Nos conseils
À savoir avant de commander
Les ratés sont toujours les mêmes : une boîte qui se renverse dans le sac, un repas resté tiède toute la matinée, un plastique qui se déforme au réchauffage. Cette page liste ce qu'il faut pour que ça marche tous les jours, avec la bonne contenance, la bonne matière et la fourchette de prix de chaque objet. Les besoins sont classés en quatre niveaux : indispensable dès la première semaine, utile selon votre lieu de travail, confort, et inutile, avec la raison pour laquelle on peut s'en passer.
Deux boîtes, deux usages : transporter et réchauffer
La plupart des gens commencent avec une seule boîte en plastique qui sert à tout, et c'est elle qui pose problème. Séparez les usages. Pour ce qui se mange froid ou se transporte loin, salades composées, taboulé, fruits coupés, une boîte légère à couvercle à quatre clips et joint en silicone voyage couchée sans fuir. Pour ce qui se réchauffe, gratin, riz, plat en sauce, une boîte en verre borosilicate passe directement du réfrigérateur au micro-ondes, couvercle retiré ou simplement posé dessus. Le verre ne se tache pas à la sauce tomate et ne garde pas l'odeur du curry de mardi. Comptez trois ou quatre boîtes de chaque type pour une semaine de cinq jours : une au réfrigérateur, une dans le sac, une au lavage. Ajoutez un petit pot étanche pour la vinaigrette, qu'on verse au dernier moment, et un jeu de couverts en inox dans son étui qui reste dans le sac.
La chaîne du froid entre la maison et midi
Un repas préparé la veille passe en moyenne quatre à six heures hors du réfrigérateur avant d'être mangé. C'est dans cet intervalle que les bactéries se multiplient, surtout avec du riz, des œufs, du poulet, de la mayonnaise ou du poisson. Sortez la boîte du réfrigérateur au dernier moment, jamais la veille au soir dans l'entrée. Le sac isotherme seul ne refroidit rien : il ralentit le réchauffement. Glissez-y un pain de glace congelé posé sur la boîte, puisque le froid descend, et rangez le sac au réfrigérateur dès l'arrivée si votre lieu de travail en a un. Sans réfrigérateur, en voiture ou sur un chantier en été, choisissez des repas qui supportent mieux la chaleur et gardez le sac à l'ombre, jamais sur la plage arrière. Un plat qui a passé la matinée au soleil se jette, même s'il sent bon.
Réchauffer au micro-ondes sans abîmer ni la boîte ni le plat
Le plastique supporte mal la chaleur répétée : il se raye, se déforme et finit par se teinter. De nombreuses recommandations sanitaires invitent à réchauffer plutôt dans du verre ou de la céramique, et à ne jamais passer au micro-ondes un plastique qui ne porte pas explicitement le pictogramme prévu. Un plastique rayé, opaque ou déformé se remplace. Retirez le couvercle hermétique, ou posez-le sans le clipser, sinon la pression le fait sauter. Une cloche ventilée garde la chaleur et évite de salir les parois d'un four partagé. Réchauffez en deux temps, en remuant au milieu : le micro-ondes chauffe les bords et laisse le centre froid, surtout dans un plat épais. Le repas doit être bien chaud jusqu'au cœur avant d'être mangé. Pour éviter la file d'attente, un plat en couche fine chauffe en deux minutes là où un bloc compact en demande cinq.
Au chantier, en voiture, sans micro-ondes
Quand aucun four n'est disponible, deux solutions coexistent. La boîte isotherme en inox à double paroi garde chaud un plat versé bouillant le matin : préchauffez-la cinq minutes à l'eau bouillante, remplissez-la à ras bord avec une soupe, un chili ou des pâtes en sauce, et elle tient jusqu'à midi. Elle fonctionne aussi l'été avec une salade bien froide. La boîte chauffante électrique, elle, se branche sur une prise ou sur l'allume-cigare et réchauffe en trente à quarante minutes un plat déjà cuit, gardé au frais jusque-là. Vérifiez la tension de votre véhicule, 12 V pour une voiture, souvent 24 V pour un poids lourd. Pour ceux qui passent toute la journée sur la route, une glacière électrique 12 V garde le repas et l'eau au frais, à condition de la débrancher moteur coupé si la prise reste alimentée.
Ce qui fait vraiment économiser sur le midi
Le matériel coûte une centaine d'euros une fois, le repas acheté sur place se paie chaque jour. Ce qui fait tenir l'habitude, c'est l'organisation plus que l'équipement. Cuisinez une portion de plus au dîner et remplissez la boîte avant de passer à table, plutôt que de préparer le matin. Si vous préparez plusieurs repas d'un coup le dimanche, limitez-vous à trois jours d'avance au réfrigérateur et congelez le reste, avec une étiquette indiquant le contenu et la date. Variez les textures : un plat chaud, une crudité, un fruit, pour ne pas craquer le jeudi. Gardez enfin dans votre tiroir ou votre véhicule un petit stock non périssable, une boîte de sardines, des biscottes, des fruits secs, pour les jours où la boîte est restée sur le plan de travail.