Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce qu'il faut pour la poser solidement, sur une dalle ou dans le jardin, et pour qu'elle fasse vraiment de l'ombre sans s'abîmer à la première averse. Indispensable : le kit, l'ancrage et les outils de pose. Utile : selon votre sol et votre modèle, les pieds de poteau, les plots béton, la toile et la lasure. Confort : ce qui rend l'espace agréable une fois monté. Inutile : les fixations de fortune et les outils qu'un kit rend superflus. Avant d'acheter quoi que ce soit, passez par la mairie : selon la surface et votre commune, une démarche peut être nécessaire.
Avant le kit : surface, démarches et sens du soleil
Trois vérifications évitent la plupart des regrets. La place d'abord : mesurez l'emplacement réel, table et chaises sorties, en laissant au moins 60 cm de passage autour, et repérez les débords de toit, les gouttières et l'ouverture des portes-fenêtres. Le soleil ensuite : à midi en été il est haut et une toile au-dessus suffit, mais en fin de journée il arrive de côté ; sur une terrasse orientée ouest, prévoyez un store latéral. Les démarches enfin. En règle générale, une pergola dont l'emprise au sol dépasse 5 m² demande une déclaration préalable en mairie, et un permis de construire au-delà de 20 m², seuil porté à 40 m² dans certaines zones urbaines couvertes par un plan local d'urbanisme. Ces seuils changent près d'un monument historique ou en secteur protégé, et le règlement local peut imposer des couleurs ou des distances. En copropriété, une pergola adossée à la façade passe aussi par l'assemblée générale. Renseignez-vous avant de commander.
Bois, aluminium, bioclimatique : choisir le kit
Une pergola en bois traité classe 4 coûte moins cher et se marie bien avec un jardin, mais elle demande une lasure ou un saturateur tous les deux ou trois ans et ses poteaux ne doivent jamais toucher le sol. Une pergola en aluminium ne s'entretient pas, reste droite et arrive souvent avec ses platines de fixation ; elle est plus chère à surface égale. Autoportante, elle repose sur quatre poteaux ; adossée, elle s'appuie sur le mur par une lisse et deux poteaux, ce qui suppose un mur plein et sain. La pergola bioclimatique à lames orientables est une autre catégorie : plus lourde, plus chère, souvent motorisée et raccordée à l'électricité, elle demande une dalle solide et, dans bien des cas, une pose par un professionnel. Pour un premier montage, un kit à toile coulissante est le plus simple. Lisez surtout la résistance au vent annoncée, et ce qu'elle suppose : toile repliée au-delà d'une certaine vitesse.
L'ancrage : là où se joue la tenue au vent
Chaque poteau doit être fixé, sans exception. Sur une dalle béton saine d'au moins 10 à 12 cm, le scellement chimique est le plus sûr : percez au diamètre et à la profondeur indiqués sur la cartouche, soufflez et brossez le trou deux ou trois fois, injectez la résine depuis le fond, enfoncez la tige en tournant et laissez durcir le temps prescrit avant de serrer. Il tient mieux qu'une cheville à expansion près du bord d'une dalle, parce qu'il ne fait pas éclater le béton. Une terrasse sur plots, un carrelage collé sur une chape mince ou des dalles posées sur du sable ne sont pas un support : il faut alors ancrer plus bas, ou couler des plots à côté. Dans le jardin, comptez un trou d'environ 30 x 30 cm sur 50 à 60 cm de profondeur par poteau, avec un pied de poteau à sceller noyé dans du béton à prise rapide. Pour une pergola en bois sur dalle, des pieds à platine gardent le bas des poteaux au sec.
Le montage à deux, dans le bon ordre
Tracez d'abord l'emplacement des quatre pieds et vérifiez l'équerrage en mesurant les deux diagonales, qui doivent être égales au centimètre près. Fixez les platines ou coulez les plots, puis attendez que résine ou béton aient durci avant de charger quoi que ce soit dessus. Levez ensuite les poteaux, réglez leur aplomb au niveau sur deux faces, et posez les traverses à deux, chacun sur son escabeau à un bout : une traverse de 4 m tenue par une seule personne finit toujours par tomber. Serrez à la main, contrôlez niveaux et diagonales une dernière fois, puis serrez définitivement. Posez la toile en dernier, tendue avec une légère pente pour que la pluie s'écoule. Pendant le perçage, des lunettes et des gants ne sont pas une option : la poussière de béton part dans les yeux et les arêtes des profilés coupent. Évitez de monter seul sur un escabeau avec une pièce longue dans les bras.
Toile, lames ou grimpante : faire de l'ombre qui dure
Une toile qui fait poche est le défaut le plus fréquent : l'eau s'y accumule, la toile se déforme, puis arrache ses fixations ou tord une traverse. Elle doit être tendue sur toute sa longueur avec une pente d'au moins quelques degrés, et repliée quand le vent forcit ou qu'un orage arrive, ainsi qu'avant l'hiver. Avec une toile coulissante, prenez l'habitude de la ramener en plis le soir. Les côtés se ferment avec un store enrouleur en toile ajourée, qui coupe le soleil rasant sans enfermer la chaleur. Si vous préférez une ombre vivante, une glycine, une vigne ou un jasmin étoilé couvriront une pergola en bois en quelques saisons ; la glycine, très vigoureuse et lourde, demande une structure robuste et des tailles régulières pour ne pas déformer les traverses. Sur l'aluminium, prévoyez des fils tendus pour guider les tiges plutôt que de les enrouler autour des profilés.