Nos conseils
À savoir avant de commander
Ce qui change tout, c'est le choix de ces outils selon le pelage, et quelques gestes qui évitent de faire mal ou d'abîmer le poil. Cette page classe le matériel en quatre niveaux : indispensable pour commencer, utile selon le chien, confort pour aller plus loin, et inutile, avec la raison pour chaque achat à éviter. Une règle traverse toute la page : ce qui ressemble à un problème de santé, une oreille qui sent, une peau rouge, des plaques sans poil, relève du vétérinaire et non d'un produit de toilettage.
Quel pelage, quelle brosse
Tout part du type de poil, et c'est là que se trompent la plupart des achats. Un poil ras, comme celui d'un boxer, d'un dalmatien ou d'un jack russell à poil lisse, se contente d'un gant en caoutchouc ou d'une brosse souple une fois par semaine, un peu plus pendant la mue. Un double pelage, berger, golden, husky, spitz, cache sous le poil de couverture un sous-poil laineux qui tombe par touffes au printemps et à l'automne : la carde retire la surface, l'outil de démêlage va chercher ce duvet, et le peigne vérifie qu'il ne reste rien. Un poil long et soyeux, yorkshire, cavalier king charles, setter, fait des nœuds derrière les oreilles, sous les aisselles et sous le collier : brossage fréquent, spray démêlant, peigne jusqu'à la peau. Un poil qui pousse en continu, caniche ou bichon, se brosse souvent et se coupe régulièrement, en général chez un toiletteur. Si vous hésitez sur le pelage de votre chien, posez la question au toiletteur ou au vétérinaire : la réponse oriente tous les achats de cette page.
Le bain sans drame : fréquence, produit, rinçage
Un chien n'a en général pas besoin d'un bain plus d'une fois par mois, et beaucoup se contentent de quelques bains par an, sauf s'ils se sont roulés dans quelque chose. Un brossage régulier entretient mieux le pelage que des lavages fréquents, qui retirent le sébum protecteur. Le jour venu, brossez d'abord : l'eau resserre les nœuds et les rend presque impossibles à défaire. Posez une serviette ou un tapis au fond de la baignoire pour qu'il ne glisse pas, placez l'attrape-poils sur la bonde, et mouillez à l'eau tiède en partant du cou vers l'arrière, sans jamais arroser la tête de face. Diluer le shampoing dans un peu d'eau avant de l'appliquer aide à rincer. Le rinçage est l'étape qu'on bâcle : un reste de produit dans le sous-poil démange et fait sentir le chien plus vite. Nettoyez la tête au gant humide, sans produit près des yeux. Une friandise à chaque étape, ou un tapis de léchage collé au carrelage, change beaucoup l'humeur d'un chien qui n'aime pas l'eau.
Couper les griffes sans toucher la partie vivante
Une griffe trop longue claque sur le carrelage, oblige le chien à marcher en appui sur l'arrière du coussinet et finit par se casser. À l'intérieur passent un vaisseau sanguin et un nerf : les atteindre fait mal et saigne. Sur une griffe claire, cette partie vivante se voit en rose, et l'on coupe quelques millimètres avant. Sur une griffe noire, elle ne se voit pas : retirez de très fines tranches et arrêtez-vous dès qu'apparaît au centre de la coupe un petit point plus sombre et humide. N'oubliez pas l'ergot, plus haut sur l'intérieur de la patte, qui ne touche jamais le sol et peut pousser jusqu'à se recourber dans la peau. Gardez la poudre hémostatique ouverte à côté de vous avant de commencer. Deux ou trois griffes par séance suffisent chez un chien réticent : l'important est qu'il n'associe pas la pince à la douleur. La première fois, faites-vous montrer le geste par votre vétérinaire ou par un toiletteur.
Séchage, oreilles, dents : les zones qu'on oublie
Un chien à poil ras sèche à l'air en une heure environ dans une pièce chauffée, après un bon passage de serviette microfibre, en tamponnant plutôt qu'en frottant, ce qui emmêle les poils longs. Un chien à double pelage garde longtemps de l'humidité au contact de la peau : séchez-le jusqu'à la base, au pulseur si vous le baignez souvent, et ne le laissez pas sortir mouillé par temps froid. Le sèche-cheveux dépanne sur un petit chien calme, en position tiède et tenu à distance, mais il chauffe trop pour un séchage complet. Les oreilles se regardent à chaque toilettage : propres, elles se nettoient au plus toutes les quelques semaines, sans coton-tige ; rouges, malodorantes ou grattées sans cesse, elles demandent une consultation. Les dents, enfin, se brossent quelques minutes plusieurs fois par semaine avec un dentifrice pour chien, en commençant par de courtes séances pour l'habituer.
Ce qu'il vaut mieux confier au toiletteur ou au vétérinaire
Quelques situations dépassent le toilettage maison. Un feutrage collé à la peau ne se démêle pas : la peau se soulève avec le poil et un coup de ciseaux peut l'entailler, d'où l'intérêt de confier les gros nœuds à un professionnel. La coupe d'un caniche ou d'un bichon demande des gestes précis et une tondeuse bien réglée ; entre deux rendez-vous, vous pouvez entretenir les pattes et le tour des yeux aux ciseaux à bouts ronds, peigne glissé entre la peau et la lame. Ne tondez pas un chien à double pelage pour l'été : le sous-poil peut repousser de façon irrégulière, et le pelage le protège aussi du soleil et de la chaleur. Pour les puces, les tiques, les pellicules abondantes ou les démangeaisons qui durent, aucun shampoing trouvé en ligne ne remplace l'avis du vétérinaire, qui choisira un traitement adapté au poids et à l'âge du chien.