Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page part de la clôture la plus posée aujourd'hui par les particuliers, les panneaux de grillage rigide sur poteaux scellés, et liste ce qu'il faut pour dix mètres de linéaire, classé par importance : indispensable pour poser, utile pour occulter et finir proprement, confort pour aller plus loin, et inutile pour ce qui se vend bien au rayon clôture mais tient mal. Avant d'acheter quoi que ce soit, un passage par la mairie et une discussion avec le voisin évitent les mauvaises surprises.
Avant d'acheter : mairie, limite de propriété et voisin
Deux vérifications précèdent la commande. À la mairie d'abord : le plan local d'urbanisme ou le règlement de votre lotissement fixent souvent une hauteur maximale, parfois des matériaux et des couleurs, et certaines communes soumettent toute clôture à une déclaration préalable, ce qui est aussi le cas dans les secteurs protégés, par exemple aux abords d'un monument historique. Demandez avant, un refus après la pose oblige à démonter. Sur le terrain ensuite : une clôture posée entièrement chez vous vous appartient et vous l'entretenez seul ; posée à cheval sur la limite, elle devient mitoyenne et demande l'accord du voisin, frais partagés. Si vous doutez de l'emplacement exact de la limite, un bornage par un géomètre règle la question. Beaucoup de propriétaires posent la clôture quelques centimètres en retrait, chez eux, pour garder la main dessus. Enfin, repérez les réseaux enterrés, eau, électricité, arrosage, avant de creuser.
Les poteaux : tout se joue sous la terre
Un poteau de clôture rigide se scelle dans le béton sur environ 50 cm, dans un trou de 20 cm de côté ou de diamètre. Choisissez des poteaux plus longs que les panneaux d'autant : pour un panneau de 1,53 m, un poteau d'environ 2 m. Commencez par les deux extrémités : creusez, scellez les poteaux de bout d'aplomb, puis tendez deux cordeaux entre eux, l'un en haut, l'autre en bas, qui serviront de référence pour toute la ligne. Posez ensuite panneau par panneau : un trou, un poteau, le panneau fixé à ses attaches, le niveau sur deux faces, et seulement alors le béton. Creuser tous les trous d'avance est tentant, mais l'écartement réel des poteaux dépend du panneau et du poteau, et un trou mal placé se rattrape mal. Laissez durcir le béton avant de tendre un brise-vue ou de vous appuyer sur la clôture.
Brise-vue : se cacher sans transformer la clôture en voile
Un brise-vue tendu sur une clôture change complètement ce qu'elle supporte. Un grillage laisse passer le vent ; une toile pleine le reçoit en entier, et la force se reporte sur les poteaux. C'est la cause de la plupart des clôtures couchées après une tempête. Trois règles limitent ce risque : des poteaux scellés profondément, une occultation autour de 85 à 90 % qui laisse passer un peu d'air, et une fixation serrée par des colliers tous les 20 à 25 cm, pour que la toile ne claque pas et ne s'use pas sur le fil. Dans une région très ventée ou pour une clôture de plus de 1,70 m, préférez des lattes occultantes, plus rigides et plus durables, ou laissez le haut de la clôture ajouré. La haie artificielle en plastique cumule tous les défauts : prise au vent, décoloration rapide et aucun recyclage. Si vous plantez une vraie haie derrière, respectez les distances de plantation par rapport à la limite de propriété.
Terrain en pente, fin de ligne et finitions
Sur un terrain en pente, les panneaux rigides se posent en escalier : chaque panneau reste horizontal et le suivant descend d'un cran, en comblant le vide sous le panneau avec de la terre ou une planche. Ne tordez jamais un panneau pour suivre la pente. En fin de ligne, le dernier panneau tombe rarement juste : on le raccourcit à la meuleuse, en portant des lunettes et des gants, puis on protège chaque coupe avec une bombe de galvanisation à froid, faute de quoi la rouille coule sur la clôture en quelques semaines. Gardez un maillet en caoutchouc pour caler un panneau sans abîmer son revêtement, et une brouette pour évacuer la terre des trous et gâcher un complément de béton. Le portillon se prévoit dès le départ : ses poteaux, plus épais, se scellent en même temps que les autres.