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À savoir avant de commander
Sans travaux ni changement de fournisseur, une poignée d'équipements à quelques euros permet de mesurer, puis de réduire, une partie de ces pertes. Cette page les classe en quatre niveaux, avec une fourchette de prix pour chacun et des calculs simples pour juger de ce qu'ils rapportent. Elle liste aussi les gadgets vendus comme économiques qui ne font rien baisser, ou qui consomment eux-mêmes.
Mesurer avant d'acheter
Sur une base d'environ 20 centimes le kilowattheure, ordre de grandeur du tarif de base en France ces dernières années, un appareil qui consomme 10 W en permanence coûte près de 18 euros par an : 10 W pendant 8 760 heures font 87,6 kWh. Une box, un décodeur, une console en veille et une barre de son dépassent souvent ensemble ce chiffre. Avant d'acheter quoi que ce soit, branchez une prise wattmètre sur chaque appareil suspect, en veille puis en marche, et notez le résultat. Pour le réfrigérateur ou le congélateur, laissez-la 24 heures, car l'appareil fonctionne par cycles. Le compteur communicant permet aussi de suivre la consommation jour par jour depuis l'espace client de votre fournisseur ou du gestionnaire de réseau. En quelques soirées, vous saurez où sont vos vrais postes de dépense, et donc par où commencer.
Les veilles et l'éclairage : les gains les plus faciles
Selon l'Ademe, les appareils en veille peuvent représenter jusqu'à une dizaine de pourcents de la consommation d'électricité d'un foyer, hors chauffage. Le geste le plus efficace est aussi le moins cher : une multiprise à interrupteur derrière la télévision, une autre au bureau, qu'on éteint le soir comme on éteint la lumière. Gardez à part ce qui doit rester allumé, comme la box si le téléphone fixe passe par elle. Pour l'éclairage, une ampoule halogène de 42 W remplacée par une LED de 6 à 8 W donne la même lumière pour cinq à sept fois moins d'énergie. Sur une lampe allumée quatre heures par soir, l'économie avoisine 50 kWh par an, soit une dizaine d'euros par ampoule. Commencez par les lampes les plus utilisées : séjour, cuisine, couloir.
Le chauffage : chaque degré compte
Dans un logement chauffé à l'électricité, le chauffage représente la plus grosse part de la facture. L'Ademe estime qu'un degré de moins fait économiser environ 7 % de l'énergie de chauffage, et recommande autour de 19 °C dans les pièces de vie et 17 °C dans les chambres. Un thermomètre posé loin des sources de chaleur montre souvent qu'on chauffe à 21 ou 22 °C sans le savoir. Viennent ensuite les courants d'air : des joints adhésifs sur les ouvrants et un boudin sous la porte d'entrée suppriment les fuites les plus sensibles pour quelques dizaines d'euros. Ne bouchez jamais les entrées d'air des fenêtres ni les bouches de ventilation, qui évitent l'humidité. Avec une chaudière ou une pompe à chaleur, un thermostat programmable et des radiateurs purgés complètent le dispositif ; avec des radiateurs électriques, utilisez d'abord leur propre programmation.
Eau chaude et froid : les postes oubliés
Avec un chauffe-eau électrique, l'eau chaude pèse souvent autant que tout l'électroménager. Un pommeau de douche économe ramène le débit de 12 à 15 litres par minute à 6 à 9, et des mousseurs font de même à l'évier et au lavabo : c'est autant d'eau à ne pas chauffer. Vérifiez au passage que le chauffe-eau fonctionne bien en heures creuses si votre contrat en comporte. Côté froid, un réfrigérateur réglé à 4 °C dans sa zone la plus froide et un congélateur à -18 °C suffisent ; plus bas, ils consomment davantage sans mieux conserver. Un congélateur couvert de givre, un joint de porte fatigué ou un appareil collé contre une source de chaleur font aussi grimper la consommation. Enfin, un deuxième réfrigérateur ou un vieux congélateur au garage, mesurés au wattmètre, réservent souvent des surprises.