Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste le matériel d'une cousinade de 30 à 100 personnes dans un jardin, une cour de ferme ou une salle avec terrain, avec une fourchette de prix pour chaque ligne et les erreurs qui reviennent d'une fête à l'autre. Indispensable : sans cela, la journée tourne court à la première averse. Utile : ce qui rend la fête plus facile. Confort : quand le budget commun le permet. Inutile : ce qu'on achète et qu'on regrette. Une bonne partie peut s'emprunter à la mairie ou entre familles.
Un abri pour tout le monde, même s'il pleut
Le premier achat, ou le premier emprunt, c'est la tente. Comptez environ un mètre carré par personne assise à table : une tente de réception de 4 x 8 m abrite une trentaine de convives, et au-delà il en faut deux ou une plus grande, souvent louée ou prêtée par la mairie ou le comité des fêtes. Le vrai risque n'est pas la pluie mais le vent. Une tente mal arrimée se soulève d'un bloc et peut blesser quelqu'un. Montez-la la veille, plantez tous les piquets fournis et tendez les haubans. Sur une terrasse, un parking ou un sol trop dur, les piquets ne servent à rien : chaque pied doit être lesté de sacs remplis de sable, au poids indiqué par la notice : une dizaine de kilos suffit sous une petite tonnelle, une tente de réception en demande nettement plus. Fermez le côté exposé au vent avec une paroi, et faites sortir tout le monde dès que les rafales forcissent. Une petite tonnelle pliante à côté abrite le buffet et les boissons.
Savoir qui est qui : badges, couleurs et arbre
Dans une cousinade, la question la plus posée est « tu es le fils de qui, toi ? ». Un badge autocollant avec le prénom en gros caractères y répond, à condition de l'écrire au feutre épais et lisiblement. Ajoutez une gommette de couleur par branche, c'est-à-dire par enfant de l'ancêtre commun : les bleus descendent de Marcel, les verts de Jeanne. On repère sa famille proche d'un coup d'œil, et les enfants adorent chercher les autres de leur couleur. Préparez les badges à l'avance, par famille, dans des enveloppes posées sur une table d'accueil. Affichez ensuite un grand arbre généalogique sur un mur ou un panneau : chacun vient y retrouver sa case, corriger une date, ajouter un enfant né depuis. C'est souvent là que les conversations démarrent, et l'arbre complété devient un souvenir qu'on scanne et qu'on partage après la fête.
Tables, repas et boissons pour une grande tablée
Une table pliante de 180 cm accueille huit personnes ; pour soixante convives, il en faut huit. Avant d'acheter, demandez à la mairie ou au comité des fêtes : beaucoup prêtent ou louent des tables et des bancs pour une somme modeste. Les quatre tables achetées serviront de buffet et d'appoint. Une nappe en papier en rouleau habille toute l'enfilade en une fois. Pour le repas, la formule la plus simple reste que chaque famille apporte un plat froid et un dessert, avec une liste partagée pour éviter dix taboulés. L'été, la chaîne du froid est le point faible : salades composées, viandes froides et desserts à la crème restent en glacière, avec des pains de glace, jusqu'au moment de servir. Prévoyez des sacs-poubelle robustes et deux points de collecte, un pour le recyclable et un pour le reste, sinon les déchets s'empilent au pied des tables.
Des jeux qui mélangent les générations
Après le repas, les adultes discutent et les enfants s'ennuient vite. Les jeux qui réussissent en cousinade se jouent par équipes mélangées, où un grand-père et une cousine de huit ans ont autant de chances l'un que l'autre. La pétanque et les quilles finlandaises en bois remplissent ce rôle : règles comprises en une minute, parties courtes, pas besoin de courir. La course en sac et le tir à la corde font rire tout le monde, à condition de jouer sur l'herbe. Un quiz sur l'histoire de la famille, préparé par les anciens avec des photos et des anecdotes, marche très bien en fin d'après-midi, au micro si l'assemblée est nombreuse. Désignez un ou deux adultes responsables des jeux : sans quelqu'un qui lance les équipes et tient les scores, les boules restent dans leur sacoche.
Garder une trace de la journée
Une cousinade ne se refait pas tous les ans, et chacun repart avec l'envie de revoir les visages du jour. Posez quelques appareils photo jetables sur les tables : les enfants et les plus âgés, qui n'ont pas toujours un téléphone en main, prennent des images que personne d'autre n'aurait faites. Un livre d'or à l'accueil recueille les messages, les adresses et les numéros que l'on promet d'échanger sans jamais le faire. Prévoyez aussi une photo de groupe à heure fixe, annoncée au micro, avant que les premières familles ne reprennent la route : à cinquante ou cent personnes, il faut une demi-heure pour réunir tout le monde. Après la fête, un album partagé en ligne ou un petit livre imprimé, financé par la cagnotte commune, prolonge la journée et donne souvent l'idée de la suivante.