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À savoir avant de commander
S'il en manque un, le bail meublé devient contestable. Cette page reprend cette liste pièce par pièce pour un studio ou un deux-pièces loué comme résidence principale à une ou deux personnes, avec pour chaque élément la spécification qui évite les réclamations et une fourchette de prix honnête. Les besoins classés indispensables couvrent le décret ; les utiles correspondent à ce que les candidats regardent en visite ; les inutiles sont ce qu'on achète pour bien faire et qui ne sert pas au locataire.
Les onze éléments exigés par le décret
Le décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015 dresse la liste du mobilier minimal d'un logement loué meublé à titre de résidence principale. Il demande : une literie avec couette ou couverture ; un dispositif d'occultation des fenêtres dans les pièces servant de chambre ; des plaques de cuisson ; un four ou un four à micro-ondes ; un réfrigérateur avec un compartiment permettant une température inférieure ou égale à -6 °C, ou un réfrigérateur et un congélateur ; la vaisselle nécessaire à la prise des repas ; des ustensiles de cuisine ; une table et des sièges ; des étagères de rangement ; des luminaires ; du matériel d'entretien ménager adapté au logement. La loi ajoute que le mobilier doit être en nombre et en qualité suffisants pour permettre au locataire d'y dormir, manger et vivre convenablement. Le texte ne fixe ni marque ni prix, mais un équipement hors d'usage ou en quantité dérisoire ne remplit pas l'obligation.
La chambre : un vrai lit et le noir complet
La literie est le poste où l'on économise le plus volontiers et celui dont les locataires se plaignent le plus. Un matelas de 140x190 en mousse haute résilience et un protège-matelas imperméable durent plusieurs baux ; un matelas fin de canapé-lit ne les passe pas. Le lit coffre est un bon choix en petite surface, puisqu'il donne un rangement que les studios n'ont souvent pas. Pour l'occultation, des volets en état de marche suffisent : les rideaux ne deviennent nécessaires que dans une chambre qui n'en a pas, ou dont les volets ne ferment plus. Vérifiez chaque fenêtre de la pièce où l'on dort, y compris une fenêtre de toit ou une porte-fenêtre, car c'est un oubli fréquent. Si le séjour sert aussi de chambre, dans un studio, il doit lui aussi pouvoir être plongé dans le noir.
La cuisine : ce qu'on oublie le plus souvent
Trois oublis reviennent dans les litiges. Le premier, ce sont les plaques : une kitchenette avec évier et réfrigérateur mais sans feux ne remplit pas la liste, et une plaque induction à poser règle le problème à condition de fournir des casseroles compatibles. Le deuxième, c'est le four : un micro-ondes suffit au regard du texte, et un modèle gril rend plus de services qu'un micro-ondes simple. Le troisième, c'est le froid : le compartiment congélation doit descendre au moins à -6 °C, ce qu'assure un freezer étoilé ; visez un compartiment à -18 °C pour que le locataire puisse vraiment garder des surgelés. Pour la vaisselle, comptez au minimum autant de couverts que de personnes pouvant dormir dans le logement, et plutôt deux de plus : une assiette par personne ne permet pas de recevoir ni d'attendre la vaisselle du soir.
Au-delà du minimum : ce qui fait louer plus vite
Le décret parle d'étagères, pas de penderie : pourtant, en visite, c'est la première chose que les candidats cherchent en ouvrant les portes. Une armoire avec une partie penderie, même simple, évite qu'on vous demande où mettre les vêtements. Un aspirateur traîneau répond mieux que le seul balai au matériel d'entretien adapté dès qu'il y a une moquette ou un tapis. Un étendoir fait gagner du temps au locataire d'un logement sans balcon ni sèche-linge. Côté lumière, un plafonnier par pièce est plus rassurant qu'une ampoule nue sur un domino, et il fait de meilleures photos pour l'annonce. À l'inverse, n'accumulez pas : chaque objet en plus doit figurer dans l'inventaire, être vérifié à la sortie et remplacé s'il casse. Mieux vaut une liste courte d'objets solides qu'un appartement rempli de petit électroménager fragile.
Inventaire, état des lieux et détecteur de fumée
En location meublée, un inventaire et un état détaillé du mobilier sont joints au bail, en plus de l'état des lieux. Listez chaque élément avec sa quantité et son état, photos datées à l'appui : c'est ce document qui permet, à la sortie, de retenir sur le dépôt de garantie le prix d'un objet manquant ou dégradé au-delà de l'usure normale. Le bail meublé est en principe conclu pour un an, ou neuf mois pour un étudiant sans reconduction, et le dépôt de garantie est plafonné à deux mois de loyer hors charges. Le détecteur de fumée est obligatoire dans tout logement ; en location meublée, la vérification de son bon fonctionnement revient en principe au propriétaire. Ces règles évoluent : pour une situation particulière, un bail mobilité ou une location saisonnière, vérifiez sur le site officiel de l'administration ou auprès de l'ADIL de votre département.