Nos conseils
À savoir avant de commander
Avec le bon matériel, une demi-journée suffit pourtant à obtenir un résultat proche d'un nettoyage en station, avant une revente, un départ en vacances ou simplement au retour des beaux jours. Cette page liste ce qu'il faut, classé en quatre niveaux, avec une fourchette de prix pour chaque ligne, la méthode dans le bon ordre et les produits qui font plus de mal que de bien.
L'ordre qui fait gagner du temps
Commencez par vider entièrement l'habitacle : vide-poches, coffre, dessous des sièges, sièges enfants. Sortez les tapis, secouez-les et brossez-les à part. Dépoussiérez ensuite du haut vers le bas, pinceau dans une main et embout de l'aspirateur dans l'autre : aérateurs, contours des boutons, coutures. Aspirez enfin sièges et moquette en avançant puis en reculant les sièges pour atteindre les rails. Viennent alors les nettoyages humides, plastiques puis tissus ou cuir, et les vitres en tout dernier, puisque les autres produits projettent toujours un peu sur le verre. Remettez les tapis quand tout est sec. Travaillez à l'ombre, moteur froid, portières ouvertes : sur un tableau de bord chaud, les produits sèchent trop vite et laissent des traces.
Sièges en tissu : peu d'eau, beaucoup de patience
L'erreur la plus fréquente est de détremper les sièges. Une mousse de rembourrage gorgée d'eau met un ou deux jours à sécher, laisse une auréole plus visible que la tache d'origine et peut sentir le moisi, surtout en saison fraîche. Aspirez d'abord à fond, brossez la moquette avec une brosse dure pour faire remonter sable et poils, puis traitez les sièges avec une mousse pour textile automobile, zone par zone, en essuyant aussitôt avec une microfibre. Pour une tache ancienne ou un siège très sale, un injecteur-extracteur projette l'eau et la réaspire immédiatement : c'est la méthode des stations, et le seul moyen de rincer en profondeur sans tout mouiller. Laissez sécher portières ou vitres entrouvertes. Pour les poils d'animaux, frottez à sec avec une brosse en caoutchouc avant d'aspirer.
Plastiques, volant et vitres : le piège du brillant
Les plastiques se nettoient avec un produit intérieur à finition mate, pulvérisé sur la microfibre et non sur le tableau de bord, pour qu'il n'aille ni sur le pare-brise ni dans les aérateurs. Évitez les rénovateurs brillants au silicone : ils font des reflets dans le pare-brise au soleil, attirent la poussière et rendent volant, levier et pédales glissants. Pour l'écran central et les pièces laquées noires, un chiffon juste humide suffit souvent ; reportez-vous à la notice du véhicule. Les vitres se font à la fin, voiture à l'ombre et verre froid, avec un nettoyant sans ammoniaque compatible avec les vitres teintées, puis une microfibre sèche. Faites l'intérieur du pare-brise en deux passes croisées, horizontale puis verticale : vous verrez tout de suite de quel côté restent les traces.
Les odeurs : traiter la source
Une odeur qui revient a toujours une origine. L'humidité d'abord : un tapis qui garde l'eau en hiver, un joint de portière ou de coffre qui laisse entrer la pluie. La ventilation ensuite : une odeur de moisi à la mise en route vient souvent d'un filtre d'habitacle à changer. Les restes enfin : nourriture, lait renversé, accident d'un animal. Une fois la source traitée, saupoudrez du bicarbonate sur la moquette sèche, laissez agir une nuit et aspirez, puis glissez un sachet de charbon actif sous les sièges. Les désodorisants à suspendre couvrent l'odeur quelques semaines sans la retirer, et les générateurs d'ozone produisent un gaz irritant qui demande de grandes précautions : ni l'un ni l'autre ne remplace le nettoyage.