Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page vous aide à reconnaître votre mur, à choisir le matériel adapté et à éviter les erreurs les plus courantes, avec une fourchette de prix pour chaque objet. Les besoins sont classés en quatre niveaux : indispensable pour poser une étagère, utile selon votre type de mur, confort, et inutile pour ce que l'on achète souvent sans en avoir besoin. Pour tout ce qui touche à l'électricité ou à une charge très lourde, prudence : en cas de doute, faites appel à un professionnel.
Reconnaître son mur avant de percer
Commencez par frapper le mur du plat de la main. Un son sourd et plein indique un mur maçonné ou un carreau de plâtre ; un son creux, une plaque de plâtre sur ossature, le fameux placo. Faites ensuite un premier trou avec un petit foret et regardez la poussière. Grise et dure à percer : du béton. Rouge ou orangée : de la brique ; si le foret avance par à-coups puis tombe dans le vide, elle est creuse. Blanche, avec un vide juste derrière la surface : une plaque de plâtre. Blanche et dense sur toute la profondeur : un carreau de plâtre ou une cloison pleine. Dans le béton et la brique pleine, on perce en mode percussion avec un foret béton. Dans la brique creuse, le carrelage et le plâtre, on coupe la percussion, qui casserait les parois intérieures ou ferait éclater l'émail. Sur le carrelage, un morceau de ruban de masquage empêche le foret de glisser au démarrage.
Choisir la cheville selon le mur et la charge
La cheville universelle en nylon convient aux murs pleins et aux charges légères à moyennes : cadres, petite étagère décorative. Pour une étagère chargée sur une plaque de plâtre, il faut une cheville qui s'ouvre derrière la plaque : la cheville Molly, en métal, pour les charges moyennes, la cheville à bascule pour les plus lourdes. Dans une brique creuse ou une pierre friable qui s'effrite, le scellement chimique avec tamis remplit les alvéoles et tient là où les chevilles à expansion tournent dans le vide. Dans tous les cas, lisez la charge indiquée par le fabricant, pour votre support et votre diamètre, et gardez une marge : des livres pèsent vite 20 à 30 kg par mètre d'étagère. Sur une cloison creuse, cherchez les montants métalliques au détecteur, souvent espacés d'environ 60 cm : visser dedans renforce la fixation.
Câbles et tuyaux : où ne pas percer
Percer un câble électrique est le principal danger de ce petit chantier. Un détecteur signale la plupart des câbles et des tuyaux, mais pas tous : il complète les précautions, il ne les remplace pas. En règle générale, les conduits électriques partent à la verticale ou à l'horizontale depuis les prises, les interrupteurs et les points lumineux : évitez de percer juste au-dessus, au-dessous ou à côté de l'un d'eux, dans leur alignement. Méfiez-vous aussi des murs de cuisine et de salle de bains, où passent les tuyaux d'eau, et du bas des murs près des radiateurs. Si vous devez percer près d'une installation électrique, coupez le circuit au tableau avant de commencer. Et si le foret touche un obstacle métallique inattendu, arrêtez-vous et déplacez le trou de quelques centimètres.
Poser l'étagère pas à pas
Mesurez la hauteur voulue, tracez une ligne au niveau à bulle et marquez l'emplacement des équerres, espacées de 60 à 80 cm au plus pour une planche en bois. Passez le détecteur sur chaque point, puis percez au diamètre exact indiqué sur la boîte de chevilles, à une profondeur un peu supérieure à leur longueur. Aspirez la poussière du trou avant de poser la cheville : dans un trou encombré, elle tient moins bien. Vissez la première équerre sans serrer complètement, vérifiez le niveau avec la seconde, puis serrez l'ensemble. Posez la planche et chargez-la progressivement en vérifiant qu'elle ne bouge pas. Portez des lunettes de protection pour chaque trou, surtout au-dessus de la tête, et un masque dans le béton, dont la poussière fine se respire facilement.