants, et c'est souvent là qu'on achète mal. Sur un ski classique, il existe deux types de fart : le fart de glisse, sur l'avant et l'arrière du ski, et le fart de retenue, sous le pied, qui fait accrocher le ski pour pousser. Les skis à écailles ou à peaux remplacent justement ce fart de retenue, délicat à choisir selon la neige : vous n'en avez pas besoin. Reste la glisse : un fart liquide ou en pâte, appliqué à froid avec l'éponge du flacon toutes les deux ou trois sorties, suffit à un skieur de loisir. Les kits avec fer à farter, racloir et brosses s'adressent aux pratiquants réguliers ou aux compétiteurs. Ne mettez jamais de fart de glisse sur les peaux, qui ont leur propre produit d'entretien, et laissez sécher les skis à température ambiante, loin d'un radiateur.